The Walking Dead #19 (2005) : première apparition de Michonne, illustration article

Michonne entre dans The Walking Dead à la toute fin du numéro 19, publié par Image Comics avec une date de couverture d'avril 2005, écrit par Robert Kirkman, dessiné par Charlie Adlard et mis en gris par Cliff Rathburn. Elle surgit devant la clôture de la prison, sabre au côté, flanquée de deux morts enchaînés qui lui servent de camouflage. Les collectionneurs cherchent ce numéro parce qu'il ouvre aussi le quatrième recueil de la série.

Sur ce numéro, la difficulté n'est pas de trouver un exemplaire : il en circule beaucoup. Elle est de savoir lequel vous avez sous les yeux. The Walking Dead est l'une des séries les plus réimprimées des années 2000, et le numéro 19 a été remis sous presse plusieurs fois, parfois avec un habillage identique à celui de 2005. Ajoutez à cela une cote qui a suivi, puis quitté, la courbe de la série télévisée, et vous obtenez un numéro où deux acheteurs peuvent payer des sommes sans rapport pour ce qui ressemble au même objet.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité : The Walking Dead #19 (2005) : la première apparition de Michonne

Le numéro : date, auteurs, ce qui s'y passe

Le numéro 19 porte une date de couverture d'avril 2005. Robert Kirkman en signe le scénario, Charlie Adlard les planches, Cliff Rathburn les gris qui donnent à l'intérieur son noir et blanc particulier, ni ligne claire ni lavis. La série est alors publiée par Image Comics, sans le label qui accompagnera plus tard la franchise.

Narrativement, ce numéro referme un cycle et en ouvre un autre : il suit la bataille pour le contrôle de la prison et constitue le premier chapitre du quatrième recueil de la série. L'essentiel du fascicule est consacré à la remise en ordre du groupe de Rick Grimes dans un lieu qu'il croit enfin sécurisé. C'est la dernière page qui compte pour le collectionneur : une silhouette encapuchonnée apparaît de l'autre côté du grillage, accompagnée de deux cadavres animés tenus par des chaînes. Michonne, dont le nom n'est pas encore donné au lecteur à cet instant.

Cette construction a une conséquence pratique. L'apparition est brève, en fin de numéro, et elle ne figure pas en annonce sur la couverture. Un vendeur qui ignore la série peut proposer un numéro 19 sans savoir ce qu'il vend, et c'est à peu près la seule bonne nouvelle de ce marché pour un acheteur patient.

Le contexte éditorial : ce que la série publiait alors

Au printemps 2005, The Walking Dead a un peu plus d'un an et demi : le premier numéro est paru en octobre 2003. Tony Moore avait dessiné les six premiers fascicules avant que Charlie Adlard ne prenne la série à partir du numéro 7, et c'est lui qui la mènera jusqu'à la fin. La série n'est pas encore un phénomène. Elle est un titre d'horreur en noir et blanc, publié mensuellement, dans un catalogue où le format des recueils commence tout juste à construire un lectorat en librairie.

Cela a un effet direct sur les tirages. Les commandes des libraires spécialisés sur les numéros de cette période se situent très en dessous de celles des titres de super-héros concurrents. Image a ensuite comblé la demande naissante non par de nouveaux tirages du numéro 19 seul, mais par les recueils, puis par des programmes de réimpression. Autrement dit, la rareté d'un premier tirage de 2005 est réelle, et la quantité d'exemplaires disponibles sur le marché ne la reflète pas.

Pourquoi ce numéro est devenu une clé

Michonne est devenue, au fil de deux cents fascicules, l'un des trois ou quatre personnages dont la série ne pouvait plus se passer. Elle n'est pas un faire-valoir introduit pour un arc : elle traverse la prison, la confrontation avec le Gouverneur, la reconstruction, et reste présente très tard dans la publication. Dans un récit qui a bâti sa réputation sur la mortalité de son casting, la longévité d'un personnage est en soi un argument de collection.

L'autre moteur est extérieur au papier. L'adaptation télévisée a commencé fin 2010 ; Michonne y est apparue brièvement à la charnière de la deuxième saison, puis comme personnage régulier à partir de la troisième, en 2012. Chaque annonce de casting, chaque première diffusion, chaque spin-off a déclenché des vagues d'achat sur son premier fascicule. C'est le mécanisme classique des premières apparitions adaptées à l'écran, et il explique pourquoi le numéro 19 s'est détaché du reste des numéros de 2005.

Ce qui fait varier la cote : état, édition, tirage

Trois variables, et elles ne pèsent pas pareil. L'édition d'abord : un premier tirage et une réimpression du même numéro ne jouent pas dans la même catégorie, l'écart entre les deux étant le plus large de tous ceux que vous rencontrerez sur ce fascicule. L'état ensuite : sur un comic de 2005, la haute note est attendue, et c'est l'absence de défaut qui se paie, pas sa présence. Le pays de vente enfin, car la demande sur les séries Image des années 2000 reste très concentrée sur le marché anglophone.

Un point propre à ce numéro mérite d'être signalé : les couvertures de cette période de la série comportent de larges aplats sombres, qui révèlent impitoyablement les micro-frottements, les plis d'agrafage et le blanchiment des arêtes. À état réel équivalent, un numéro 19 se présente donc moins bien qu'un fascicule contemporain à couverture claire. C'est aussi pour cette raison que les exemplaires jugés irréprochables sont proportionnellement moins nombreux qu'on ne l'attendrait pour un comic de cet âge.

Sur le reflux, soyons francs : la fin de la série télévisée a retiré au numéro 19 le carburant qui l'avait porté. La demande spéculative s'est déplacée, les offres se sont multipliées, et la hiérarchie entre les grades s'est resserrée par le bas. Un acheteur qui compare une offre d'aujourd'hui à un souvenir de la période des grandes saisons se trompera de référence. Prenez des points de comparaison récents, sur des ventes conclues, et uniquement sur des exemplaires dont le tirage est établi.

Reconnaître une édition d'une autre

C'est la question centrale sur ce numéro, et elle se tranche à l'ourlet du texte légal, pas à l'œil. Les mentions de tirage figurent normalement dans l'indicia, la ligne de mentions légales imprimée sur les premières pages : un tirage ultérieur y est en principe désigné comme tel. Prenez l'habitude d'exiger une photographie nette de ce bloc de texte avant tout achat à distance, au même titre que les photos de couverture.

Deux familles de réimpressions circulent largement. La première est constituée des tirages ultérieurs classiques, remis sous presse pour accompagner la demande, avec la même illustration de couverture. La seconde relève des programmes de republication : la série hebdomadaire lancée par l'éditeur en 2011, qui a repris les premiers numéros un par un avec un habillage de logo propre, et les réimpressions anniversaires à couverture redessinée parues plus tard. Ces dernières sont faciles à écarter puisque l'image change ; la série hebdomadaire se repère au logo ; les tirages ultérieurs à image identique sont les seuls qui demandent de lire l'indicia.

Si un vendeur ne peut ou ne veut pas fournir cette photographie, considérez l'exemplaire comme un tirage indéterminé et négociez sur cette base. Il n'existe aucun raccourci fiable, aucun détail de code-barres universellement admis qui permette de conclure sans ce contrôle, et les affirmations contraires que vous lirez sur les forums méritent au minimum une vérification sur l'exemplaire.

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Les pièges à l'achat

Le premier piège est l'annonce qui écrit « première apparition de Michonne » sans préciser le tirage. La mention est vraie du contenu, elle ne dit rien de l'objet. Le deuxième est la confusion entre le fascicule et le recueil : le quatrième volume relié contient la scène, il n'a pas de valeur de collection comparable, et certaines annonces entretiennent le flou en photographiant une couverture de recueil.

Le troisième est plus retors : les lots. Les numéros de cette période se vendent souvent par séquences, et un lot « 13 à 24 » peut parfaitement associer des tirages ultérieurs à quelques premiers tirages, sans intention de tromper. Demandez le détail numéro par numéro, ou achetez le lot au prix du tirage le plus faible.

Dernier point, propre aux séries à fort tirage de lecture : la pression sur l'agrafe. Les fascicules Image de cette époque ont des dos relativement fragiles, et un exemplaire lu plusieurs fois montre un décalage des pages à l'agrafage qui pénalise lourdement la note sans être visible sur une photographie de face.

Les numéros voisins qui comptent aussi

Le numéro 1, paru en octobre 2003, reste le sommet absolu de la série et une classe d'objet à part, avec ses propres problèmes d'identification de tirage. Le numéro 7 intéresse les amateurs de dessin : c'est l'arrivée de Charlie Adlard. Le numéro 27 porte la première apparition du Gouverneur, l'antagoniste qui structure la longue séquence de la prison et dont le numéro 19 prépare indirectement le terrain. Beaucoup plus loin, le numéro 100 concentre à la fois une première apparition majeure et l'épisode le plus commenté de toute la publication, dans un contexte éditorial sans rapport avec 2005. Le numéro 193, paru en juillet 2019, ferme la série de façon volontairement abrupte.

Si votre objectif est la cohérence d'un ensemble plutôt que la pièce isolée, la séquence des numéros 19 à 24 forme un bloc narratif complet et s'acquiert encore sans difficulté. Le hub consacré à la série détaille cette architecture.

Ce que la notation change

Sur un fascicule de 2005 dont il subsiste beaucoup d'exemplaires, la notation sert moins à certifier l'état qu'à certifier le tirage. C'est l'inverse de son usage habituel. Un exemplaire encapsulé dont l'étiquette mentionne explicitement le premier tirage et l'apparition du personnage vous épargne le contrôle de l'indicia et le risque de litige ; un exemplaire encapsulé dont l'étiquette reste muette sur le tirage ne vous épargne rien du tout, et il faut alors lire ce qui est visible à travers la coque.

Pour un numéro brut, le raisonnement est celui du coût relatif : la notation n'a de sens que si l'écart de cote entre la note espérée et la note immédiatement inférieure dépasse largement le coût de l'opération et du transport. Sur le numéro 19 en état moyen, cette condition n'est pratiquement jamais remplie. Sur un exemplaire que vous jugez impeccable après examen des arêtes et de l'agrafage, elle peut l'être.

Les sections de cette fiche, de la description du numéro aux pièges à l'achat

Comment le suivre dans une collection

Ce numéro est l'exemple type de la fiche qui doit porter plus d'informations que « série, numéro, état ». Enregistrez le tirage, la source de cette certitude, la date d'acquisition et, si l'exemplaire est noté, le libellé exact de l'étiquette. Dans My Comics Collection, ces éléments tiennent dans les champs de l'exemplaire, et le catalogue fournit l'ossature bibliographique sur laquelle vous les accrochez.

L'intérêt se révèle au moment de revendre ou d'assurer : vous retrouvez en une recherche les exemplaires dont le tirage est documenté et ceux qui restent incertains, au lieu de rouvrir les boîtes. Pour une série aussi réimprimée, c'est la différence entre un inventaire et une liste. Les séries créateur de la même maison d'édition, de Spawn à Saga, posent d'ailleurs des questions d'édition voisines.

Conclusion

Le numéro 19 de The Walking Dead est un achat raisonnable à deux conditions, et elles sont toutes les deux sous votre contrôle. La première est de n'acheter qu'un tirage établi, indicia à l'appui, en acceptant de laisser passer les offres opaques, qui sont nombreuses. La seconde est de calibrer votre prix sur des ventes récentes et non sur la période où la série télévisée dictait le marché. À ces conditions, vous acquérez la première apparition d'un personnage central d'une série achevée, dans un fascicule dont la rareté en premier tirage est bien réelle.

Vous avez un numéro 19 de 2005 dans vos boîtes et vous ne savez pas s'il s'agit d'un premier tirage ou d'une remise sous presse ?

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Questions fréquentes

Oui, mais uniquement dans les dernières pages du fascicule, derrière la clôture de la prison, avec ses deux morts enchaînés. Son nom et son rôle ne sont développés qu'à partir des numéros suivants. Cette brièveté est normale pour une première apparition et ne retire rien au statut du numéro 19, qui reste la référence recherchée.

Lisez l'indicia, le bloc de mentions légales imprimé sur les premières pages : une remise sous presse y est en principe signalée comme tirage ultérieur. Les réimpressions anniversaires portent une autre illustration et la série hebdomadaire de 2011 se reconnaît à son logo. En cas de doute sur un achat à distance, exigez une photographie nette de ce bloc.

Non. Le recueil contient bien la scène, puisque le numéro 19 en est le premier chapitre, mais il a été imprimé en très grande quantité et réimprimé pendant des années. Il garde un intérêt de lecture et de bibliothèque, pas de collection. Méfiez-vous des annonces qui illustrent un fascicule avec une couverture de recueil.

La demande qui s'était formée pendant les saisons les plus suivies s'est effectivement retirée, et les offres sont redevenues abondantes. Les écarts entre les grades moyens se sont resserrés, ceux du haut de l'échelle résistent mieux. Pour fixer un prix, appuyez-vous sur des ventes conclues récemment, pas sur les niveaux de la grande période de l'adaptation.

Seulement si l'exemplaire est irréprochable après examen des arêtes sombres et de l'agrafage, car c'est là que ce fascicule se dégrade. Sur ce numéro, l'étiquette sert surtout à attester le tirage. En état moyen, le coût de l'opération dépasse presque toujours le gain de cote espéré, et un exemplaire brut bien photographié se vend sans difficulté.