Venom: Lethal Protector #1 (daté février 1993, mis en vente le 29 décembre 1992) est la première série solo de Venom. Sa couverture est un foil rouge sur cardstock, art de Mark Bagley et Sam de la Rosa : il n'existe pas de « couverture noire » pour ce numéro, contrairement à ce qu'on lit souvent. Une seule autre édition est répertoriée, l'édition Gold, incentive revendeur au fond foil doré au lieu du rouge, limitée à 11 000 exemplaires. Les « gold newsstand » et « hologramme rouge » qui circulent dans les annonces n'apparaissent dans aucune des bases consultées. Le film Venom (2018) s'appuie en partie sur cette série.
Publié en février 1993, Venom: Lethal Protector #1 marque un tournant historique : pour la première fois, un vilain Spider-Man obtient sa propre série solo. Le succès de cette mini-série de 6 numéros a prouvé que Venom était un personnage bankable en tant que protagoniste, ouvrant la voie à des décennies de séries Venom et, ultimement, aux films Sony avec Tom Hardy.
En 2026, Lethal Protector #1 reste l'un des numéros clés modernes les plus échangés du marché. Aucun chiffre de tirage de l'édition courante n'est documenté publiquement, et nous n'en inventerons pas : les montants qui ont circulé pour ce numéro, d'un million et demi d'exemplaires et plus, ne reposent sur aucune source vérifiable. Ce qui est établi, en revanche, c'est que l'édition courante a été imprimée en très grande quantité, ce qui la rend abondante en haut grade, et que la seule édition dont le tirage soit chiffré est l'édition Gold, à 11 000 exemplaires. Le détail de la série, de ses créateurs et de son intrigue est traité dans notre analyse de la première série solo de Venom.
Les éditions réellement répertoriées
C'est le point sur lequel cette page se trompait, et il vaut la peine d'être posé précisément, parce que c'est lui qui détermine ce que vous achetez. Les bases de référence consultées ne répertorient que deux éditions du #1 pour le marché nord-américain :
| Édition | Description | Statut sur le marché |
|---|---|---|
| Édition courante, foil rouge | Cardstock épais, foil métallisé rouge, art de Mark Bagley et Sam de la Rosa. Prix de couverture 2,95 dollars. | Très abondante, y compris en haut grade |
| Édition Gold | Même illustration, fond foil doré au lieu du rouge. Incentive revendeur, distribué après l'édition courante malgré la même date d'indicia, et avec un contenu éditorial différent : un portfolio Venom de Mark Bagley s'y ajoute au récit. | 11 000 exemplaires : la seule rareté chiffrée du titre |
Ce qui n'existe pas, ou n'est pas documenté : il n'y a pas de « couverture noire » pour ce numéro, pas de « gold newsstand », et pas d'édition à hologramme rouge. Ces appellations reviennent régulièrement dans les annonces et dans les articles qui se recopient entre eux. Aucune n'apparaît dans les bases consultées. On rencontre en revanche des exemplaires dits « black » qui correspondent à un foil mal ou non appliqué, c'est-à-dire un défaut d'impression : ni une édition, ni un tirage identifiable, et rien qui justifie une prime. Il existe par ailleurs des éditions destinées à d'autres marchés, notamment australien, reconnaissables à leur prix de couverture.
Le vrai piège de grade : la surface foil, rouge comme dorée, est extrêmement sensible aux micro-rayures et aux traces de doigts, souvent présentes dès la sortie d'usine. Un exemplaire qui paraît parfait à l'œil nu redescend régulièrement d'un ou deux crans à la notation. C'est ce qui explique l'écart entre les tout premiers grades et les grades immédiatement inférieurs, et c'est ce qui rend risqué l'achat d'un exemplaire brut dans l'espoir d'obtenir le grade le plus haut.
L'édition Gold : la seule rareté chiffrée
L'édition Gold est la pièce maîtresse du titre, et c'est la seule dont la rareté repose sur un chiffre documenté plutôt que sur une impression de marché.
Identification : l'illustration est celle de l'édition courante, mais le fond foil est doré au lieu d'être rouge. Les deux éditions se distinguent donc d'un coup d'œil, à condition d'avoir vu le rouge au moins une fois. L'édition Gold contient en outre un portfolio Venom de Mark Bagley absent de l'édition courante, ce qui en fait, du point de vue des bases de référence, une publication distincte et pas une simple variante de couverture.
Tirage : 11 000 exemplaires, au titre d'incentive revendeur. C'est le seul chiffre de tirage documenté pour ce titre, et il est à comparer à une édition courante imprimée en très grande quantité, dont aucun volume précis n'est publié. L'écart d'ordre de grandeur suffit : l'édition Gold n'est pas « un peu plus rare », elle appartient à une autre catégorie d'objet.
Un piège de datation : l'indicia de l'édition Gold porte la même date de février 1993 que l'édition courante, alors qu'elle a été distribuée plus tard. Un vendeur de bonne foi peut donc la présenter comme contemporaine du premier tirage. Elle l'est sur le papier, pas dans les faits.
Impact du film Venom (2018) et de la trilogie Sony
Le film Venom (2018) s'appuie en partie sur l'intrigue de Lethal Protector, aux côtés de « Planet of the Symbiotes », ce que le réalisateur Ruben Fleischer et Tom Hardy ont confirmé dès décembre 2017. Le film partage avec la série son décor de San Francisco, la Life Foundation, Carlton Drake et le symbiote Riot, mais n'y intègre pas Spider-Man. Les deux suites, en 2021 et 2024, prolongent cette même ligne.
L'effet sur le marché a suivi une forme que l'on retrouve sur la plupart des numéros adaptés, et que l'on peut décrire sans inventer de chiffres. Avant l'annonce du casting, en 2016, l'édition courante était un numéro des années 1990 de plus, abondant et peu demandé. L'annonce, puis la sortie du premier film à l'automne 2018, ont produit une hausse rapide, suivie par le repli habituel après la fin de l'exploitation en salles. Les deux suites ont relancé l'intérêt par paliers plus modestes, et la fin de la trilogie a été suivie d'une correction.
Le point qui compte pour un collectionneur n'est pas l'amplitude de ces mouvements mais leur point d'arrivée : le plancher post-films est resté nettement au-dessus du niveau d'avant l'annonce. Les trois films ont donc durablement relevé le socle de demande du personnage, sans faire du numéro une pièce rare pour autant. Nous ne chiffrons pas ces paliers ici parce qu'aucune série de prix datée et vérifiable ne les documente ; pour un montant à jour, passez par des ventes réellement conclues sur le numéro et le grade exacts, ou par notre estimation gratuite.
Série complète Lethal Protector #1-6 et spin-offs
La mini-série complète de 6 numéros contient d'autres key issues :
- #2 (mars 1993) : arrivée des symbiotes issus de Venom, Scream, Phage, Riot, Lasher et Agony, créés par la Life Foundation. C'est le deuxième numéro le plus demandé de la série.
- #3 (avril 1993) : suite de l'arc Life Foundation.
- #4 (mai 1993) : le numéro change d'équipe graphique, Ron Lim rejoignant Mark Bagley au crayonné.
- #5 (juin 1993) : bataille contre les symbiotes rejetons.
- #6 (juillet 1993) : conclusion, Venom installé à San Francisco.
La hiérarchie est claire et se retient sans chiffres : le #1 domine largement, le #2 suit à distance pour l'arrivée des cinq symbiotes, et les quatre autres se tiennent à un niveau bas et homogène. Les six numéros partagent le même prix de couverture, 2,95 dollars, et le même format de 36 pages. Le set complet se trouve facilement constitué, ce qui est l'achat à privilégier : six numéros vendus ensemble par un même vendeur ont presque toujours vécu la même histoire, donc le même état.
Après Lethal Protector, Venom a enchaîné les mini-séries, Funeral Pyre, The Madness, The Enemy Within, Separation Anxiety et d'autres. Pour les complétistes, l'ensemble des séries Venom de 1993 à 1998 représente quelques dizaines de numéros, presque tous au tarif du bac à soldes en dehors des premiers numéros.
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Questions fréquentes
Deux éditions sont répertoriées pour le marché nord-américain : l'édition courante à foil rouge sur cardstock, art de Mark Bagley et Sam de la Rosa, et l'édition Gold, incentive revendeur à fond foil doré. Il n'existe ni « couverture noire », ni « gold newsstand », ni édition à hologramme rouge.
Ils correspondent à un foil mal ou non appliqué, c'est-à-dire un défaut d'impression. Ce n'est ni une édition ni un tirage identifiable, et rien ne justifie une prime.
C'est la seule édition dont le tirage soit chiffré : 11 000 exemplaires, au titre d'incentive revendeur. Elle contient aussi un portfolio Venom de Mark Bagley absent de l'édition courante, ce qui en fait une publication distincte et pas une simple variante de couverture.
L'indicia de l'édition Gold porte la même date de février 1993 que l'édition courante, alors qu'elle a été distribuée plus tard. Un vendeur de bonne foi peut donc la présenter comme contemporaine du premier tirage : elle l'est sur le papier, pas dans les faits.
La surface foil, rouge comme dorée, est extrêmement sensible aux micro-rayures et aux traces de doigts, souvent présentes dès la sortie d'usine. Un exemplaire qui paraît parfait à l'œil nu redescend régulièrement d'un ou deux crans à la notation.