Meilleurs comics d'Electro : par où commencer et numéros clés, illustration article

Électrisant dès 1964, Max Dillon se découvre d'abord dans The Amazing Spider-Man #9 (février 1964), signé Lee et Ditko ; viennent ensuite l'Annual #1 qui fonde les Sinister Six et Daredevil #2. Pour une lecture moderne, enchaînez avec Ultimate Spider-Man #12 (2001), l'arc Power to the People dans Amazing Spider-Man #612 à #614 (2009-2010), puis Francine Frye (2014-2016).

Max Dillon est l'un de ces ennemis dont tout le monde croit connaître la fiche : un électricien, un orage, un costume jaune et vert, un adversaire de seconde zone qui sert d'échauffement. La lecture des numéros dit autre chose. Selon l'auteur et l'époque, Electro est un comique de série B, un homme qui se prend pour une force de la nature, un détenu parmi d'autres ou un cas social. Sept histoires sont classées ci-dessous, avec pour chacune le public visé et la manière de l'aborder.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics d'Electro, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Electro naît dans The Amazing Spider-Man #9, numéro de février 1964, dont l'histoire s'intitule « The Man Called Electro! ». Stan Lee écrit, Steve Ditko dessine. Max Dillon y est un technicien de ligne électrique frappé par la foudre pendant son travail ; l'accident le laisse capable de produire et de contrôler des décharges, et lui donne l'envie d'en faire un métier de criminel. L'idée tient en une phrase, ce qui explique en partie sa longévité : un homme ordinaire, un accident, une puissance qui dépasse ce qu'il sait en faire.

Pour un collectionneur, ce numéro se situe dans la première vague de la série, celle où chaque fascicule introduit un adversaire destiné à revenir. Avant d'acheter un exemplaire, regardez l'état du dos et des coins, la présence éventuelle d'une restauration, et la date de couverture qui doit bien être février 1964. Pour replacer ce février 1964 dans la série, la fiche consacrée au numéro un de 1963 décrit les débuts du titre.

1 : The Amazing Spider-Man Annual #1, Lee et Ditko (1964)

Daté d'octobre 1964, l'Annual #1 réunit six ennemis en une seule équipe, les Sinister Six, que Lee a imaginée et que Ditko a dessinée. La formation d'origine réunit Doctor Octopus, Electro, Kraven the Hunter, Mysterio, Sandman et Vulture. Electro y change de nature : ce n'est plus un criminel isolé qui perd son duel, c'est un membre d'un groupe organisé, ce qui l'inscrit dans la durée de la galerie des ennemis.

Pour qui veut comprendre le personnage, cet annual a une vertu simple. Il montre Electro à côté de cinq adversaires déjà installés ou à venir, et il oblige à lire le Max Dillon des débuts comme un rouage plutôt que comme une vedette. Côté collection, vérifiez que le fascicule est complet, que la couverture tient au dos et qu'aucune page n'a été retirée. Si le sujet des Sinister Six vous intéresse, la page Meilleurs comics de Doctor Octopus développe le point de vue de leur organisateur.

2 : Daredevil #2, Lee, Orlando et Colletta (1964)

Quelques mois après sa naissance, Electro quitte l'univers de Spider-Man. Daredevil #2, daté de septembre 1964, s'intitule « The Evil Menace of Electro! » ; Stan Lee écrit, Joe Orlando dessine et Vince Colletta encre. C'est le premier signe qu'Electro est transposable : un ennemi dont la menace ne dépend pas du héros qu'il affronte, mais de ses propres décharges.

Ce numéro ne se lit pas comme un chef-d'œuvre, et ce n'est pas ce qu'on lui demande. Il vaut comme jalon : il rappelle que, dès 1964, le personnage circule entre les séries Marvel. Pour un collectionneur de Daredevil, c'est aussi un numéro qui sert de point de rencontre entre deux collections, celle du héros aveugle et celle des adversaires de Spider-Man. Si vous suivez cette série, le dossier sur les numéros clés de Daredevil de l'âge d'argent vous aidera à le situer.

3 : Ultimate Spider-Man #12, Bendis et Bagley (2001)

La série Ultimate Spider-Man est écrite par Brian Michael Bendis et dessinée au départ par Mark Bagley. Son douzième numéro, de 2001, conclut le premier grand arc de la série : Spider-Man veut retrouver le Kingpin, mais doit d'abord franchir les hommes de main de Wilson Fisk, dont les Enforcers et Electro. Art Thibert encre le numéro, et la conception de l'Electro de cet univers est attribuée à Bagley.

Voici la porte la moins exigeante pour qui n'a jamais ouvert un fascicule publié avant 2000. L'histoire est autonome, la structure en combats successifs est lisible sans connaître l'historique du personnage, et le numéro montre un Electro en équipe de choc, pas en gag. Il se lit idéalement après les numéros précédents de l'arc ; si vous voulez repérer les autres épisodes importants de la série, consultez notre page sur les numéros clés d'Ultimate Spider-Man.

4 : Amazing Spider-Man #612 à #614, Waid et Azaceta (2009-2010)

Dans l'enchaînement baptisé The Gauntlet, le #612 ouvre « Power to the People », écrit par Mark Waid et dessiné par Paul Azaceta. Ce numéro présente aussi le nouveau visuel d'Electro, pensé pour l'époque. L'arc se poursuit jusqu'au #614, et les numéros suivants passent à d'autres adversaires.

C'est la lecture moderne la plus nette pour qui aime les récits courts à trois parties. Elle dépoussière le personnage sans le trahir, et elle se prête à une lecture indépendante si vous connaissez simplement l'idée d'Electro comme ennemi de Spider-Man. Pour un achat, vérifiez le numéro exact et la mention de cet arc sur la tranche du recueil, car les éditions réunissent des matériaux voisins qui varient d'une édition à l'autre. Pour la suite de la série, où Dan Slott écrit Francine Frye, voyez Dan Slott : par où commencer.

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Meilleurs comics d'Electro : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : New Avengers #1 et #4, Bendis et Finch (2005)

Dans le premier numéro de New Avengers, Brian Michael Bendis et David Finch ouvrent la série par l'évasion de la prison de la Raft, et Electro compte parmi les détenus qui s'échappent. Il revient dans le #4. Ici, le personnage n'est plus le cœur du récit : il est un élément du chaos, une pièce de ce qui rassemble l'équipe.

Cette entrée convient à qui lit déjà les séries Avengers ou aime voir comment un ennemi de Spider-Man se comporte quand il passe du statut de menace personnelle à celui de risque systémique. Pour notre propos, elle remplit un rôle précis : elle montre que, en 2005, Electro appartient au vivier des détenus que Marvel peut déployer dans une histoire de grande échelle. Ne la lisez pas en premier si vous cherchez une histoire centrée sur Max Dillon.

6 : Daredevil Annual #1, Lee, Colan et Tartaglione (1967)

L'Annual #1 de Daredevil, daté de septembre 1967, s'intitule « Electro and his Emissaries of Evil ». Stan Lee écrit, Gene Colan dessine et John Tartaglione encre. Electro y apparaît à la tête d'une troupe, ce qui prolonge l'idée d'un personnage qui peut mener un groupe plutôt que de le subir.

La lecture est surtout intéressante pour la manière dont Gene Colan traite la lumière et le mouvement, autre que celui de Ditko. Elle s'adresse au lecteur qui veut voir comment un même personnage change de visage selon le dessinateur. Côté collection, les annuals de Daredevil forment un sous-ensemble à part ; notre page sur les annuals et spéciaux clés de Daredevil les replace dans l'ensemble de la série.

7 : Francine Frye, Slott, Ramos et Silva (2014-2016)

La septième entrée sort de Max Dillon. Francine Frye apparaît dans The Amazing Spider-Man vol. 3 #2, numéro de juillet 2014 créé par Dan Slott et Humberto Ramos. Elle devient Electro dans le volume 4, au #17 d'octobre 2016, avec Dan Slott et R.B. Silva. Elle n'est donc pas Electro dès son entrée : le personnage commence ailleurs et rejoint le nom plus tard.

Cette lecture plaît à celui qui veut suivre un fil de la série plutôt qu'une saga fermée. Elle exige de connaître au moins un peu l'univers de Slott, et elle ne remplace pas l'Electro d'origine : elle en ouvre une autre version. Pour un collectionneur, deux numéros sont à retenir : la première apparition de Francine Frye et le numéro où elle prend le nom d'Electro.

Par où commencer selon votre profil

Si vous découvrez Spider-Man par le cinéma ou le dessin animé, commencez par Ultimate Spider-Man #12 : un numéro, un arc, une fin claire, sans qu'il soit nécessaire de connaître les soixante années de continuité. Si vous aimez les récits en trois parties et les redessins de personnages, lisez Amazing Spider-Man #612 à #614.

Si vous êtes attiré par l'âge d'argent, ouvrez The Amazing Spider-Man #9, puis l'Annual #1 de 1964, puis Daredevil #2. Vous aurez en trois numéros la naissance, l'intégration au groupe des Sinister Six et le premier passage dans une autre série. Si vous collectionnez par éditeur et par format, ajoutez l'annual de Daredevil de 1967.

Si vous préférez les relectures de personnages, finissez par Francine Frye : le #2 du volume 3 puis le #17 du volume 4 forment un fil court, et vous comparerez deux Electro. Quel que soit le profil, un conseil de méthode : lisez toujours le numéro de départ de l'arc, jamais un numéro isolé au milieu, pour ne pas perdre le fil de l'intrigue.

Les numéros clés à connaître

La liste des numéros qui comptent est courte, ce qui facilite le travail de collection. D'abord The Amazing Spider-Man #9 (février 1964) : première apparition de Max Dillon, créé par Stan Lee et Steve Ditko. Ensuite l'Annual #1 (octobre 1964), première apparition des Sinister Six avec Electro parmi les six. Puis Daredevil #2 (septembre 1964), premier passage dans une autre série.

Côté modernité, Amazing Spider-Man #612 présente le visuel renouvelé du personnage en 2009, et le volume 3 #2 de 2014 présente Francine Frye, qui prend le nom d'Electro au volume 4 #17 en 2016. Pour décider quels numéros viser, reportez-vous à la même méthode que pour toutes les premières apparitions : demandez-vous si le personnage a duré, si l'exemplaire est complet, si son état est documenté et si l'étiquette de la boîte ou de la pochette correspond au contenu. Contrôlez enfin le numéro et la date de couverture imprimés sur le fascicule lui-même, pas seulement ceux de l'annonce.

Pour situer Electro dans les soixante ans de la série, croisez le dossier des numéros clés d'Amazing Spider-Man avec le classement des meilleurs runs de Spider-Man.

Meilleurs comics d'Electro : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

La première apparition de Max Dillon figure au #9 d'Amazing Spider-Man, cover-daté février 1964, dans l'histoire « The Man Called Electro! » que Lee a écrite et Ditko illustrée. Francine Frye, autre personnage devenu Electro, apparaît bien plus tard, dans le volume 3 #2 de juillet 2014.

Le point de départ le plus accessible est Ultimate Spider-Man #12 (2001, Bendis et Bagley), car l'histoire s'appuie sur peu de continuité. Si vous préférez les origines, démarrez avec Amazing Spider-Man #9 de 1964. Pour une lecture moderne en trois parties, prenez Amazing Spider-Man #612 à #614.

Oui. C'est dans l'Annual #1 d'octobre 1964, œuvre de Lee et Ditko, que l'équipe voit le jour. Elle réunit Doctor Octopus, Electro, Kraven the Hunter, Mysterio, Sandman et Vulture. Cet annual est l'un des numéros à lire pour comprendre la place du personnage dans la galerie des ennemis.

Oui. Dès septembre 1964, Daredevil #2 s'intitule « The Evil Menace of Electro! », avec Stan Lee, Joe Orlando et Vince Colletta. Il revient dans l'Annual #1 de Daredevil en 1967, puis dans New Avengers en 2005, où il fait partie des détenus de la Raft qui s'évadent.

Francine Frye est un personnage créé par Dan Slott et Humberto Ramos dans The Amazing Spider-Man vol. 3 #2, de juillet 2014. Elle prend le nom d'Electro dans le volume 4, au #17 d'octobre 2016, avec Dan Slott et R.B. Silva. C'est donc une autre version du nom, distincte de Max Dillon.

Vous possédez Amazing Spider-Man #9, l'Annual #1 de 1964 ou un numéro de Daredevil avec Electro : faites estimer son état avant de le ranger ou de le vendre.

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