Pour lire Captain Cold, Leonard Snart, commencez par The Flash (vol. 2) #182, « Absolute Zero » (2002), de Geoff Johns et Scott Kolins, l'épisode qui lui donne une vie intérieure. Remontez ensuite à sa première apparition, Showcase #8 (1957) de John Broome et Carmine Infantino, puis lisez Final Crisis: Rogues' Revenge (2008) et l'arc Rogues Reloaded de Joshua Williamson (2017), où il retrouve la place de chef de bande.
Captain Cold occupe une place à part parmi les ennemis de Flash. Il n'a ni double maléfique, ni pouvoir cosmique, ni projet de conquête : il a un pistolet à froid, un code d'honneur de truand et une équipe, les Rogues, qu'il dirige avec une autorité tranquille. Les meilleurs récits qui le concernent sont ceux qui prennent ce voleur au sérieux, avec une sœur, un père, une loyauté. Ce guide en classe six, avec ce qu'ils lui apportent, à qui ils s'adressent et dans quel ordre les aborder.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Leonard « Len » Snart naît dans Showcase #8, daté de 1957. Il y paraît dans le second récit du numéro, « The Coldest Man on Earth! », dont Broome signe le texte, Infantino le crayon et Frank Giacoia l'encrage. Le premier récit du même fascicule, « The Secret of the Empty Box! », est un autre épisode, écrit par Robert Kanigher. Pour un lecteur curieux, c'est donc une double surprise : le numéro réunit deux histoires de Flash, et c'est la seconde qui porte l'ennemi qui nous intéresse.
Ce détail compte pour la collection comme pour la lecture. Snart n'y est pas encore le chef charismatique de ses futurs complices : c'est un criminel isolé, doté d'une arme inventive et d'un nom évocateur. La suite de son parcours se joue ailleurs, et ce premier épisode s'apprécie surtout comme un document sur la manière dont l'équipe Broome et Infantino bâtissait des ennemis mémorables autour d'une idée simple.
1 : Absolute Zero (The Flash vol. 2 #182), Geoff Johns et Scott Kolins (2002)
C'est la meilleure porte d'entrée, et la raison tient à sa conception : un épisode unique, qui se lit seul. Geoff Johns l'écrit, Scott Kolins le dessine et Dan Panosian l'encre. Captain Cold n'y est pas un faire-valoir : il est le personnage central, poussé par la volonté de venger sa sœur, tuée par un certain Chillblaine. Il passe outre la trêve que les Rogues avaient conclue, agit seul et exécute sa vengeance.
Ce que l'épisode apporte au personnage est décisif. Après lui, Snart n'est plus seulement un adversaire à la mécanique bien huilée : il a une famille, une dette et une conscience qui se dérobe. Le récit se termine sur une victoire qui sonne creux, ce qui permet au lecteur de comprendre pourquoi Cold est souvent traité avec une sympathie que d'autres ennemis de Flash n'obtiennent pas.
À qui s'adresse-t-il ? À tout lecteur qui veut comprendre le personnage en un seul numéro, y compris sans avoir lu les aventures de Flash. Comment le lire ? Seul, en premier, puis passez à la suite. L'épisode est également recueilli avec Final Crisis: Rogues' Revenge dans le volume de 2009, ce qui en facilite l'accès.
2 : Showcase #8, « The Coldest Man on Earth! », John Broome et Carmine Infantino (1957)
Le récit fondateur se lit en quelques minutes et reste un modèle de l'âge d'argent : une idée forte, une arme au nom parlant, un face-à-face net. L'intérêt d'y revenir après avoir lu l'épisode de 2002 est de mesurer le chemin parcouru. Le Snart de 1957 est un criminel inventif, mais sans passé exposé, alors que celui de Johns est un frère, un fils, un chef.
Le dessin d'Infantino mérite aussi l'attention : sa mise en page aérée et ses silhouettes élancées ont défini l'allure de Flash à cette période, et la collaboration avec Broome a nourri toute la galerie de ses adversaires. Le portrait des créateurs du Flash en retrace l'apport, et la page consacrée à Carmine Infantino rassemble ses autres travaux.
Ce récit s'adresse à celui qui veut la source et à celui qui collectionne par première apparition. Il se lit seul. Pour situer le numéro dans la série de l'époque, voyez l'analyse de Flash à l'âge d'argent.
3 : Final Crisis: Rogues' Revenge (#1 à #3), Geoff Johns et Scott Kolins (2008)
Johns et Kolins, qui avaient fait équipe sur la série régulière de 2001 à 2003, se retrouvent pour cette mini-série en trois numéros liée à Final Crisis. Le point de départ est direct : Captain Cold et les Rogues, complices du meurtre de Bart Allen, tentent de se faire oublier, jusqu'à ce que l'envie d'une vengeance à l'ancienne les ramène au premier plan. Libra s'en prend au père de Cold, un homme que le personnage méprise.
C'est ici que Cold acquiert une épaisseur de meneur. Les Rogues y sont une bande de professionnels qui défendent leurs propres règles, et le récit leur donne le rôle de protagonistes. Zoom et Inertia y tiennent les emplois d'antagonistes ; pour le premier, le guide consacré à Zoom donne le contexte de ses autres histoires.
Ce récit s'adresse à celui qui connaît déjà l'épisode #182 et veut voir Snart au centre d'une intrigue plus vaste. Il se lit en une soirée, et le recueil de 2009 le regroupe avec les épisodes #182 et #197 de la série régulière.
4 : Rogues Reloaded (The Flash vol. 5 #14 à #17), Joshua Williamson et Carmine Di Giandomenico (2017)
L'arc Rogues Reloaded, publié sous la bannière Rebirth, est le récit récent le plus net pour un lecteur qui veut voir Cold à l'œuvre en chef de bande. Joshua Williamson l'écrit et Carmine Di Giandomenico en dessine les premières parties ; dans le numéro #17, qui conclut l'arc, le dessin est partagé avec Davide Gianfelice et Neil Googe.
Dans ce dernier chapitre, Captain Cold est l'antagoniste principal et le cerveau du casse mené par les Rogues, présenté comme le plus ancien de la bande, celui qui s'en tire toujours. L'affrontement final avec Flash repose sur cette réputation. L'arc a l'avantage d'un format court : quatre numéros, une intrigue de braquage, un face-à-face attendu.
Il s'adresse au lecteur qui suit Flash à l'époque Rebirth ou qui veut une aventure contemporaine, plus nerveuse que les récits des années 2000. Lisez-le après le numéro #182, car il joue sur l'image d'un Snart déjà installé.
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5 : Flashpoint: Citizen Cold (#1 à #3), Scott Kolins (2011)
Dans la réalité alternative de Flashpoint, Leonard Snart est un héros : Citizen Cold, un justicier dont le territoire est Central City. Scott Kolins signe seul le scénario et le dessin de cette mini-série en trois numéros. Le récit l'oppose à des Rogues revisités, parmi lesquels Trickster, Mirror Master et Weather Wizard, et lui fait cacher un secret qu'il redoute de voir exposé.
L'intérêt est un renversement : le même homme, placé du bon côté de la loi, révèle ce qui fait sa singularité. Ce n'est pas un récit à lire pour comprendre le Cold habituel, mais plutôt un contrepoint, utile à celui qui connaît déjà ses grandes histoires. Pour l'événement dont elle découle, voyez les numéros clés de Flashpoint.
Ce récit convient au lecteur qui aime les variations sur un personnage et qui a déjà lu l'épisode #182. Il ne se recommande pas comme premier contact, car son effet suppose de connaître le Snart de référence.
6 : « The Gauntlet of Super-Villains! » (The Flash #155), John Broome et Carmine Infantino (1965)
Ce numéro de 1965 rassemble, dans un même récit, une partie de la galerie de Flash : Captain Cold, Mirror Master, Captain Boomerang, Pied Piper, Heat Wave et Top, auxquels s'ajoute Gorilla Grodd. John Broome écrit, Carmine Infantino dessine et Joe Giella encre l'intérieur ; Murphy Anderson a encré la couverture.
C'est un document sur la manière dont la série de l'âge d'argent fait travailler ses méchants en groupe. Cold n'y est pas seul au centre, mais il fait partie du casting réuni, ce qui permet de voir comment l'équipe qui deviendra celle des Rogues se pense à cette époque. Le numéro se lit surtout pour sa valeur historique et pour le plaisir d'une aventure à l'ancienne.
Il s'adresse aux amateurs de l'âge d'argent et aux collectionneurs qui suivent les ennemis de Flash par numéros marquants. Il se lit après Showcase #8 et après la lecture moderne, jamais en premier.
Par où commencer selon votre profil
Pour faire connaissance avec Snart en un seul numéro, ouvrez The Flash #182. Si vous voulez ensuite une intrigue qui mêle Cold aux autres Rogues, enchaînez avec Final Crisis: Rogues' Revenge, trois numéros qui forment un tout.
Si vous suivez Flash dans l'ordre, partez du guide de lecture de Flash, puis placez Showcase #8 et The Flash #155 comme repères de l'âge d'argent, et Rogues Reloaded comme repère de la période Rebirth. L'histoire de Flash replace ces repères dans la chronologie d'ensemble.
Si vous collectionnez, privilégiez les numéros qui comptent dans l'histoire du personnage : la première apparition de 1957, le numéro de 1965 qui réunit la galerie, et l'épisode de 2002 qui lui donne une vie intérieure. Les récits récents se trouvent facilement en recueil.
Les numéros clés à connaître
Voici les fascicules qui jalonnent l'histoire de Captain Cold. Aucune valeur n'est donnée ici : pour apprécier un exemplaire, rapprochez plusieurs ventes récentes de fascicules comparables, plutôt que de retenir une seule annonce.
- Showcase #8 (1957) : première apparition de Leonard Snart dans « The Coldest Man on Earth! », par John Broome et Carmine Infantino.
- The Flash #155 (1965) : « The Gauntlet of Super-Villains! », une partie de la galerie de Flash réunie.
- The Flash vol. 2 #182 (2002) : « Absolute Zero », par Geoff Johns et Scott Kolins.
- Final Crisis: Rogues' Revenge #1 à #3 (2008) : par Geoff Johns et Scott Kolins.
- Flashpoint: Citizen Cold #1 à #3 (2011) : par Scott Kolins.
- The Flash vol. 5 #14 à #17 (2017) : Rogues Reloaded, par Joshua Williamson.
Pour chaque fascicule, examinez les coins, la tranche et la blancheur du papier. Un numéro de 1957 ou de 1965 se juge sur son état et sur sa rareté, tandis que les fascicules des années 2000 et 2010 sont abondants et se départagent par la netteté et la comparaison de plusieurs annonces. Pour le contexte des couvertures de l'époque, explorez aussi le blog.
Questions fréquentes
Leonard Snart débute dans Showcase #8, daté de 1957, dans le récit « The Coldest Man on Earth! ». Le texte est de John Broome, le dessin de Carmine Infantino. Le même numéro contient un autre récit de Flash, « The Secret of the Empty Box! », écrit par Robert Kanigher.
Commencez par The Flash vol. 2 #182, « Absolute Zero » (2002), de Geoff Johns et Scott Kolins. C'est un épisode isolé, qui met Snart au centre et se lit sans préparation. Enchaînez avec Final Crisis: Rogues' Revenge (2008), trois numéros du même duo, puis remontez à Showcase #8.
Dans The Flash vol. 2 #182, Captain Cold part venger sa sœur contre Chillblaine, au mépris de la trêve conclue par les Rogues. L'épisode, écrit par Geoff Johns et dessiné par Scott Kolins, se clôt sur une victoire qui laisse un goût de vide, et c'est ce qui lui donne sa profondeur.
Oui, et il en est l'antagoniste principal. L'arc occupe les numéros #14 à #17 de The Flash vol. 5 (2017), écrits par Joshua Williamson, avec Carmine Di Giandomenico au dessin, rejoint par Davide Gianfelice et Neil Googe dans le dernier numéro. Cold y organise le casse des Rogues.
Citizen Cold est la version de Leonard Snart dans la réalité alternative de Flashpoint, où il est un justicier de Central City. La mini-série Flashpoint: Citizen Cold (2011), écrite et dessinée par Scott Kolins, compte trois numéros et l'oppose à des Rogues revisités.
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