Pour lire Simon Baz, commencez par Green Lantern (2011) #0, qui raconte comment un jeune Américain d'origine libanaise, soupçonné de terrorisme, reçoit un anneau vert. Poursuivez avec Rise of the Third Army et Wrath of the First Lantern, de Geoff Johns et Doug Mahnke, puis avec la série Green Lanterns de 2016, où il partage l'affiche avec Jessica Cruz. Sept lectures classées couvrent 2012 à 2018.
Simon Baz est l'un des Green Lantern les plus atypiques de l'ère moderne : un Américain d'origine libanaise, originaire de Dearborn dans le Michigan, que l'on soupçonne de terrorisme avant qu'un anneau ne le désigne et qu'il se retrouve, sans l'avoir cherché, au sein d'une force interstellaire. Ses meilleures histoires jouent sur ce décalage entre un homme ordinaire et un uniforme cosmique, et sur le soupçon que lui fait peser son propre pays.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Simon Baz est présenté dans Green Lantern (2011) #0, publié en 2012, dans le cadre de l'opération « mois zéro » des New 52. Le personnage est créé par Geoff Johns, scénariste de la série à cette époque, et par le dessinateur Doug Mahnke. Une courte apparition sans nom figure auparavant dans le New 52 Free Comic Book Day Special Edition #1, également en 2012, que les collectionneurs traitent comme un complément plutôt que comme le véritable point de départ.
Le numéro 0 est donc la référence : il raconte ses origines et la façon dont l'anneau le choisit. Dans la même veine, les numéros 13 à 16 de la série prolongent cette entrée et en font l'un des protagonistes du moment.
1 : Green Lantern #0 et Rise of the Third Army, Geoff Johns et Doug Mahnke (2012-2013)
La meilleure façon de découvrir Simon Baz tel que ses créateurs l'ont conçu. Le numéro 0 pose son origine ; les numéros 13 à 16 de Green Lantern (décembre 2012 à mars 2013) le placent au centre d'un événement qui traverse plusieurs séries du Corps, Rise of the Third Army. Geoff Johns écrit, Doug Mahnke dessine les numéros de la série principale, les crossovers étant confiés à d'autres équipes.
Ce que ces numéros fixent pour Baz : un inconnu que l'on regarde avec méfiance, et un anneau dont il ignore le mode d'emploi. Elle convient au lecteur qui veut comprendre pourquoi Baz est devenu une figure à part dans le Corps. Le recueil relié de Rise of the Third Army contient les numéros 13 à 16 avec leurs tie-ins, ce qui en fait un volume dense : si vous préférez la ligne principale, lisez uniquement la série mère.
2 : Wrath of the First Lantern, Geoff Johns et Doug Mahnke, avec d'autres dessinateurs (2013)
La suite logique, dans Green Lantern #17 à 20 (avril à juillet 2013), avec des chapitres répartis sur plusieurs séries. Geoff Johns écrit les numéros de la série principale, Doug Mahnke en dessine au moins le numéro 17, avec Christian Alamy à l'encrage, et d'autres dessinateurs interviennent dans les tie-ins. Simon Baz y figure aux côtés des autres Green Lantern face à Volthoom, l'entité à l'origine de l'anneau que portera plus tard Jessica Cruz.
Cet arc n'est pas centré sur lui seul : il s'adresse au lecteur qui veut le voir dans un événement de grande ampleur, entouré de Hal Jordan et des autres porteurs. Le recueil de Wrath of the First Lantern rassemble les numéros 17 à 20 et les épisodes associés ; achetez-le après le volume précédent, pas avant. C'est aussi la clôture de la période Geoff Johns sur la série, qui passe ensuite entre les mains de Robert Venditti.
3 : Rage Planet, Sam Humphries et Robson Rocha (2016)
C'est la meilleure porte d'entrée pour le lecteur qui n'a pas lu la période 2012-2013. Green Lanterns #1 (août 2016), précédé du one-shot Green Lanterns: Rebirth, installe Simon Baz et Jessica Cruz comme duo. Sam Humphries écrit, Robson Rocha dessine et Jay Leisten encre. L'arc Rage Planet couvre les numéros 1 à 6 et les oppose à Bleez et aux Red Lanterns, avec l'agence A.R.G.U.S.
Pour Baz, le numéro 1 est important : il y acquiert un pouvoir de précognition, l'Emerald Sight, qui le distingue des autres porteurs d'anneau et en fait un personnage à part dans la mythologie. Le recueil américain regroupe le one-shot et les six numéros, sans qu'il faille avoir lu aucune série antérieure. Choisissez-le si vous voulez une histoire autonome et accessible, avec une coéquipière qui partage la vedette dès la couverture du premier numéro.
4 : Justice League (2016) #1 à 7, Bryan Hitch et Tony S. Daniel (2016)
Après Rebirth, la Ligue de Justice est relancée avec Simon Baz et Jessica Cruz dans l'effectif. Bryan Hitch écrit, Tony S. Daniel dessine l'essentiel des premiers numéros et Hitch dessine lui-même le one-shot Justice League: Rebirth. Le premier recueil, The Extinction Machines, rassemble les numéros 1 à 5 ; Outbreak réunit ensuite les numéros 6 à 11.
Baz y est un membre de l'équipe, et non le protagoniste : il faut le lire comme la preuve que le personnage a atteint le noyau dur de l'univers DC. Cette lecture convient à celui qui aime les grandes équipes et veut savoir comment un Green Lantern secondaire de 2012 est devenu un membre de la Ligue en 2016. Elle demande peu de contexte, grâce au one-shot d'ouverture.
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5 : The Phantom Lantern, Sam Humphries (2017)
Dans Green Lanterns, l'arc The Phantom Lantern occupe les numéros 10 à 15, de janvier à mars 2017, et prolonge la mise en place du duo. Sam Humphries reste au scénario ; les recueils américains citent notamment Robson Rocha et Eduardo Pansica parmi les dessinateurs. Le volume correspondant, Phantom Lantern, couvre les numéros 7 à 14.
C'est la lecture à enchaîner après Rage Planet si vous aimez la dynamique entre les deux porteurs. Elle approfondit la collaboration entre les deux porteurs, sans exiger de connaissances extérieures à la série. À éviter si vous cherchez un événement spectaculaire : c'est un arc de personnages avant d'être un arc d'action.
6 : Out of Time, Sam Humphries (2017)
Les numéros 27 à 32 de Green Lanterns, de septembre à décembre 2017, forment Out of Time, qui sert de conclusion à la partie Humphries. Le recueil américain correspondant est le volume 5. Plusieurs dessinateurs se succèdent, ce qui impose de lire le crédit de chaque numéro plutôt que de présumer d'une équipe constante.
Ce que cette lecture apporte à Baz : la fin d'un cycle de plus de trente numéros écrits par un même auteur, après quoi la série change de mains. Elle s'adresse au lecteur qui a suivi les arcs précédents et veut une conclusion, pas à celui qui cherche une entrée. Entre ces deux ensembles, les numéros 19 à 21 forment Polarity, que les lecteurs complétistes ne manqueront pas.
7 : Superhuman Trafficking, Tim Seeley (2018)
À partir de Green Lanterns #33 (décembre 2017), Tim Seeley prend le scénario. L'arc Superhuman Trafficking couvre les numéros 40 à 43, d'avril à mai 2018, et le recueil du même nom y ajoute l'annuel ; la série court jusqu'au numéro 57, en décembre 2018. Plusieurs dessinateurs participent à cette période.
C'est une lecture pour celui qui veut prolonger Simon Baz au-delà de la période Humphries et voir comment un nouvel auteur gère le duo. Elle est moins incontournable que les cinq précédentes, mais elle est cohérente avec elles. Débutez par le premier recueil de la période, A World of Our Own (numéros 33 à 39), si vous voulez la couvrir en entier.
Un conseil de collectionneur pour la série de 2016 : les recueils américains découpent la période en volumes numérotés, du premier (Rage Planet) au septième (Superhuman Trafficking), et chacun couvre une plage de numéros précise. Dressez la liste de ces plages avant d'acheter des fascicules à l'unité, pour ne pas vous retrouver avec deux fois le même épisode ou avec un trou entre deux arcs. Retenez que le changement d'auteur tombe au numéro 33.
Par où commencer selon votre profil
- Vous découvrez Green Lantern : prenez Rage Planet, qui contient le one-shot d'ouverture et six numéros, puis Phantom Lantern.
- Vous voulez ses origines : lisez Green Lantern (2011) #0 puis les numéros 13 à 20 de la même série, de Geoff Johns et Doug Mahnke. C'est le matériau d'origine.
- Vous suivez les grands événements : choisissez Rise of the Third Army et Wrath of the First Lantern, en vous aidant de notre panorama des crossovers de Green Lantern.
- Vous aimez les équipes : prenez Justice League (2016) et ses deux premiers recueils.
- Vous voulez situer le personnage : parcourez l'histoire de Green Lantern et le portrait de Kyle Rayner, autre Green Lantern venu après Hal Jordan.
Les numéros clés à connaître
Mieux vaut une méthode qu'un chiffre : relevez plusieurs ventes terminées dans le même état, comparez-les, puis distinguez impression courante et couverture alternative, car l'écart entre elles pèse plus que l'âge du numéro.
- New 52 Free Comic Book Day Special Edition #1 (2012) : son apparition sans nom. Elle intéresse les complétistes, pas les lecteurs.
- Green Lantern (2011) #0 (2012) : son entrée complète et ses origines, par Geoff Johns et Doug Mahnke. C'est le numéro de référence.
- Green Lantern (2011) #13 à 16 (2012-2013) : Rise of the Third Army, qui consolide sa place dans le Corps.
- Green Lantern (2011) #17 à 20 (2013) : Wrath of the First Lantern, dont le numéro 17 est dessiné par Doug Mahnke.
- Green Lanterns: Rebirth #1 et Green Lanterns #1 (août 2016) : le lancement du duo, avec l'acquisition de l'Emerald Sight.
- Green Lanterns #33 (décembre 2017) : l'arrivée de Tim Seeley, repère utile pour séparer les deux auteurs de la série.
Avant d'acheter un exemplaire déjà noté, vérifiez que la série concernée est la bonne : Green Lantern (2011) et Green Lanterns (2016) se ressemblent sur une étiquette. Notre décompte des numéros de Green Lantern vous aide à ne pas les mélanger.
Pour classer ces fascicules, rangez-les par série plutôt que par date : Green Lantern (2011) d'abord, puis Green Lanterns (2016), puis Justice League (2016). Les mêmes événements y sont parfois vus sous deux angles, et ce rangement évite de les compter deux fois dans une liste de manques.
Questions fréquentes
Il est présenté dans Green Lantern (2011) #0, publié en 2012, par Geoff Johns et Doug Mahnke. Une apparition sans nom l'avait précédé dans le New 52 Free Comic Book Day Special Edition #1, en 2012 également ; c'est le numéro 0 qui fait référence.
Par Green Lanterns Vol. 1: Rage Planet, qui réunit le one-shot Green Lanterns: Rebirth et les numéros 1 à 6, par Sam Humphries et Robson Rocha. Pour ses origines, passez par Green Lantern #0 et Rise of the Third Army ensuite.
C'est un pouvoir de précognition que Simon Baz acquiert dans Green Lanterns #1, en 2016. Il le distingue des autres porteurs d'anneau et structure plusieurs de ses histoires de la série, dont les arcs écrits par Sam Humphries.
Il en est membre dans la relance de 2016 : Justice League #1 à 7, par Bryan Hitch et Tony S. Daniel, le place dans l'équipe avec Jessica Cruz. Il apparaît aussi dans Justice League of America en 2013, notamment pendant Trinity War.
Non. Baz apparaît dès 2012, Jessica Cruz en 2013 et 2014. La série Green Lanterns de 2016 les présente ensemble et suffit comme point de départ pour l'un comme pour l'autre.
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