Meilleurs comics du Lézard : par où commencer et numéros clés, illustration article

Le Lézard se lit d'abord au #6 d'Amazing Spider-Man (novembre 1963), conçu par Lee et Ditko, puis dans le diptyque des #44 et #45 (1967). Ensuite, choisissez selon votre goût : Spider-Man #1 à #5 de Todd McFarlane (1990) pour l'horreur graphique, Shed dans Amazing Spider-Man #630 à #633 (2010) pour le récit le plus sombre, ou No Turning Back (#688 à #691, 2012) pour la fin de cycle.

Le Dr Curt Connors n'est pas un méchant de plus dans la galerie de Spider-Man : c'est un ami, un scientifique manchot qui cherche à retrouver ce que l'amputation lui a pris, et dont la transformation fait de chaque combat une tragédie. Le Lézard se lit donc à deux niveaux, le monstre et l'homme qui le contient. Ce guide classe six histoires et vous aide à choisir la porte d'entrée qui vous convient.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics du Lézard, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Novembre 1963 : le #6 d'Amazing Spider-Man, scénarisé par Stan Lee et illustré par Steve Ditko, présente le Lézard. Curt Connors y est un biologiste privé d'un bras, qui cherche à faire repousser les membres perdus à partir de l'étude des reptiles ; la formule qu'il met au point fait de lui une créature écailleuse. Le ressort tient en une inversion : le savant veut réparer un manque, et le remède produit un monstre.

Pour un collectionneur, c'est une première apparition de l'âge d'argent. Avant d'acheter un exemplaire, vérifiez le numéro et la date imprimés, l'état du dos, les coins, et la présence éventuelle d'une restauration. Pour comparer ce #6 aux tout premiers numéros du titre, reportez-vous à la fiche du #1 de 1963.

Gardez en tête l'écart entre les deux épisodes : entre le #6 de novembre 1963 et le #44 de janvier 1967 s'écoulent plus de trois ans, et le #44 est présenté comme un retour du Lézard après cette longue pause. Un lecteur qui saute du #6 au #44 ne perd donc rien d'essentiel, et l'ordre de lecture reste celui des dates de couverture.

1 : The Amazing Spider-Man #44 et #45, Lee et Romita (1967)

Après sa première apparition de 1963, le Lézard ne revient dans la série qu'avec le #44, daté de janvier 1967 et intitulé « Where Crawls the Lizard! ». Stan Lee écrit et John Romita dessine. Ce retour, suivi du #45, installe le schéma qui deviendra celui du personnage : Connors, poursuivant ses recherches, se transforme de nouveau, et Peter Parker doit à la fois le sauver et l'arrêter. Le numéro est aussi daté d'un moment précis de la série, celui où l'équipe Lee et Romita installe le casting qui fera la suite.

C'est l'entrée la plus naturelle pour qui lit la série en ordre chronologique. Le dessin de John Romita donne à Spider-Man un visage plus proche de celui que le grand public connaît, ce qui facilite l'entrée dans l'époque pour un lecteur habitué aux versions modernes. Pour un achat, ces deux numéros se cherchent souvent ensemble, car l'histoire se lit d'un trait. Le dossier sur le guide de l'âge d'argent d'Amazing Spider-Man aide à situer cette période.

2 : The Amazing Spider-Man #100 à #102, Lee, Thomas et Kane (1971)

Le numéro 100 de la série, daté de 1971, marque une rupture : Stan Lee et Gil Kane y laissent Spider-Man dans une situation qui devient la « saga des six bras ». Roy Thomas écrit ensuite le #101, premier numéro de la série non scénarisé par Stan Lee, puis le #102, toujours avec Gil Kane au dessin. Le #101 est celui de la première apparition de Morbius, le vampire vivant, et le #102 montre le Dr Connors travaillant sur un sérum qui pourrait enfin guérir Spider-Man.

Cette entrée convient au lecteur qui veut voir le Lézard dans un récit plus ample qu'un duel : il y est un maillon, pas le centre. Elle intéresse aussi ceux qui collectionnent par personnage secondaire, puisque Morbius est apparu dans ces pages ; notre page sur l'histoire de Morbius raconte ce que le personnage est devenu. Pour la lecture, comptez trois numéros qui s'enchaînent, et ne les lisez pas hors ordre.

3 : Spider-Man #1 à #5, Todd McFarlane (1990)

En 1990, Todd McFarlane lance une nouvelle série Spider-Man dont les cinq premiers numéros, intitulés Torment, opposent le héros au Lézard. McFarlane en est à la fois le scénariste et le dessinateur. L'arc a été réuni en recueil dès 1992, puis en album relié en 2009, et il figure aussi dans une intégrale McFarlane qui rassemble les numéros 1 à 14 et 16 de la série ainsi qu'un numéro de X-Force. Le contenu complémentaire varie d'une édition à l'autre : lisez le sommaire avant d'acheter, car une édition peut ajouter un numéro de présentation qu'une autre omet.

C'est l'histoire à lire si vous préférez l'ambiance et le trait à la continuité : le Lézard y est dessiné comme une créature de cauchemar, loin du saurien de l'âge d'argent. Côté collection, deux pages du site la détaillent : Spider-Man de Todd McFarlane, les numéros clés et, pour la parution française, Spider-Man #1 de 1991.

4 : Spider-Man: Quality of Life, Rucka et Sava (2002)

Quality of Life est une mini-série en quatre numéros parue de juillet à octobre 2002. Elle est écrite par Greg Rucka, avec Scott Sava au dessin du premier numéro. Marvel la résume ainsi : Connors devient le Lézard après qu'une procédure bloquée et une entreprise sans scrupules entravent son effort pour soigner sa femme.

C'est l'entrée pour le lecteur qui veut un récit plus intime, moins centré sur le combat que sur la cause du drame. Elle fonctionne sans connaître l'historique, ce qui la rend utile à qui découvre le personnage par un autre média. La mini-série compte quatre numéros, parus de juillet à octobre 2002 : vous en achetez un ensemble complet ou un recueil, pas un numéro isolé, et vous vérifiez que les quatre fascicules portent bien la même série.

Le Lézard de Quality of Life se distingue des autres de cette liste par son point de départ : la cause de la transformation est sociale, avec une femme malade et une institution qui freine, plutôt que scientifique. Cela donne à Curt Connors une dimension de victime que les récits d'action laissent parfois de côté, et c'est la raison pour laquelle la mini-série se recommande à qui trouve le personnage trop mécanique ailleurs.

Vous collectionnez cette série ?

Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.

Commencer mon essai →
Meilleurs comics du Lézard : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Amazing Spider-Man #630 à #633 (Shed), Wells, Bachalo et Rios (2010)

Dans l'enchaînement The Gauntlet, Shed est le dernier adversaire de la série. Zeb Wells écrit, Chris Bachalo et Emma Rios dessinent. L'arc couvre les #630 à #633 de 2010, et le recueil The Gauntlet vol. 5 le réunit sous le titre Lizard. Plusieurs critiques de l'époque y voient un récit d'horreur, parmi les plus sombres de la période.

C'est l'histoire à conseiller au lecteur adulte qui apprécie les récits qui dérangent. Le trait de Chris Bachalo divise : certains y voient une créature étrange et inquiétante, d'autres trouvent le Spider-Man moins fidèle. Pour approfondir le travail de l'auteur du scénario, la page Zeb Wells rassemble ses articles. Pour un achat, regardez bien quels numéros annexes les différents recueils ajoutent à l'arc.

Un point de méthode pour les recueils de Shed : les éditions ne s'accordent pas sur les numéros annexes qu'elles ajoutent à l'arc, certaines listant un numéro d'Amazing Spider-Man voisin ou un numéro de Web of Spider-Man. Si vous voulez l'arc seul, vérifiez que les #630 à #633 y figurent au complet.

6 : Amazing Spider-Man #688 à #691 (No Turning Back), Slott et Camuncoli (2012)

Dan Slott écrit No Turning Back, qui s'étend sur les #688 à #691 de la série, avec Giuseppe Camuncoli au dessin, rejoint par Mario Del Pennino sur le dernier numéro. L'arc est réuni en recueil en 2012 avec un numéro des Untold Tales of Spider-Man. Morbius y joue un rôle central : une cure pour le Lézard pourrait aussi guérir le vampire vivant, et c'est ce qui engage les deux personnages dans l'histoire.

Le récit conclut un long cycle : à la fin, l'antidote rend à Connors la maîtrise de son esprit, mais le Lézard continue de revenir. C'est la meilleure lecture pour qui a déjà vu le Lézard sous plusieurs formes et veut le point d'arrivée d'une quête qui dure depuis 1963. Pour situer l'auteur plus largement, voyez Dan Slott : par où commencer.

Par où commencer selon votre profil

Si vous lisez en ordre chronologique, ouvrez The Amazing Spider-Man #6, puis les #44 et #45 : vous avez en trois numéros la naissance du personnage et son archétype. Si vous préférez une histoire autonome et lisible sans préparation, choisissez Quality of Life, quatre numéros d'un seul tenant.

Si vous aimez l'horreur et le trait spectaculaire, lisez les cinq premiers numéros de Spider-Man de 1990, puis Shed en 2010 pour une version plus noire encore. Si vous cherchez une conclusion, terminez par No Turning Back en 2012. Pour le collectionneur, la logique est inverse : visez d'abord les trois piliers que sont le #6 de 1963, le #44 de 1967 et le #101 de 1971, puis complétez par l'époque qui vous attire. Quel que soit votre profil, lisez un arc d'un bloc plutôt que numéro par numéro au gré des occasions, car les chapitres se répondent.

Les numéros clés à connaître

Peu de numéros comptent vraiment, et c'est une bonne nouvelle pour qui construit une collection. Le premier est The Amazing Spider-Man #6 (novembre 1963), première apparition du Lézard, créée par Stan Lee et Steve Ditko. Le second est le #44 (janvier 1967), son retour attesté. Dans la période suivante, retenez le #101 (1971) pour la première apparition de Morbius, qui s'inscrit dans un récit où Connors cherche un remède.

Côté moderne, retenez Spider-Man #1 (1990) comme point d'entrée de l'arc de McFarlane, et Amazing Spider-Man #630 pour l'ouverture de Shed. Les numéros marqués d'un grade ou d'une restauration changent la lecture d'un exemplaire : lisez la mention en entier, vérifiez la date de couverture imprimée sur le fascicule et ne vous fiez jamais à la seule annonce. Le Lézard n'est qu'un fil parmi d'autres : le panorama des numéros clés d'Amazing Spider-Man et le palmarès des runs de Spider-Man montrent ce qui l'entoure.

Meilleurs comics du Lézard : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Sa première apparition se trouve dans le #6 d'Amazing Spider-Man, de novembre 1963, par Lee et Ditko. Le personnage y est le Dr Curt Connors, un biologiste privé d'un bras, qui se transforme à la suite d'une expérience sur les reptiles.

Cela dépend de votre goût. Pour la source, lisez Amazing Spider-Man #6 puis #44 et #45. Pour une histoire complète et autonome, prenez la mini-série Quality of Life de 2002. Pour l'horreur, choisissez Spider-Man #1 à #5 de Todd McFarlane (1990) ou Shed en 2010.

Shed est écrit par Zeb Wells et couvre The Amazing Spider-Man #630 à #633, en 2010. Chris Bachalo et Emma Rios assurent le dessin. L'arc fait partie de l'enchaînement The Gauntlet et a été réuni dans un recueil qui porte le titre Lizard.

Oui, à deux moments. Dans la saga de 1971, Amazing Spider-Man #100 à #102, Morbius apparaît pour la première fois au #101, dans une histoire où Connors cherche un sérum. En 2012, l'arc No Turning Back (#688 à #691, Dan Slott) place Morbius au cœur de la tentative de guérison du Lézard.

Non. Le personnage repose sur une idée simple : un savant qui cherche à réparer son corps et se transforme. Trois lectures suffisent pour le cerner : le #6 de 1963, Spider-Man #1 à #5 de 1990 et Shed de 2010. Le reste sert à compléter selon votre intérêt.

Vous possédez Amazing Spider-Man #6, les #44 et #45 ou un numéro de la série Spider-Man de 1990 : faites estimer son état avant de le ranger ou de le vendre.

Estimer mon comic