Web of Spider-Man #1 porte la date de couverture d'avril 1985. Louise Simonson en signe le scénario, Greg LaRocque les crayonnés, et la couverture est généralement attribuée à Charles Vess. Le numéro ouvre la troisième série mensuelle régulière du personnage, juste après l'arrêt de Marvel Team-Up, et il referme la trajectoire du costume noir vivant par un affrontement nocturne dans un clocher. On le recherche pour cette position de charnière, pas pour une quelconque rareté.
Un titre de 1985 pose au collectionneur une question inconfortable : pourquoi payer pour un fascicule imprimé à l'époque où les tirages étaient encore massifs et où les boutiques spécialisées stockaient les nouveautés par piles de cinquante ? La réponse, pour ce premier numéro de Web of Spider-Man, tient en deux mots : succession éditoriale et clocher. Le fascicule occupe le créneau laissé vacant par un autre mensuel, et il fournit le maillon qui relie le costume noir de 1984 à ce qui sortira du même symbiote trois ans plus tard. Acheter ce numéro n'est donc jamais un pari sur la rareté : c'est un arbitrage sur le grade et sur la cohérence d'une suite.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Le numéro : avril 1985, Simonson et LaRocque, une nuit de clocher
Le fascicule arrive en kiosque et en boutique avec une date de couverture d'avril 1985, selon la convention américaine qui place cette mention deux à trois mois après la mise en vente réelle. Au scénario, Louise Simonson, dont le passage par la rédaction des titres mutants lui avait déjà donné l'habitude des intrigues qui courent sur plusieurs mois. Aux crayonnés, Greg LaRocque. Les crédits d'encrage et de couleur varient d'une source à l'autre selon qu'elles recensent l'édition d'origine ou une réimpression ultérieure : si la mention vous importe, lisez l'indicia de l'exemplaire plutôt qu'une fiche en ligne.
L'intrigue repose sur un organisme que le lecteur de 1985 croyait neutralisé. Séparé de son porteur et tenu à l'écart depuis plusieurs mois de publication, le costume vivant retrouve sa cible, la recouvre de nouveau et l'emporte. La séquence se dénoue en hauteur, dans un clocher, où le son des cloches joue contre l'organisme. Le détail compte pour la suite du personnage, puisque c'est ce lieu précis qui reviendra dans l'histoire éditoriale du symbiote.
Pour un acheteur, trois choses dans ce numéro sont vendeuses indépendamment du récit : le mot « 1 » sur la couverture, la silhouette noire qui occupe l'image, et le nom d'une série qui a ensuite tenu dix ans. Les trois concourent à une demande régulière, jamais spectaculaire.
Ce que le catalogue dit de la succession des titres
Au début de 1985, l'offre mensuelle consacrée au personnage se compose de deux mensuels principaux auxquels s'ajoute un titre d'équipe tournante, Marvel Team-Up, qui associait Spider-Man à un invité différent presque chaque mois depuis le début des années 1970. Ce titre s'arrête au numéro 150, daté de février 1985. Web of Spider-Man prend sa place dans le calendrier de parution, avec un cahier des charges inverse : plus de solo, plus de continuité interne, moins de vedette de passage.
Quand vous consultez le catalogue, ce passage de relais explique deux choses que les vendeurs présentent parfois mal. D'abord, la numérotation repart de 1 sans que le personnage change : il n'y a ni reprise ni nouvelle version, seulement un nouveau contenant. Ensuite, le volume imprimé reste calibré sur la demande d'un mensuel installé, pas sur celle d'un lancement risqué. Un éditeur qui remplace un titre existant imprime en confiance.
Le détail à retenir pour la cote : la série a conservé une numérotation continue pendant toute sa durée, ce qui facilite le repérage des numéros voisins dans une liste de collection et évite les confusions avec les relances postérieures qui ont réutilisé le même nom.
Pourquoi ce numéro compte dans la chaîne du symbiote
Le costume noir apparaît pour la première fois dans Amazing Spider-Man #252, daté de mai 1984, avec deux parutions parallèles la même année qui touchent au même élément de récit. Sa nature d'organisme vivant est établie quelques mois plus tard, dans Amazing Spider-Man #258. Web of Spider-Man #1 constitue l'étape suivante : la tentative de reprise, et le dénouement dans le clocher. Trois ans après, en 1988, le même organisme revient associé à un autre porteur dans Amazing Spider-Man #300.
Cette chaîne de quatre fascicules est ce qui donne sa valeur au numéro d'avril 1985. Un collectionneur qui possède le premier et le dernier maillon veut les deux du milieu, et le maillon de 1985 est le moins cher des quatre. C'est à ce titre qu'il circule : complément d'une série déjà entamée, rarement achat d'ouverture. Si vous construisez cet ensemble, c'est le numéro sur lequel vous pouvez vous permettre d'être exigeant sur le grade, puisque les exemplaires propres ne manquent pas.
Notez aussi que la série elle-même a nourri la suite de cette histoire : le numéro 18 de Web of Spider-Man, daté de septembre 1986, est régulièrement présenté comme la première apparition partielle, non identifiable, du personnage qui portera ensuite le symbiote. Cette lecture n'est pas unanime et elle se discute depuis des années ; elle suffit en revanche à expliquer pourquoi la demande ne porte pas uniquement sur le numéro 1.
Ce qui fait varier la cote : grade, édition, provenance
Pour un fascicule de 1985 largement diffusé, l'écart de prix se joue presque entièrement sur l'état. Entre un exemplaire lu, aux coins mous et au dos légèrement blanchi, et un exemplaire quasi neuf sorti d'un carton de boutique, le rapport se compte en multiples, pas en pourcentages. À partir du haut de l'échelle, chaque cran supplémentaire pèse davantage que le précédent, parce que la population d'exemplaires notés très haut se réduit vite alors que celle des exemplaires moyens reste énorme.
La couverture noire dominante travaille contre le vendeur. Sur un aplat sombre, chaque pliure, chaque frottement de dos et chaque trace d'ongle ressort en clair. Deux exemplaires de même grade apparent ne se présentent pas de la même façon à l'œil selon la position de ces marques : la demande se porte sur ceux dont le dos est resté net sur toute sa hauteur.
La provenance pèse moins ici que sur un numéro des années 1960, mais elle n'est pas nulle. Un lot acheté en boutique à l'époque et conservé à plat dans une boîte depuis quarante ans produit des exemplaires homogènes, souvent mieux centrés que ceux qui ont circulé par la poste. Demandez toujours comment le lot est arrivé chez le vendeur.
Reconnaître une édition d'une autre
En 1985, le même numéro pouvait sortir par deux canaux : le kiosque, avec sa remise en place et ses retours, et le réseau naissant des boutiques spécialisées, qui achetait ferme. Les deux circuits ont reçu des fascicules identiques au contenu, mais la zone du code-barres sur la couverture a servi, selon les périodes, à les distinguer. Ne concluez jamais sur la mémoire d'un autre titre : comparez la case du code-barres de l'exemplaire proposé avec celle d'un exemplaire dont le circuit est documenté, et mentionnez la différence au vendeur si elle existe.
Pour ce premier numéro, un deuxième point mérite votre attention : le nom de la série a été repris par Marvel pour d'autres publications bien après l'arrêt du mensuel d'origine. Un fascicule portant le même titre et le même numéro 1 mais une date de couverture postérieure n'est pas le même objet, même s'il apparaît sous une annonce identique. L'année imprimée dans l'indicia tranche la question en deux secondes.
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Commencer mon essai →Les pièges à l'achat
Le premier piège est l'annonce qui mélange les dates. Entre mai 1984, décembre 1984, avril 1985 et mai 1988, la chaîne du symbiote offre quatre repères que des vendeurs pressés confondent, parfois de bonne foi. Exigez une photo de la couverture entière et du haut de page où figure le numéro.
Le deuxième piège concerne la notation de complaisance. Sur un fascicule abondant, personne n'a intérêt à faire noter un exemplaire moyen : le coût de la prestation dépasse l'écart de prix obtenu. Un exemplaire noté bas, présenté dans son boîtier comme une pièce sérieuse, signale donc souvent un vendeur qui a fait noter un lot entier sans trier. Le boîtier ne valorise pas, il décrit.
Le troisième piège est l'exemplaire restauré sans mention. Un pli de dos repassé, un coin recollé, une infime retouche de noir sur une couverture aussi sombre se voient mal sur photo. Si le prix demandé correspond au haut de l'échelle, demandez des clichés en lumière rasante avant de régler.
Les numéros voisins qui comptent aussi
Dans la série elle-même, le numéro 18 de septembre 1986 attire la demande pour la raison évoquée plus haut, et le numéro 24 est cité dans la même discussion. Le premier annuel de la série, paru la même année que le lancement, complète souvent les collections qui visent l'exhaustivité d'un début de titre. Les premiers vingt numéros se trouvent facilement en lot, ce qui est la façon la plus économique d'entrer dans le titre.
Hors de la série, les trois autres maillons déjà cités forment l'essentiel de la demande : le fascicule de mai 1984 qui montre le costume pour la première fois, celui qui en révèle la nature, et celui de 1988 où l'organisme trouve son porteur durable. Les trois coûtent sensiblement plus que le numéro d'avril 1985, et le dernier plus que les deux autres réunis dans les grades hauts.
Si vous suivez cette filiation jusqu'au bout, la génération suivante d'organismes conduit vers des numéros du début des années 1990, imprimés en volumes encore supérieurs, où la question du grade devient la seule qui compte vraiment. Notre hub Carnage détaille cette période.
Ce que la notation change sur un fascicule abondant
La notation ne crée pas de rareté, elle la révèle. Sur un numéro de 1985, les populations recensées sont larges dans les grades intermédiaires et se resserrent fortement au sommet. C'est cette asymétrie qui produit l'essentiel de l'écart de prix : vous ne payez pas le numéro, vous payez le fait que peu d'exemplaires soient restés aussi propres que celui que vous regardez.
Conséquence pratique : faire noter un exemplaire de ce numéro n'a de sens que si vous le pensez très haut de gamme, ou si vous le vendez à distance et que l'acheteur refuse d'acheter sans boîtier. Dans tous les autres cas, le coût de la prestation et de l'aller-retour n'est pas récupéré. Pour un exemplaire de lecture ou de complément de série, une pochette, un carton et une boîte à l'abri de la lumière suffisent.
Sur un numéro de 1985, le chiffre porté par une étiquette dit moins que les mentions qui l'accompagnent : lisez-les avant de regarder la note. La mention d'une restauration, d'une pagination incomplète ou d'une qualité de couleur signalée change le marché de l'objet beaucoup plus que la différence entre deux crans voisins.
Comment le suivre dans une collection
Ce numéro appartient à deux ensembles à la fois, et c'est la source d'erreur la plus fréquente dans les inventaires. Il est le numéro 1 d'une série, donc il se range avec les numéros 2, 3, 4 et suivants. Il est aussi le troisième maillon d'une chaîne qui traverse trois titres différents, donc il mérite une étiquette transversale. Dans My Comics Collection, enregistrez-le une seule fois dans sa série et ajoutez une étiquette personnelle pour la chaîne : l'inventaire reste juste et la recherche thématique fonctionne.
Renseignez trois champs qui vous serviront plus tard : la date de couverture exacte, le circuit de distribution si vous l'avez identifié sur la case du code-barres, et votre propre appréciation d'état avec deux ou trois mots sur ce que vous voyez, par exemple « dos net, coin inférieur droit mou ». Une note en texte libre vaut mieux qu'un chiffre que vous ne saurez plus justifier dans cinq ans.
Pensez enfin à marquer les manques. Si votre objectif est la chaîne complète, l'application doit vous montrer en un coup d'œil lequel des quatre maillons vous reste à trouver, pour que vous arbitriez votre budget en connaissance de cause plutôt qu'au gré des annonces. Le hub Spider-Man recense les autres séries à surveiller, et Venom celles qui prolongent cette histoire.
Conclusion : un maillon à acheter au bon grade
Web of Spider-Man #1 n'est pas une pièce que l'on chasse, c'est une pièce que l'on choisit. Les exemplaires existent par milliers, l'écart de prix se joue sur deux ou trois crans de grade, et la demande vient presque entièrement de collectionneurs qui montent une suite précise. Cette configuration vous est favorable : vous pouvez attendre, comparer, refuser un exemplaire au dos marqué et en trouver un autre le mois suivant.
La seule erreur coûteuse serait de payer un exemplaire d'avril 1985 au prix d'un maillon rare de la même chaîne, ou de confondre ce premier numéro avec l'un des titres postérieurs qui en ont repris le nom. La date imprimée dans l'indicia et l'état réel du dos règlent les deux questions.
Vous hésitez entre deux exemplaires d'avril 1985 et vous voulez savoir ce que vaut l'écart de grade avant de vous décider ?
Estimer mon comicQuestions fréquentes
Marvel Team-Up, le mensuel qui associait Spider-Man à un invité différent presque chaque mois, se termine au numéro 150, daté de février 1985. Web of Spider-Man reprend son créneau de parution avec la date d'avril 1985, mais un cahier des charges inverse : des récits solo et une continuité interne au titre, au lieu de vedettes de passage.
Le scénario est de Louise Simonson et les crayonnés de Greg LaRocque. La couverture est généralement attribuée à Charles Vess. Les crédits d'encrage et de couleur diffèrent parfois d'une source à l'autre selon qu'elles décrivent l'édition d'origine ou une réimpression : l'indicia de l'exemplaire que vous avez en main reste la référence.
Non. Il met en scène l'organisme seul, qui tente de reprendre son ancien porteur, et se dénoue dans un clocher. Le personnage que l'organisme habitera ensuite n'apparaît pleinement qu'en 1988, dans Amazing Spider-Man #300. Le numéro 18 de la série, daté de septembre 1986, est lui discuté comme une apparition partielle et non identifiable.
Seulement si vous le pensez très haut de gamme, ou si vous le vendez à distance à un acheteur qui l'exige. Sur un tirage aussi abondant, le coût de la prestation et des transports dépasse l'écart de prix obtenu dans les grades intermédiaires. Pour un exemplaire de complément, une pochette, un carton et une boîte à l'abri de la lumière suffisent.
Le nom de la série a été réutilisé par l'éditeur bien après l'arrêt du mensuel lancé en 1985. Un fascicule au titre identique et au même numéro 1 mais daté d'une autre année n'est pas le même objet. Vérifiez la date de couverture et l'année portée dans l'indicia avant de régler, surtout sur une annonce illustrée par une photo générique.