Quatre runs comptent pour War Machine : Michelinie, Byrne et Layton sur Iron Man (1979-1982) pour sa création ; Denny O'Neil (1983-1985) pour la période où Rhodes est Iron Man ; la première série solo (1994) ; et Greg Pak (2009), la meilleure tentative moderne. Aucun ne dure : c'est la caractéristique du dossier.
Ce personnage n'a jamais eu de run long. Ses séries solo se comptent en dizaines de numéros, ses périodes fortes en poignées d'épisodes, et il retourne systématiquement au second plan.
Ce classement isole donc des fenêtres plutôt que des runs au sens habituel — et c'est une bonne nouvelle pour le collectionneur : elles sont courtes, donc complétables.
Top 1 — Denny O'Neil (Iron Man, 1983-1985)
Scénariste : Denny O'Neil
La période où James Rhodes est Iron Man, pendant que Tony Stark est hors d'état. Ce corpus la place en tête, devant celle qui a créé le personnage, et la raison mérite d'être exposée.
C'est ici, et nulle part ailleurs, que le personnage est examiné. L'armure ne lui va pas — elle a été conçue pour un autre corps et un autre esprit. Il fait le travail malgré tout, personne ne sait que ce n'est pas Stark sous le masque, et le récit prend cette imposture au sérieux.
Aucune période ultérieure n'a retrouvé cette qualité, y compris celles où il porte enfin une armure à lui.
Numéros à viser : Iron Man #170 (la prise de l'armure) et les numéros suivants.
Top 2 — Michelinie, Byrne et Layton (Iron Man, 1979-1982)
Scénariste : David Michelinie | Dessin : John Byrne, puis Bob Layton
La période qui crée le personnage — et l'une des plus estimées de toute la série, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec lui.
Rhodes y est un second rôle discret : pilote, employé, présence loyale. C'est précisément ce qui rend sa promotion ultérieure intéressante, mais il faut être honnête sur ce qu'on trouve dans ces numéros — pas grand-chose le concernant.
À viser pour la première apparition et pour la qualité générale du run, pas pour le contenu War Machine.
Top 3 — La première série solo (1994, 25 numéros)
Le moment où le personnage obtient enfin un titre à son nom, deux ans après avoir obtenu une identité.
Cette série vaut d'abord comme jalon éditorial. Elle appartient à la période de surproduction, ce qui la rend très abondante et très bon marché — on complète les vingt-cinq numéros pour un budget dérisoire.
C'est, pour ce dossier, la meilleure manière de posséder un ensemble complet sans effort ni dépense.
Top 4 — Greg Pak (War Machine, 2009)
Scénariste : Greg Pak
Douze numéros qui donnent au personnage un registre nettement plus dur et une autonomie qu'il n'avait pas. La meilleure tentative moderne, et celle qui traite le plus sérieusement sa dimension militaire.
Série courte, récente, complétable en une recherche.
Top 5 — Iron Man 2.0 (2011)
Une série qui déplace le personnage vers le renseignement et les opérations d'État plutôt que vers l'affrontement frontal. Direction intéressante, durée courte.
Peu recherchée, donc très accessible en fascicules.
Ce que ce dossier a de particulier à collectionner
Une observation qui distingue nettement ce personnage de la plupart.
Chez un héros installé, la difficulté est de couper : la série est longue, la plupart des numéros sont sans intérêt, et il faut savoir sélectionner.
Ici, le problème est inverse. Les séries solo sont si courtes qu'on peut les posséder intégralement — 25 numéros pour 1994, 12 pour 2009, une poignée pour 2011. L'ensemble représente une cinquantaine de fascicules, tous issus de périodes abondantes et bon marché.
Un collectionneur peut donc constituer, pour un budget très modeste, une collection exhaustive des séries solo de ce personnage. C'est un objectif atteignable que peu de dossiers offrent, et qui produit un résultat plus satisfaisant qu'une sélection lacunaire sur un héros majeur.
Pour la sélection numéro par numéro, consultez nos numéros clés et notre guide de collection.
Suivez chaque run et identifiez les numéros manquants avec notre application de gestion de collection.