Alan Moore, né le 18 novembre 1953 à Northampton, est le scénariste britannique derrière Watchmen (DC Comics, 1986-1987), V for Vendetta, From Hell, Batman: The Killing Joke et le renouveau de Swamp Thing où il crée John Constantine dès 1985. Ses comics originaux des années 1980, aujourd'hui rares en haut grade CGC, restent parmi les titres les plus recherchés du marché du comics moderne, en grande partie grâce aux adaptations cinématographiques qui ont relancé l'intérêt collectionneur pour chacune de ses séries phares.
Il existe peu d'auteurs de comics dont le nom seul suffit à faire grimper la valeur d'un book. Alan Moore en fait partie, aux côtés d'une poignée de scénaristes qui ont changé la manière dont l'industrie pense le médium. Ce qui distingue Moore, c'est qu'il n'a pas seulement écrit des histoires marquantes : il a littéralement redéfini ce qu'un comic book pouvait raconter, avec quelle densité narrative, et pour quel public. Avant lui, le comics de super-héros américain restait très largement cantonné à un lectorat jeune. Après Swamp Thing et Watchmen, l'idée qu'un comic puisse être étudié comme un roman, cité dans un palmarès littéraire ou disséqué universitairement n'a plus rien d'exotique.
Pour un collectionneur, comprendre la trajectoire d'Alan Moore n'est pas un exercice académique gratuit : c'est la meilleure façon de savoir quels numéros chercher, pourquoi certains tirages sont plus rares que d'autres, et comment la cote de ses comics a évolué au fil des rééditions, des procès d'adaptation et des changements d'éditeur. Cet article retrace son parcours éditorial, des fanzines britanniques de la fin des années 1970 jusqu'à sa rupture définitive avec les grands studios, en s'appuyant sur les données de tirage, de census CGC et de ventes réellement documentées pour ses titres les plus collectionnés.
On y verra aussi pourquoi certains numéros à 75 cents valent aujourd'hui bien plus qu'un numéro équivalent à 95 cents, comment repérer une véritable première impression du Killing Joke, et ce que les adaptations Hollywoodiennes — souvent reniées publiquement par l'auteur lui-même — ont réellement fait à la cote de ses comics d'origine.
Des fanzines anglais à Warrior : la genèse d'un auteur singulier
Alan Moore n'est pas passé par les canaux habituels de l'industrie américaine. Il grandit et vit toujours à Northampton, en Angleterre, une ville industrielle des Midlands qui infuse une bonne partie de son œuvre, de Voice of the Fire à Jerusalem. Sa carrière démarre à la fin des années 1970 dans les fanzines et la presse musicale underground britannique, où il publie d'abord des illustrations et des strips comiques sous divers pseudonymes, avant de signer des scripts pour le magazine 2000 AD, pépinière de toute une génération d'auteurs anglais qui migreront ensuite vers les États-Unis.
Le vrai tournant survient en mars 1982, quand l'éditeur britannique Dez Skinn lance le magazine anthologique Warrior. Moore y écrit deux séries qui vont façonner tout le reste de sa carrière. La première, Marvelman (rebaptisée plus tard Miracleman pour des raisons de droits avec Marvel Comics), ressuscite un super-héros britannique oublié des années 1950 avec un dessin de Garry Leach, puis d'Alan Davis. Moore y applique déjà sa méthode de prédilection : prendre un personnage naïf et en interroger sérieusement les implications, ici la question de ce qu'impliquerait, concrètement, l'existence d'un être doté de pouvoirs quasi divins dans le monde réel. La seconde série lancée dans Warrior, V for Vendetta, dessinée par David Lloyd, imagine une Grande-Bretagne totalitaire dans un futur proche et pose déjà les bases esthétiques et politiques qui définiront l'écriture de Moore : anarchisme, défiance envers l'autorité, construction narrative en couches symboliques.
Ces deux séries britanniques restent aujourd'hui des pièces recherchées par les collectionneurs les plus pointus, mais leur circulation d'origine (revues anthologiques anglaises, tirages limités au marché britannique) les rend nettement plus difficiles à trouver en haut grade que les publications américaines qui suivront. C'est justement leur remarquée qui va attirer l'attention des éditeurs américains, DC Comics en tête, à la recherche de nouvelles voix capables de renouveler un catalogue de super-héros jugé vieillissant au début des années 1980.
Saga of the Swamp Thing : la prise de fonction chez DC Comics (1983-1987)
DC Comics recrute Alan Moore en 1983 pour reprendre l'écriture de la série Saga of the Swamp Thing, un titre d'horreur alors en perte de vitesse. Le choix est audacieux : confier une série américaine établie à un scénariste anglais quasiment inconnu du public US. Le pari se révèle immédiatement payant. Moore ne se contente pas de continuer l'histoire du monstre végétal créé par Len Wein et Bernie Wrightson : il en réécrit la prémisse fondamentale dans un twist devenu légendaire, révélant que la créature n'est pas un homme transformé en plante mais une plante ayant absorbé les souvenirs d'un homme mort. Ce renversement change la nature même du personnage, le fait basculer de l'horreur corporelle classique vers une réflexion écologique et cosmique, et ouvre la voie au style que l'on retrouvera dans toute son œuvre DC ultérieure : une réécriture en profondeur qui respecte la continuité tout en la subvertissant de l'intérieur.
John Constantine, une création presque incidente
C'est dans ce run que Moore introduit, avec le dessinateur Rick Veitch, un personnage secondaire qui deviendra l'un des piliers de l'univers DC : John Constantine. Sa première apparition complète a lieu dans Saga of the Swamp Thing #37, cover-daté juin 1985 (paru en kiosque fin mai 1985), pour un prix de couverture de 0,75 $. Constantine, occultiste cynique et manipulateur inspiré en partie de l'apparence du chanteur Sting, deviendra le héros de sa propre série, Hellblazer, lancée en 1988, puis un personnage central de tout le label DC Vertigo créé quelques années plus tard — un label dont l'existence même découle directement du travail éditorial accompli par Moore sur Swamp Thing.
Sur le plan collection, Saga of the Swamp Thing #37 illustre bien un phénomène récurrent chez les comics de cette période charnière du marché direct américain : l'existence de variantes de prix de couverture. Le comic a été distribué à la fois en édition « direct market » standard et en variante kiosque à 0,95 $, cette dernière nettement plus rare. Les recensements de census avancent une proportion d'environ 1,2 % de variantes 95 cents par rapport aux exemplaires standards, avec de l'ordre de 33 exemplaires recensés contre plus de 2 700 pour l'édition classique — un écart qui se traduit directement dans les prix : quand une édition standard en VF/NM se négocie autour de 110 $, la variante 95 cents équivalente peut dépasser les 350-550 $ selon les guides de cote. Sur le marché des ventes graduées CGC, les grades élevés (9.0 à 9.6) de ce numéro se sont échangés ces dernières années dans une fourchette allant grosso modo de 300 $ à 700 $ selon la variante et le moment de la vente, un niveau qui reflète bien son statut de « first appearance » majeure plutôt qu'un simple numéro d'anthologie horrifique.
Moore quitte Saga of the Swamp Thing après l'issue #64 (1987), laissant derrière lui un run de près de quatre-vingt-dix numéros au total sur la période, souvent cité comme l'un des runs de comics d'horreur les plus influents jamais publiés, et le socle direct sur lequel DC construira tout son écosystème « mature readers ».
Watchmen (1986-1987) : l'œuvre qui redéfinit le médium
Pendant qu'il travaille encore sur Swamp Thing, Alan Moore lance avec le dessinateur Dave Gibbons et le coloriste John Higgins le projet qui va devenir Watchmen. Publiée par DC Comics en douze numéros mensuels, de septembre 1986 à octobre 1987, la série imagine une Amérique alternative où les super-héros costumés ont existé, ont été interdits par une loi fédérale, et où la Guerre froide vient d'atteindre son paroxysme sous la présidence perpétuelle de Richard Nixon. Le postulat aurait pu rester un simple exercice de style « et si » ; Moore et Gibbons en font un objet narratif d'une précision d'horlogerie, construit sur une grille de neuf cases récurrente, des symétries visuelles réfléchies d'un numéro à l'autre, et une structure en miroir qui se referme littéralement sur elle-même au douzième numéro.
Une reconnaissance sans précédent pour un comic book
Watchmen devient, en 1988, le premier et à ce jour le seul comic book de super-héros à remporter un Hugo Award, la plus haute distinction de la science-fiction et de la fantasy, dans une catégorie « Other Forms » créée spécialement pour l'occasion. En 2005, le magazine Time l'inscrit dans sa liste des cent meilleurs romans de langue anglaise publiés depuis 1923 — seul comic book jamais retenu dans ce classement. Ces reconnaissances, obtenues à une époque où le comics de super-héros était presque unanimement snobé par la critique littéraire, ont durablement changé le statut culturel du médium et continuent d'alimenter l'intérêt pour la série chez des lecteurs qui n'ont jamais ouvert un autre comic de leur vie.
La cote de Watchmen #1 aujourd'hui
Sur le marché gradué, Watchmen #1 reste l'un des comics modern age les plus recherchés, mais il ne faut pas se tromper sur sa rareté réelle : contrairement aux comics golden age ou silver age, le tirage de Watchmen #1 en 1986 était déjà important, et le titre a connu de multiples réimpressions au fil des décennies (dont une nouvelle édition à l'occasion du film de 2009). Le census CGC recense plus de 630 exemplaires gradés 9.8 sans qu'aucun exemplaire n'ait à ce jour dépassé cette note, ce qui en fait un book abondant en très haute conservation comparé à des séries plus anciennes, mais où le différentiel de prix entre une 9.6 et une 9.8 peut néanmoins rester significatif du fait de la demande. Les ventes documentées en 9.8 varient fortement selon la plateforme et la période — certaines adjudications en salle des ventes se sont établies autour de plusieurs centaines de dollars, quand des ventes privées entre collectionneurs peuvent dépasser sensiblement ce niveau pour un exemplaire véritablement irréprochable de première impression. Le point de vigilance principal pour un acheteur reste donc moins la rareté brute que l'authentification de l'impression (première édition versus retirage) et l'état des pages, les comics de 1986 étant particulièrement sujets au jaunissement du papier journal utilisé à l'époque.
V for Vendetta et From Hell : le versant politique et documentaire
Pendant que Watchmen occupe le devant de la scène, DC Comics termine également de publier V for Vendetta, la série entamée dans Warrior avec David Lloyd, dont la production britannique s'était interrompue en 1985 avec la disparition du magazine. DC en assure la republication complète entre 1988 et 1989, avec de nouveaux épisodes venant clore le récit. L'histoire, celle d'un anarchiste masqué menant une guérilla symbolique contre un régime fasciste britannique fictif, deviendra bien plus tard un symbole visuel repris par des mouvements de contestation à travers le monde, le masque du personnage étant devenu une icône culturelle indépendante de la bande dessinée elle-même.
From Hell, coécrit avec le dessinateur Eddie Campbell, prend un chemin éditorial très différent : la série est sérialisée à partir de 1989, d'abord dans l'anthologie Taboo puis sous forme de fascicules indépendants publiés par les propres structures d'Eddie Campbell, avant d'être rassemblée en intégrale en 1999. Le récit, une reconstitution méticuleusement documentée et largement spéculative des meurtres de Jack l'Éventreur à Londres en 1888, s'écarte radicalement du format traditionnel du comic book américain : pas de couleur, un rythme de publication irrégulier, une pagination dense proche du roman graphique au sens le plus littéral. Le titre remporte le Prix de la critique au festival d'Angoulême en 2001, confirmant la reconnaissance européenne dont bénéficie Moore depuis déjà le prix du meilleur album décerné à Watchmen en 1989 puis à V for Vendetta en 1990 dans ce même festival.
Pour un collectionneur, ces deux séries se collectionnent très différemment de Watchmen : leurs fascicules d'origine, tirés à des volumes bien plus modestes et souvent publiés par des petits éditeurs indépendants britanniques ou américains, sont beaucoup plus rarement soumis à la gradation CGC et s'échangent principalement sous forme d'intégrales reliées recherchées pour la lecture plutôt que pour la spéculation.
Batman: The Killing Joke (1988), la dernière grande collaboration DC
En 1988, alors que ses relations avec DC Comics se dégradent déjà sur des questions de droits d'auteur et de merchandising — DC ayant notamment refusé de verser à Moore et Gibbons des royalties sur une série de badges promotionnels dérivés de Watchmen —, Alan Moore livre malgré tout l'un des récits Batman les plus marquants jamais publiés : Batman: The Killing Joke, dessiné par Brian Bolland. Publié au format prestige (couverture cartonnée, dos carré, 52 pages) pour un prix de couverture de 3,50 $, l'histoire propose une origine possible du Joker et met en scène l'un des actes les plus violents jamais commis sur Barbara Gordon dans les comics mainstream, un événement dont les répercussions narratives se feront sentir dans l'univers DC pendant des décennies.
Sur le marché du collectible, le repérage de la véritable première impression de The Killing Joke demande un peu d'attention : le titre du comic y est imprimé en vert citron embossé sur cette édition originale, une caractéristique absente des tirages ultérieurs — le livre ayant connu au total quatorze réimpressions successives au fil des décennies, signe de sa popularité continue. Les exemplaires de première impression en haute conservation restent recherchés, avec des valeurs qui, selon les grades et les ventes recensées, s'échelonnent le plus souvent entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de dollars pour les exemplaires standards, les sommets du marché étant réservés aux très rares exemplaires en état quasi parfait.
La rupture avec les grands éditeurs et l'aventure America's Best Comics
Après V for Vendetta, en 1989, Alan Moore cesse de travailler pour DC Comics, estimant que l'éditeur n'a pas respecté les accords initiaux sur les droits de Watchmen, censés lui revenir dès que le titre sortirait du catalogue actif — ce qui, compte tenu du succès continu de la série, n'est jamais arrivé. Ce contentieux, jamais vraiment refermé, explique en grande partie pourquoi Moore a systématiquement refusé, dans les décennies suivantes, d'être associé publiquement aux adaptations tirées de ses œuvres et a demandé le retrait de son nom des génériques.
Moore travaille ensuite pour d'autres structures (Image Comics au milieu des années 1990, notamment sur des titres comme Supreme) avant de créer en 1999 son propre label, America's Best Comics, en partenariat éditorial avec Jim Lee puis, après le rachat de Wildstorm, distribué par DC Comics elle-même — une ironie que Moore ne manquera pas de souligner. C'est sous ce label que paraît, en mars 1999, The League of Extraordinary Gentlemen #1, dessiné par Kevin O'Neill, qui réunit des personnages de la littérature victorienne (le capitaine Nemo, le docteur Jekyll, l'homme invisible, Mina Harker) dans une équipe d'aventuriers improbable. Le numéro, publié pour 2,95 $ sur 32 pages, inaugure une série au ton nettement plus ludique que Watchmen, tout en conservant la même exigence de construction en couches de références et de sous-texte qui caractérise l'ensemble de l'œuvre de Moore.
Cette période marque aussi la conclusion, des décennies plus tard, du feuilleton juridique autour de Marvelman/Miracleman : après un imbroglio de droits impliquant plusieurs éditeurs successifs, Marvel Comics finit par acquérir les droits du personnage en 2009 et republie progressivement le matériel original de Moore à partir des années 2010, sous le nom de Miracleman, rendant enfin accessibles à un lectorat plus large des épisodes fondateurs longtemps restés quasiment introuvables.
L'impact des adaptations sur la cote
Alan Moore est sans doute l'auteur de comics dont l'attitude envers les adaptations cinématographiques est la plus radicalement négative — il a demandé à chaque fois le retrait de son nom du générique et reverse traditionnellement ses éventuels droits d'auteur aux dessinateurs originaux plutôt que de les percevoir lui-même. Ce désaveu public n'a toutefois jamais empêché les studios de continuer à adapter son œuvre, ni empêché ces adaptations d'avoir un effet mesurable sur l'intérêt collectionneur pour les comics d'origine.
From Hell arrive au cinéma en 2001 avec les frères Hughes derrière la caméra et Johnny Depp en tête d'affiche. The League of Extraordinary Gentlemen suit en 2003, un film dont la production compliquée avec Sean Connery et les retombées commerciales mitigées n'ont pas empêché la série papier de conserver son lectorat propre. V for Vendetta sort en 2005, écrit et produit par les Wachowski et réalisé par James McTeigue, avec Hugo Weaving et Natalie Portman ; le film popularise durablement le masque de Guy Fawkes dessiné par David Lloyd bien au-delà du cercle des lecteurs de comics, jusqu'à en faire un symbole politique repris internationalement. Watchmen, enfin, est porté à l'écran en 2009 par Zack Snyder, dans une adaptation très fidèle visuellement au comic original de Gibbons, suivie dix ans plus tard par la série télévisée Watchmen de Damon Lindelof pour HBO (2019), qui ne reprend pas directement le récit de Moore mais s'en présente comme une suite thématique dans le même univers.
Chacune de ces sorties a généré, de façon documentée sur le marché secondaire, un regain temporaire de demande pour les comics d'origine correspondants, particulièrement pour les premiers numéros et les exemplaires en haut grade — un phénomène classique de « bump » lié à une adaptation, observable pour de nombreux comics au-delà de l'œuvre de Moore, mais particulièrement net ici du fait de la notoriété du contraste entre le succès populaire des films et le rejet assumé de leur propre auteur.
Guide d'achat : comment collectionner Alan Moore
- Distinguer impression et réimpression sur Watchmen #1. DC a réédité la série à plusieurs reprises, notamment autour de la sortie du film de 2009 ; vérifiez systématiquement le code d'impression au dos de la couverture ou le certificat CGC avant tout achat coûteux.
- Repérer la variante 95 cents sur Saga of the Swamp Thing #37. C'est cette édition kiosque, nettement moins tirée que l'édition direct market à 75 cents, qui concentre la valeur sur ce numéro clé de la première apparition de John Constantine.
- Vérifier le vert citron embossé sur The Killing Joke. Le titre en relief coloré n'apparaît que sur la toute première impression de 1988 ; toutes les réimpressions ultérieures (au nombre de quatorze) utilisent une présentation différente et valent nettement moins cher.
- Privilégier les pages blanches ou quasi-blanches pour les books des années 1980. Le papier journal utilisé sur Watchmen et Swamp Thing à l'époque jaunit vite ; l'état des pages influence fortement la note CGC et donc la valeur, plus encore que sur des séries plus récentes.
- Ne pas négliger les publications britanniques de Warrior. Les tout premiers épisodes de Marvelman et V for Vendetta, parus en 1982 dans ce magazine anglais à diffusion limitée, sont bien plus rares que les rééditions américaines ultérieures et intéressent un cercle de collectionneurs spécialisés.
- Considérer les intégrales pour From Hell et V for Vendetta. Compte tenu de leur mode de publication original fragmenté et peu standardisé, ces deux œuvres se collectionnent le plus souvent sous forme de recueils complets plutôt qu'en fascicules individuels gradés.
- Suivre sa collection dans la durée. Pour garder une vue d'ensemble sur l'état, la provenance et l'évolution de cote de chaque numéro acquis, l'usage d'un outil de suivi dédié comme l'application de gestion de collection de comics permet d'éviter les doublons et de repérer les meilleures opportunités de revente.