Commencez par Spider-Man Noir #1 à #4 (2009) de David Hine et Fabrice Sapolsky, dessinés par Carmine Di Giandomenico : le Peter Parker des années 1930 y naît dans un New York de la Grande Dépression. Enchaînez avec Eyes Without a Face, puis avec Twilight in Babylon de Margaret Stohl et Juan Ferreyra (2020). Les apparitions dans les crossovers viennent après.
Spider-Man Noir n'est pas une simple variation de costume : c'est un Peter Parker réinventé pour le polar des années 1930, avec ses reporters, ses gangsters et ses clubs enfumés. Ce guide classe six lectures, rappelle ce qui relève du comic et ce qui appartient au jeu vidéo, au cinéma et à la télévision, et donne un ordre de lecture qui évite les faux départs.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Le Peter Parker de cette version apparaît dans Spider-Man Noir #1, daté de février 2009, premier numéro d'une mini-série de quatre. Le scénario est de David Hine et Fabrice Sapolsky, le dessin de Carmine Di Giandomenico, et Marko Djurdjević conçoit le costume ; la couverture du #1 est de Patrick Zircher. La suite, Spider-Man Noir: Eyes Without a Face, reprend les mêmes scénaristes et ajoute le chapeau à son costume.
L'histoire se déroule sur la Terre-90214, pendant la Grande Dépression. Peter Parker y est un photoreporter et un enquêteur en herbe ; son oncle Ben est tué par des hommes de main de Norman Osborn, le caïd surnommé le Gobelin, et son mentor Ben Urich est assassiné à son tour. Felicia Hardy tient le club de la Black Cat et lui prête main-forte, tandis que Sandman (Flint Marko) et le Vautour figurent parmi ses adversaires. Cette Terre alternative réutilise des noms connus, mais les place dans d'autres fonctions, ce qui fait tout l'intérêt de la lecture pour qui connaît déjà les histoires classiques de l'Araignée. Pour comparer cet univers à celui de Peter Parker en 616, notre histoire de Spider-Man en comics pose les repères.
Côté collection, le #1 de 2009 est un fascicule récent : examinez le dos et les angles, puis demandez à voir la couverture exacte annoncée. Il n'a rien d'une pièce de l'âge d'argent, mais son statut de départ du personnage en fait la clé naturelle d'une collection consacrée à cette variante.
1 : Spider-Man Noir #1 à #4, David Hine, Fabrice Sapolsky et Carmine Di Giandomenico (2009)
C'est l'histoire fondatrice, et elle se lit d'une traite. Hine et Sapolsky transposent les repères du héros dans le New York des années 1930 : le photographe, le journal, le mentor, et surtout un monde où la corruption pèse plus que les super-pouvoirs. Carmine Di Giandomenico dessine les quatre numéros dans une palette sombre qui donne à la série son identité visuelle.
Ce que cette mini-série apporte au personnage : tout ce qu'il sera ensuite, y compris la mort de l'oncle Ben liée au Gobelin. Elle s'adresse aux lecteurs qui aiment le polar et qui veulent un Spider-Man sans lien avec la continuité courante. Lisez-la sans préparation : elle est conçue comme un récit complet, et le recueil de ces quatre numéros est le moyen le plus simple de la posséder.
2 : Spider-Man Noir: Eyes Without a Face #1 à #4, David Hine, Fabrice Sapolsky et Carmine Di Giandomenico (2009-2010)
La suite en quatre numéros garde les scénaristes de la première mini-série et introduit le chapeau dans la silhouette du héros. Le Crime Master y entre en scène, ce qui élargit le panthéon criminel de cette Terre. On y retrouve le dessin de Carmine Di Giandomenico.
Cette lecture convient à ceux qui ont aimé la mini-série d'ouverture et veulent voir le personnage installé dans son décor. Elle se lit après la première, car elle suppose connus les deuils de Peter. Si vous cherchez un point d'arrêt, c'est une bonne fin de lecture pour qui ne veut que les années 2009 et 2010.
3 : Spider-Man Noir: Twilight in Babylon #1 à #5, Margaret Stohl et Juan Ferreyra (2020)
Onze ans plus tard, la série revient avec un autre scénariste et un autre dessinateur. Margaret Stohl écrit, Juan Ferreyra dessine, et le héros voyage à l'étranger et se retrouve plongé dans une enquête autour d'un meurtre. Le volume de 2020 est le volume 2 de Spider-Man Noir, dont les #1 à #5 forment le recueil.
Cette histoire convient à ceux qui connaissent déjà les deux mini-séries et attendent un prolongement ; elle fait voyager le personnage hors de ses rues habituelles. Le recueil complet de 2019, qui regroupe les anciennes séries, ne la contient pas : cherchez-la à part. Si vous suivez les voyages d'autres versions du héros, comparez-la avec le parcours de Spider-Gwen.
4 : Spider-Man Noir: The Gwen Stacy Affair, Erik Larsen et Andrea Broccardo (2025-2026)
La série la plus récente est écrite par Erik Larsen et dessinée par Andrea Broccardo. Son titre place Gwen Stacy au centre de l'intrigue. Pour s'y retrouver, il vaut mieux connaître d'abord la mini-série de 2009.
Elle s'adresse aux lecteurs d'Erik Larsen, dont les travaux sont rassemblés sur notre page consacrée à l'auteur, et à ceux qui veulent suivre le personnage jusqu'à aujourd'hui. Lisez-la en dernier : c'est le chapitre le plus récent.
5 : Edge of Spider-Verse #1, David Hine, Fabrice Sapolsky et Richard Isanove (2014)
Ce numéro prélude à l'événement Spider-Verse, écrit par Dan Slott. Hine et Sapolsky, les scénaristes d'origine, y reviennent à leur personnage, avec Richard Isanove au dessin.
Il s'adresse aux lecteurs qui veulent garder la plume d'origine pour la transition vers le multivers. Lisez-le entre la mini-série de 2009 et les crossovers, et gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un numéro isolé plutôt que d'une série. Pour le contexte de l'événement, voyez la page consacrée au numéro 2 d'Edge of Spider-Verse, qui introduit une autre version de la saga.
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6 : Spider-Geddon #1, Christos Gage et Jorge Molina (2018)
Ici, Noir n'est pas le héros du récit : il n'apparaît que dans ce premier chapitre de l'événement, où il semble périr. Le numéro est cité pour son rôle de tournant dans la biographie du personnage, car sa mort apparente est suivie d'un retour en 2020, dans Spider-Verse (volume 3) #5.
Il s'adresse aux lecteurs d'événements et aux collectionneurs qui veulent suivre le parcours complet du personnage, de sa création à son retour. Ce n'est pas un point d'entrée : lisez-le après les mini-séries, et uniquement si vous voulez savoir comment le héros a quitté la scène. Les amateurs des adversaires de Spider-Man y trouveront un contexte voisin de celui du classement des Sinister Six.
Comic, jeu vidéo, film, série : ne pas tout confondre
Spider-Man Noir a vécu plusieurs vies hors du papier, et il faut les distinguer des séries de comics. Dans le jeu Spider-Man: Shattered Dimensions (2010), il est doublé par Christopher Daniel Barnes. Au cinéma, Spider-Man: Into the Spider-Verse (2018) lui prête la voix de Nicolas Cage ; notre page film contre comics détaille cet écart. Une série télévisée en prises de vues réelles, Spider-Noir, annoncée pour 2026, retrouve Nicolas Cage dans le rôle-titre.
Le point d'attention pour le lecteur : ces adaptations ne remplacent pas les numéros. Un fascicule de 2009 reste un fascicule de 2009, quel que soit le bruit qui entoure le personnage à l'écran. Si vous achetez par réflexe après une sortie de série, comparez des ventes terminées de plusieurs semaines, et non les annonces du moment.
Par où commencer selon votre profil
Vous aimez le polar et les années 1930. Lisez Spider-Man Noir #1 à #4, puis Eyes Without a Face. C'est le noyau du personnage.
Vous venez du film Into the Spider-Verse. Gardez en tête que l'écran emprunte une silhouette et un ton, pas une intrigue : commencez par la mini-série de 2009, puis lisez Twilight in Babylon.
Vous suivez les crossovers du multivers. Lisez d'abord le noyau de 2009 et 2010, puis Edge of Spider-Verse #1, puis Spider-Geddon #1 pour la mort apparente, et Spider-Verse (volume 3) #5 pour le retour.
Vous lisez Erik Larsen. Lisez The Gwen Stacy Affair en gardant la mini-série de 2009 sous la main.
Vous collectionnez les fascicules. Visez le #1 de 2009, puis le #1 d'Eyes Without a Face, où le chapeau apparaît dans la silhouette du héros.
Les numéros clés à connaître
La méthode vaut mieux qu'une liste de prix : pour chaque exemplaire, établissez l'état sur photos, identifiez la couverture, et recoupez avec des ventes menées à terme. Le terme « clé » ne prouve rien tant qu'on n'a pas compris ce qu'il désigne.
- Spider-Man Noir #1 (février 2009). Le départ du personnage, avec une couverture de Patrick Zircher. C'est la pièce centrale d'une collection Noir.
- Spider-Man Noir: Eyes Without a Face #1. Le numéro où le chapeau entre dans la silhouette du héros.
- Edge of Spider-Verse #1 (2014). Le retour du personnage par ses scénaristes d'origine, juste avant l'événement.
- Spider-Geddon #1 (2018). Le chapitre où Noir semble périr.
- Spider-Verse (volume 3) #5 (2020). Le numéro de son retour.
- Spider-Man Noir (volume 2) #1 (2020). L'ouverture de Twilight in Babylon, par Margaret Stohl et Juan Ferreyra.
- The Amazing Spider-Man vol. 3 n°9 à 15 (2014-2015) : l'événement Spider-Verse de Dan Slott, avec Olivier Coipel et Giuseppe Camuncoli au dessin, où la version noire combat aux côtés des autres Spider-Men.
Pour replacer ces numéros dans une collection plus large, parcourez le hub Spider-Man ; si vous voulez faire évaluer un exemplaire, le formulaire d'estimation pose la première base.
Les adversaires et les alliés à connaître
La galerie de cette Terre emprunte les noms du Spider-Man classique, mais pas leurs rôles. Norman Osborn n'est pas un industriel : c'est le Gobelin, un caïd. Felicia Hardy n'est pas une cambrioleuse costumée : elle tient le club de la Black Cat. Sandman, c'est Flint Marko ; le Vautour fait partie des menaces. Pour mesurer l'écart avec les versions principales, lisez notre classement consacré à la Black Cat et celui consacré au Vautour. Ces deux pages montrent comment le même nom peut porter, d'une Terre à l'autre, une fonction très différente.
Cette lecture parallèle est utile pour un collectionneur : elle aide à repérer, dans les premiers numéros, les personnages qui reviendront dans la suite, et donc ceux dont les apparitions initiales peuvent compter.
Questions fréquentes
Commencez par Spider-Man Noir #1 à #4 (2009), écrit par David Hine et Fabrice Sapolsky et dessiné par Carmine Di Giandomenico. Cette mini-série est autonome et pose le décor des années 1930. Lisez ensuite Eyes Without a Face, puis Twilight in Babylon de Margaret Stohl et Juan Ferreyra.
Le personnage naît dans Spider-Man Noir #1, daté de février 2009, sous la plume de David Hine et Fabrice Sapolsky, avec Carmine Di Giandomenico au dessin. Marko Djurdjević a conçu le costume, et Patrick Zircher a dessiné la couverture du premier numéro.
Le film Into the Spider-Verse (2018) reprend l'idée d'un Spider-Man noir, avec Nicolas Cage en voix, dans une intrigue qui lui appartient. Pour retrouver le personnage de papier, partez de la mini-série de 2009.
Non. Les mini-séries de 2009 et 2010 et Twilight in Babylon se lisent sans l'événement Spider-Verse, écrit par Dan Slott. Les crossovers servent surtout à suivre le personnage dans le multivers, avec sa mort apparente dans Spider-Geddon et son retour en 2020.
La série la plus récente est Spider-Man Noir: The Gwen Stacy Affair, écrite par Erik Larsen et dessinée par Andrea Broccardo, publiée de 2025 à 2026. Elle paraît après Twilight in Babylon, publiée en 2020 sous la plume de Margaret Stohl.
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