L'univers de Carnage : Venom, Spider-Man, Shriek, illustration article

L'entourage de Carnage : Venom, dont il est issu et dont il dépend entièrement ; Spider-Man, l'adversaire par défaut ; Shriek, la seule relation durable qu'on lui ait écrite ; et une lignée de symbiotes qui a fini par le diluer.

Cet entourage a une caractéristique qu'aucun autre dossier de ce corpus ne présente : il est hérité. Le personnage n'a rien construit : il occupe la place d'un autre.

Pour un collectionneur, cela signifie que ses clés indirectes appartiennent presque toutes au dossier Venom.

L'essentiel : univers carnage

Venom : la dépendance fondatrice

Le personnage existe par dérivation. Sa conception le pose d'emblée comme une variante plus extrême d'un adversaire déjà installé.

Ce corpus signale que cette filiation n'a jamais été dépassée. Trente ans après, il reste défini par rapport à Venom, et la comparaison est systématique.

Côté collection, la conséquence est nette : les numéros fondateurs du dossier Venom sont, de fait, des préalables du dossier Carnage. Un collectionneur du second se retrouve à acheter le premier : souvent sans l'avoir prévu.

Ces numéros sont par ailleurs plus chers, mieux identifiés, et portés par une demande plus large.

Spider-Man : l'adversaire par défaut

Le personnage lui est opposé parce qu'il faut bien l'opposer à quelqu'un, et parce qu'il est né dans ses séries.

L'opposition manque de la nécessité qui rend certaines rivalités mémorables : elle ne dit rien de particulier sur l'un ni sur l'autre.

C'est peut-être ce qui explique l'effacement du personnage pendant deux décennies. Un adversaire qui ne révèle rien du héros n'a pas de raison structurelle de revenir.

Shriek : la seule relation écrite

Introduite dans l'événement de 1993, elle est la seule tentative sérieuse de donner au personnage autre chose qu'une fonction.

Sa première apparition appartient à une période massivement tirée et se trouve pour presque rien, alors qu'elle constitue une clé secondaire réelle du dossier.

C'est l'une des rares pistes du dossier où la connaissance apporte encore un avantage.

La lignée des symbiotes : l'effet de dilution

Voici le point le plus intéressant de cet entourage, et il joue contre le personnage.

Au fil des décennies, le catalogue a accumulé les variantes : d'autres porteurs, d'autres couleurs, d'autres déclinaisons du même concept.

Chaque ajout a réduit la singularité de Carnage. Ce qui était en 1992 la version extrême d'une idée est devenu, trente ans plus tard, une entrée parmi d'autres dans un catalogue de variantes.

Ce corpus formule la règle générale ainsi : un personnage défini par un superlatif se dévalue mécaniquement à mesure que le catalogue s'enrichit. Être « le plus violent » ne résiste pas à l'arrivée de dix concurrents.

Les personnages définis par une fonction ne connaissent pas ce problème ; ceux définis par un degré, si.

Ce que cet entourage change à l'achat

Trois conséquences pratiques.

Le dossier n'est pas autonome. Le constituer suppose d'acheter des numéros qui appartiennent au dossier Venom. Prévoyez-le, car c'est là que se situe la dépense.

Les clés propres sont peu nombreuses. En dehors de sa première apparition et de l'événement de 1993, le personnage ne produit pas de numéros déterminants.

Les clés secondaires sont accessibles. La période 1992-1994 a été tirée en quantités considérables : tout ce qui n'est pas identifié comme clé majeure s'y trouve au prix du tout-venant.

Comme toujours, l'état et la gradation déterminent la valeur ; l'appui sur des ventes récentes réelles est vivement conseillé.

Retrouvez la sélection complète dans nos numéros clés et notre guide de collection.

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Constituer un dossier Carnage sans payer deux fois

Puisque le dossier Carnage est hérité de celui de Venom, la question pratique n'est pas « quoi acheter » mais « dans quel ordre, et pour quel objectif ». Voici une méthode en quatre temps.

1. Les fondations, achetées une seule fois. Carnage apparaît pour la première fois en 1992 dans la série Amazing Spider-Man : un cameo dans le #344, puis l'apparition complète dans le #361. Ces numéros appartiennent aux deux dossiers à la fois. Si vous suivez aussi Venom, un seul achat sert les deux collections ; sinon, prévoyez ici l'essentiel de votre dépense, car ce sont des numéros mieux identifiés et portés par une demande plus large.

2. Les clés propres, peu nombreuses. En dehors de la première apparition et de l'événement de 1993 (Maximum Carnage), le personnage ne produit pas de numéros déterminants. Inutile de chercher plus loin : acheter davantage ne rapproche pas d'une collection plus complète, seulement d'une collection plus encombrante.

3. Shriek et les clés secondaires. La première apparition de Shriek, introduite dans l'événement de 1993, est la piste la plus intéressante : clé réelle, tirage massif, prix du tout-venant. Toute la période 1992-1994 a été tirée en quantités considérables : tout ce qui n'est pas identifié comme clé majeure s'y achète à prix ordinaire, en lot de numéros consécutifs.

4. Les événements modernes, avec mesure. Absolute Carnage (2019) fait partie des événements récents centrés sur le personnage. Ils sont abondants et se suivent facilement, mais ils rejoignent la logique de dilution évoquée plus haut : chaque nouvelle déclinaison du concept réduit la singularité de Carnage. Choisissez ceux qui vous plaisent à la lecture plutôt que par réflexe de complétude.

Ce qu'il vaut mieux éviter. Collectionner chaque variante de symbiote « parce qu'elle appartient à la famille ». Le catalogue est vaste, la plupart des déclinaisons sont peu rares, et aucune ne rend l'ensemble plus cohérent. Fixez un périmètre : Carnage, Shriek, les deux événements, et les fondations Venom.

Dernier conseil : notez dans un tableau les numéros qui servent plusieurs dossiers (Venom, Carnage, Spider-Man). C'est le meilleur moyen de ne pas payer deux fois le même fascicule.

Questions fréquentes

Quatre éléments : Venom, dont il est issu et dont il dépend entièrement ; Spider-Man, l'adversaire par défaut ; Shriek, la seule relation durable qu'on lui ait écrite ; et une lignée de symbiotes qui a fini par le diluer. Cet entourage est hérité : le personnage n'a rien construit, il occupe la place d'un autre.

Parce que Carnage existe par dérivation, comme une variante plus extrême d'un adversaire déjà installé. Les numéros fondateurs du dossier Venom sont donc, de fait, des préalables du dossier Carnage, et un collectionneur du second se retrouve à acheter le premier, souvent sans l'avoir prévu.

Il lui est opposé parce qu'il faut bien l'opposer à quelqu'un et parce qu'il est né dans ses séries. L'opposition manque de la nécessité qui rend certaines rivalités mémorables : elle ne dit rien de particulier sur l'un ni sur l'autre, ce qui explique l'effacement du personnage pendant deux décennies.

Introduite dans l'événement de 1993, elle est la seule tentative sérieuse de donner à Carnage autre chose qu'une fonction. Sa première apparition appartient à une période massivement tirée et se trouve pour presque rien, alors qu'elle constitue une clé secondaire réelle.

Au fil des décennies, le catalogue a accumulé des variantes (d'autres porteurs, d'autres couleurs, d'autres déclinaisons), et chaque ajout a réduit la singularité de Carnage. Un personnage défini par un superlatif se dévalue à mesure que le catalogue s'enrichit : être « le plus violent » ne résiste pas à l'arrivée de dix concurrents.