Meilleurs comics de Luke Cage : par où commencer et numéros clés, illustration article

Pour lire Luke Cage, partez de Hero for Hire n°1 à 4 (1972), où Archie Goodwin et George Tuska posent le héros à louer, puis passez à Power Man n°48 à 50 (1977-1978), qui lui donne Iron Fist pour partenaire. Les lecteurs d'aujourd'hui trouveront leur entrée la plus simple dans Power Man and Iron Fist de David F. Walker et Sanford Greene (2016). Côté collection, la clé est Hero for Hire n°1, daté de juin 1972.

Luke Cage a traversé cinq décennies sans jamais s'installer dans un seul genre : héros de la blaxploitation en 1972, moitié d'un duo comique à la fin des années 1970, figure adulte et sombre chez Brian Azzarello, puis pilier d'équipe chez les Avengers. Cette variété rend le choix d'une première lecture moins évident qu'il n'y paraît, et c'est ce que ce classement cherche à régler.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Luke Cage, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Luke Cage naît dans Hero for Hire n°1, daté de juin 1972. Archie Goodwin écrit le numéro, George Tuska le dessine, Billy Graham l'encre et John Romita Sr. signe la couverture. Le récit suit Carl Lucas, détenu accusé à tort, qui sort d'une expérience menée dans sa prison avec une peau que les coups n'entament pas, puis s'installe à New York sous le nom de Luke Cage pour proposer ses services contre paiement.

La période est précise : Goodwin et Tuska signent les numéros 1 à 3, Goodwin reste au scénario du numéro 4 avec Billy Graham aux dessins, et Steve Englehart prend la suite à partir du numéro 5. La série change de titre au numéro 17 pour devenir Power Man. Notre fiche consacrée à ce premier numéro détaille l'identification de l'exemplaire ; ici, on s'intéresse à ce qu'il faut lire ensuite.

1 : Hero for Hire n°1 à 4, Archie Goodwin, George Tuska et Billy Graham (1972)

Ces quatre fascicules sont le socle. Goodwin y installe le dispositif qui définit encore Cage : un homme sorti de prison qui monnaie sa force, à New York. Son ennemi d'origine, Willis Stryker, est l'ancien ami qui l'a fait condamner, et le docteur Noah Burstein, responsable de l'expérience, deviendra une figure récurrente de sa mythologie.

Le style est celui de 1972 : récitatifs abondants et mise en page de Tuska plus classique qu'audacieuse. Ces quatre fascicules demandent un peu d'indulgence au lecteur d'aujourd'hui, mais ils montrent le personnage tel qu'il a été pensé, avant toute réinterprétation.

À qui s'adresse-t-elle ? Aux lecteurs qui aiment remonter à la source et aux collectionneurs de l'âge du bronze. Comment la lire ? D'une traite, du numéro 1 au numéro 4, en s'arrêtant là : c'est avec Steve Englehart, à partir du numéro 5, que la série prend une autre allure, plus feuilletonnante.

2 : Power Man n°48 à 50, Chris Claremont et John Byrne (1977-1978)

En 1977, la série de Cage vend moins bien, et Marvel lui adjoint un partenaire. Chris Claremont et John Byrne signent ces numéros, dont le premier est daté de décembre 1977, et Iron Fist, déjà créé par ailleurs, rejoint la série dans une histoire en trois parties. Le titre devient Power Man and Iron Fist à partir du numéro 50.

Ce qui compte ici n'est pas la bagarre entre les deux héros, mais l'alchimie qui se met en place : l'un est un ancien détenu pragmatique qui facture ses interventions, l'autre un adepte des arts martiaux de K'un-Lun plus idéaliste. Le contraste suffit à faire tenir un duo pendant près d'une décennie.

Pour qui ? Pour le lecteur qui veut comprendre pourquoi les deux personnages sont indissociables dans l'esprit de beaucoup de fans. Comment ? Lisez ces trois numéros d'un bloc, puis enchaînez sans transition avec la période suivante.

3 : Power Man and Iron Fist n°56 à 84, Mary Jo Duffy avec Trevor Von Eeden, Kerry Gammill et Denys Cowan (1979-1982)

Mary Jo Duffy reprend le scénario avec le numéro 56, daté d'avril 1979, et le garde jusqu'au numéro 84. Trevor Von Eeden dessine ses débuts, Kerry Gammill occupe le crayon du numéro 61 (1980) au numéro 79 (1982), et Denys Cowan lui succède ensuite. Le ton est léger et centré sur les personnages, avec peu de combats.

Cette période a fixé l'image du duo auprès de plusieurs générations de lecteurs, et c'est elle que les créateurs récents invoquent quand ils reviennent au couple. Elle suppose toutefois d'accepter les codes du comic de 1979 : récitatifs abondants, aventures épisodiques, intrigues qui s'étirent sur plusieurs numéros sans ligne directrice unique.

À qui s'adresse-t-elle ? À quiconque apprécie le ton léger et les séries de personnages. Comment la lire ? Par blocs de quatre à six numéros, sans chercher à tout enchaîner : la série se savoure par épisodes.

4 : Power Man and Iron Fist, David F. Walker et Sanford Greene (2016)

La série de 2016 est l'entrée moderne la plus accessible. Le premier numéro est sorti en février 2016, écrit par David F. Walker, dessiné par Sanford Greene, Flaviano dessine aussi des numéros de la série. Elle relance le duo après la mini-série de 2011 de Fred Van Lente et Wellinton Alves, issue de Shadowland (voir le hub Daredevil), qui avait introduit Victor Alvarez comme nouveau Power Man ; ici, Luke Cage reprend la place.

Walker écrit un feuilleton drôle et nerveux autour de l'amitié des deux hommes, et Greene lui donne un trait très expressif. La série se lit sans prérequis de continuité.

Pour qui ? Aux lecteurs qui n'ont jamais ouvert un fascicule de 1978 et cherchent une porte d'entrée récente. Comment ? Commencez par le premier recueil, The Boys Are Back in Town, puis poursuivez si le ton vous convient.

5 : Cage, Brian Azzarello et Richard Corben (2002)

Cinq numéros publiés par le label adulte Marvel MAX, hors de la continuité courante. Brian Azzarello écrit, Richard Corben dessine, José Villarrubia met les couleurs. Cette version, brutale et sans concession, s'éloigne nettement du ton des années 1970.

La réception a été partagée : certains lecteurs y voient un des textes les plus ambitieux sur le personnage, d'autres le trouvent trop éloigné de Cage tel qu'ils l'aiment. Le dessin de Corben et les couleurs sombres de Villarrubia ne sont pas non plus pour tous les goûts.

À qui s'adresse-t-elle ? Aux lecteurs adultes qui apprécient les relectures radicales et le polar. Comment la lire ? Sans rien connaître de la continuité, puisque l'histoire se tient seule, de préférence dans un recueil qui rassemble les cinq numéros.

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Meilleurs comics de Luke Cage : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

6 : Luke Cage n°1 à 5, « Sins of the Father », David F. Walker et Nelson Blake II (2017)

Le même David F. Walker revient avec une série régulière. Dessinée par Nelson Blake II, mise en couleurs par Marcio Menyz, elle s'ouvre sur la mort du docteur Noah Burstein, le mentor de Cage, qui l'envoie à La Nouvelle-Orléans pour les funérailles et le plonge dans une enquête sur son propre passé.

La série a ensuite été renumérotée de 166 à 170 dans le cadre de Marvel Legacy, avant son arrêt en 2018. Le recueil des cinq premiers numéros forme un tout cohérent, qui fait de Cage un justicier de roman noir plutôt qu'un héros de fête.

Pour qui ? Pour ceux qui veulent un Cage en solo, adulte mais sans l'extrême noirceur de Corben. Comment ? Dans le recueil, à la suite de Power Man and Iron Fist si vous avez aimé Walker.

7 : Cage!, Genndy Tartakovsky (2016)

Mini-série en quatre numéros, écrite et dessinée par le créateur de Samurai Jack, Genndy Tartakovsky, avec Stephen DeStefano à l'encrage. Annoncée en 2007, elle n'est parue qu'en octobre 2016 pour son premier numéro. L'action se déroule dans le New York des années 1970, avec des clins d'œil assumés aux films blaxploitation dont Cage est issu.

Le style graphique est très stylisé, avec des silhouettes allongées et des aplats, ce qui divise : des lecteurs ont salué l'énergie, d'autres ont critiqué la façon dont certains personnages noirs sont représentés. C'est une lecture de curiosité, et non un point d'entrée.

À qui s'adresse-t-elle ? Aux amateurs d'animation et d'hommages rétro. Comment la lire ? En complément, après avoir lu au moins un des classiques ci-dessus.

8 : Luke Cage Noir, Mike Benson, Adam Glass et Shawn Martinbrough (2009)

Dans le cadre de la collection Marvel Noir, Luke Cage est transposé dans les années 1920, avec une série en quatre numéros écrite par Mike Benson et Adam Glass et dessinée par Shawn Martinbrough. Le héros y évolue dans un décor d'époque.

La mini-série reprend l'ossature du personnage (la prison, la peau invulnérable, le héros qui se fait payer) en l'insérant dans un décor d'époque. L'exercice intéressera surtout les lecteurs de la ligne Noir.

Pour qui ? Pour les lecteurs qui aiment les versions alternatives et les ambiances d'époque. Comment ? Après avoir lu les fondamentaux, pour mesurer ce que le personnage supporte comme transposition.

Par où commencer selon votre profil

Si vous découvrez le personnage. Prenez Power Man and Iron Fist de Walker et Greene (2016). Pas de prérequis, un ton léger, et la dynamique du duo y est lisible en un recueil.

Si vous venez de la série Netflix. Lisez d'abord Luke Cage n°1 à 5 (2017), puis Hero for Hire n°1 à 4. Notre comparatif entre la série et les comics détaille ce que l'adaptation reprend.

Si vous aimez les classiques. Enchaînez Hero for Hire n°1 à 4, Power Man n°48 à 50 et la période Duffy. C'est l'itinéraire historique, du héros à louer au duo.

Si vous préférez le polar adulte. Choisissez Cage d'Azzarello et Corben (2002), puis Luke Cage Noir (2009).

Si vous voulez voir Cage dans une équipe. Il est un des personnages centraux de la première série New Avengers, écrite par Brian Michael Bendis, dont il devient le chef dans la relance de 2010. Il y est membre d'un collectif, et non protagoniste exclusif, ce qui explique que nous ne le classions pas ici. Le même Bendis a repris Cage dans Alias (2001), où il tient un rôle de second plan auprès de Jessica Jones : voyez notre histoire de Jessica Jones et la page Brian Michael Bendis.

Les numéros clés à connaître

Pour bâtir une collection autour de Luke Cage, voici les jalons, rangés par raison d'intérêt plutôt que par prix, que nous ne chiffrons pas :

Avant d'acheter une des clés ci-dessus, lisez le titre imprimé sur la couverture et dans la mention légale : la série d'origine a porté trois noms successifs, et les annonces les mélangent. Les numéros 48 à 50 de Power Man se recherchent aussi bien comme étapes pour les amateurs de Claremont et de Byrne que comme clés pour ceux d'Iron Fist.

Meilleurs comics de Luke Cage : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Le plus accessible est Power Man and Iron Fist de David F. Walker et Sanford Greene (2016), qui ne demande aucune connaissance préalable et présente le duo avec humour. Si vous préférez remonter aux sources, ouvrez Hero for Hire n°1 à 4, écrits par Archie Goodwin à partir de 1972.

Dans Hero for Hire n°1, daté de juin 1972. Archie Goodwin l'écrit, George Tuska le dessine, Billy Graham l'encre, et John Romita Sr. signe sa couverture. Le titre deviendra Power Man à partir du numéro 17, puis Power Man and Iron Fist avec le numéro 50.

Pas obligatoirement, mais beaucoup de ses meilleures périodes sont à deux. Iron Fist rejoint la série dans Power Man n°48 à 50, écrits par Chris Claremont avec John Byrne au dessin. La période de Mary Jo Duffy et la série de 2016 reposent sur ce duo.

Oui, Cage (2002), cinq numéros du label Marvel MAX écrits par Brian Azzarello et dessinés par Richard Corben, avec des couleurs de José Villarrubia. Cette version se lit hors continuité. Luke Cage Noir (2009), qui transpose le héros dans les années 1920, offre une autre option sombre.

Oui, dans New Avengers, la première série de Brian Michael Bendis, où il est un personnage central. Il en prend la tête lors de la relance de 2010. Il y est équipier, ce qui explique que cette série ne figure pas dans le classement de ses meilleurs comics en solo.

Vous avez retrouvé un Hero for Hire ou un Power Man dans un carton ? Évaluez-le avant de le ranger ou de le vendre.

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