Adrian Toomes, le Vautour, naît dans The Amazing Spider-Man #2 (mai 1963), par Stan Lee et Steve Ditko ; c'est la lecture de départ. Enchaînez avec le #7, puis les #48 et #63 et #64 pour le duel avec Blackie Drago, l'origine en #240 et #241 (1983), Funeral Arrangements dans Spectacular Spider-Man #186 à #188 (1992), Flying Blind (2011) et enfin Spider-Man: Noir (2009) pour une version à part.
Le Vautour est un cas particulier chez les ennemis de Spider-Man : il est vieux, il est amer, et son talent est d'abord celui d'un ingénieur. Il n'a jamais eu sa grande saga signée, mais il apparaît dans une suite d'histoires courtes qui, mises bout à bout, forment un portrait plus complet que sa réputation de second rôle ne le laisse croire. Sept lectures sont classées ci-dessous, avec leur public et la manière de les aborder.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Adrian Toomes entre en scène dans The Amazing Spider-Man #2, numéro daté de mai 1963, dont l'histoire principale s'intitule « Duel to the Death with the Vulture! ». Stan Lee écrit, Steve Ditko dessine. Le même numéro présente le Tinkerer, Phineas Mason, ce qui en fait un fascicule à deux noms de la galerie des ennemis. Toomes y est un ingénieur en électricité, aigri, qui s'est construit un harnais volant magnétique ; Spider-Man ne le vainc qu'en mettant au point un dispositif qui annule le champ du harnais.
Un détail d'atelier mérite d'être connu : selon le témoignage de Ditko, Lee voulait un méchant massif, d'après l'acteur Sydney Greenstreet, et Ditko l'a dessiné plus mince, parce qu'un personnage corpulent occupe trop de place dans la case. Cette silhouette plus maigre est celle que les dessinateurs suivants ont retenue. Le nom de Vautour avait toutefois déjà servi : Isidoro Scarlotti, créé par Joe Gill et Carl Burgos, l'avait porté dans Young Men #26 (mars 1954). Toomes est donc le Vautour de Spider-Man, pas le premier à avoir porté ce nom.
Côté collection, ce numéro appartient à la toute première vague du titre ; pour remonter plus haut, voyez la fiche consacrée aux débuts de Spider-Man. Contrôlez la date de mai 1963 sur la couverture, l'état du dos et des coins, et la présence éventuelle de réparations.
1 : The Amazing Spider-Man #2, Lee et Ditko (1963)
C'est l'histoire à lire en premier, et la plus courte à digérer : le Vautour domine Spider-Man par les airs, et Peter Parker ne s'en sort qu'en comprenant le principe du harnais pour fabriquer de quoi l'annuler. La structure est celle de la série à ses débuts : un adversaire, une énigme technique, un adolescent qui se débrouille avec ses moyens.
Ce qui s'y trouve de propre au Vautour, c'est son savoir-faire : Toomes ne tient pas son pouvoir d'un accident mais de son métier d'ingénieur, ce qui prépare le terrain pour les histoires d'affaires trahies que d'autres auteurs lui prêteront. Public visé : quiconque veut saisir pourquoi Toomes a survécu à son premier combat. Comment la lire : seule, dans le fascicule d'origine ou dans un recueil de référence, sans chercher de contexte supplémentaire.
2 : The Amazing Spider-Man #7, Lee et Ditko (1963)
Toomes revient dans le #7, toujours avec Lee au scénario et Ditko au dessin. Cette deuxième rencontre confirme la formule : le Vautour n'est pas un ennemi d'un seul numéro, mais un retour que l'on attend. Ce numéro figure dans le recueil The Amazing Spider-Man vs. The Vulture, aux côtés du #2, ce qui indique qu'elle fait partie du socle des lectures recommandées.
Le public idéal est celui qui sort du #2 et veut voir Ditko retrouver Toomes quelques mois après. Lisez-la juste après le #2, avant toute histoire plus tardive, car les récits des années 1960 s'apprécient mieux quand on les enchaîne. En 1964, le Vautour rejoint les Sinister Six dans le premier Annual, que nous détaillons parmi les numéros clés plus bas.
3 : The Amazing Spider-Man #48 à #49 et #63 à #64, Lee et Romita (1967-1968)
La saga de Blackie Drago est un moment à part. Le #48 introduit Drago, qui s'empare des ailes de Toomes et devient le troisième Vautour sous les plumes de Lee et Romita Sr. D'après les récits de l'époque, Lee a voulu cette version parce que Spider-Man avait l'air d'un brutal face à un vieil homme, mais les lecteurs l'ont mal accueillie et le Vautour original est revenu. Dans cette séquence, Kraven le Chasseur entre aussi dans l'histoire, ce qui donne une alliance qui tourne mal. Les #63 et #64 ramènent Toomes face à Drago, chacun avec des ailes, dans un duel qui permet à l'original de reprendre son rôle.
Pour qui est-ce ? Pour un lecteur qui veut voir le Vautour dans la période de Romita, après celle de Ditko. Comment la lire : en deux temps, les numéros 48 et 49, puis les numéros 63 et 64, en laissant les fascicules intermédiaires de côté sauf si vous visez la continuité complète. Le contraste avec les histoires de Ditko est instructif : le trait change, l'atmosphère aussi, et le Vautour reste le même dans sa détermination.
4 : The Amazing Spider-Man #240 et #241, Stern et Romita Jr. (1983)
L'origine du Vautour a mis plus de deux cents numéros à arriver. Roger Stern l'écrit dans le #240, « Wings of Vengeance! » (mai 1983, dessiné par John Romita Jr. avec Bob Layton à l'encrage), puis dans le #241, « In the Beginning… » (juin 1983, avec Frank Giacoia à l'encrage). Le premier numéro montre Toomes à New York, venu capturer Gregory Bestman à un salon de haute technologie ; le second raconte en flash-back comment cet associé indélicat l'a ruiné.
Ce récit répond à la question que le #2 laissait ouverte : pourquoi un ingénieur devient-il voleur ? La réponse tient à une affaire commerciale trahie. C'est la lecture à privilégier pour qui s'intéresse au personnage plus qu'à l'action. Comment la lire : en continu, les deux numéros d'un seul tenant, sans passer par les numéros voisins. Les amateurs de Stern pourront prolonger avec notre hub dédié à Roger Stern.
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5 : The Spectacular Spider-Man #186 à #188, « Funeral Arrangements », DeMatteis et Buscema (1992)
J. M. DeMatteis écrit, et Sal Buscema dessine, encre et couvertures comprises. Le Vautour y a appris que la technologie qui lui permet de voler lui a donné un cancer incurable, et il règle ses comptes avec ses anciens complices et ennemis. Le premier chapitre, « Settling Scores », s'ouvre sur la mort d'un petit truand qui l'avait dénoncé ; le deuxième, « Desperate Measures », l'amène chez tante May ; le troisième, « Final Judgement », met face à face le Vautour et Spider-Man.
C'est, à notre avis, la meilleure histoire centrée sur lui seul. Son lecteur type cherche un récit bref et sombre, avalé en une soirée. Comment la lire : après les numéros 240 et 241, car elle prolonge directement l'idée d'un homme usé par ses choix.
6 : The Amazing Spider-Man #674 et #675, « Flying Blind », Slott et Camuncoli (2011)
Dan Slott écrit, Giuseppe Camuncoli dessine au crayon, Klaus Janson encre. L'arc prolonge les suites de Spider-Island et ramène le Vautour dans une histoire moderne. Il est utile pour qui veut voir comment un personnage de 1963 est repris par une équipe contemporaine.
C'est l'entrée idéale pour un lecteur qui préfère les séries récentes aux anciennes. Comment la lire : sans prérequis, mais l'idéal est de connaître déjà l'origine de Toomes. Slott a longtemps tenu la série principale, ce qui donne à l'arc une continuité avec les intrigues contemporaines.
7 : Spider-Man: Noir #1 à #4, Hine, Sapolsky et Di Giandomenico (2009)
La série Spider-Man: Noir transpose le héros dans les années 1930. David Hine et Fabrice Sapolsky écrivent, Carmine Di Giandomenico dessine. Le Vautour y est une brute sanguinaire qui tue l'oncle Ben, ce qui nourrit la haine de Peter. Le numéro 1 est daté de février 2009.
C'est une lecture facultative, à réserver à ceux qui ont déjà digéré la version classique. Elle montre jusqu'où le personnage supporte la réinvention. Comment la lire : en quatre numéros, sans lien avec la continuité principale.
Par où commencer selon votre profil
Si vous découvrez le personnage, lisez le #2, puis le #7, et arrêtez-vous là jusqu'à ce que l'envie de continuer vienne. Si vous aimez les récits de caractère, sautez directement aux #240 et #241, puis à « Funeral Arrangements ». Si vous préférez l'action moderne, Flying Blind suffit. Si vous êtes collectionneur, concentrez-vous d'abord sur le #2 de 1963 et sur le premier Annual de 1964.
Pour ceux qui viennent du cinéma, notre comparaison de Spider-Man: Homecoming (2017) et des comics dit ce que le film emprunte au Vautour et ce qu'il invente.
Les numéros clés à connaître
Une liste courte suffit, et elle se lit comme une méthode plus que comme un prix : un numéro de première apparition prend sa place dans une collection parce que le personnage dure, et le Vautour dure depuis 1963.
- The Amazing Spider-Man #2 (mai 1963) : première apparition d'Adrian Toomes et du Tinkerer, Lee et Ditko ;
- The Amazing Spider-Man Annual #1 (1964) : première histoire des Sinistres Six, avec le Vautour parmi les membres, Lee et Ditko ;
- The Amazing Spider-Man #48 (1967) : première apparition de Blackie Drago, Lee et Romita ;
- The Amazing Spider-Man #127 (1973) : première apparition de Clifton Shallot, créé par Ross Andru, Gerry Conway et John Romita Sr. ;
- The Amazing Spider-Man #240 et #241 (1983) : l'origine du Vautour, Stern et Romita Jr.
Un repère hors des pages compte aussi pour la demande : Michael Keaton prête ses traits à Adrian Toomes dans Spider-Man: Homecoming (2017), réalisé par Jon Watts. Ce ferrailleur aigri par un contrat perdu a conduit beaucoup de spectateurs vers le #2 de 1963 et vers l'origine signée Stern, d'où l'intérêt de savoir quels numéros racontent vraiment le personnage avant d'en chercher un exemplaire.
La méthode pour estimer un exemplaire reste la même d'un numéro à l'autre : comparez des ventes terminées de la même qualité plutôt que des annonces, et vérifiez la date de couverture avant d'acheter. Les numéros d'avant 1970 demandent une attention particulière aux restaurations ; ceux de 1983 se jugent surtout à l'état des coins et du dos.
Questions fréquentes
Adrian Toomes apparaît dans The Amazing Spider-Man #2, daté de mai 1963, par Stan Lee et Steve Ditko. Le Tinkerer y fait aussi ses débuts. Le nom de Vautour existait toutefois depuis Young Men #26 (mars 1954), porté par Isidoro Scarlotti, un personnage différent.
Funeral Arrangements, dans Spectacular Spider-Man #186 à #188 (1992), de J. M. DeMatteis et Sal Buscema, est souvent citée comme l'une des meilleures histoires centrées sur lui. Le #2 de 1963 reste la référence historique, et l'origine en #240 et #241 la plus utile pour comprendre son parcours.
Dans The Amazing Spider-Man #240 et #241, de mai et juin 1983, écrits par Roger Stern et dessinés par John Romita Jr. On y voit Toomes traquer Gregory Bestman, l'ancien associé qui l'a ruiné. Il a fallu plus de deux cents numéros pour que cette origine soit racontée.
Drago est le troisième Vautour. Né dans The Amazing Spider-Man #48 sous la plume de Lee et le crayon de Romita Sr., il s'empare des ailes de Toomes. Les lecteurs l'ont peu apprécié, et Toomes reprend son rôle dans les numéros 63 et 64, où les deux hommes s'affrontent avec des ailes.
Le film reprend le nom d'Adrian Toomes, son passé d'ingénieur aigri et le harnais ailé, mais en change le contexte. Notre article comparant Spider-Man: Homecoming et les comics détaille les emprunts et les inventions.
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