Spawn #9 (1993) : première apparition d'Angela, Gaiman et McFarlane, illustration article

Spawn #9 porte la date de mars 1993 et paraît chez Image Comics. Le scénario est de Neil Gaiman, le dessin de Todd McFarlane. Le numéro présente Angela, chasseuse d'anges, ainsi que Medieval Spawn et Cogliostro. On le cherche pour cette triple première et pour l'histoire juridique qui a suivi : son tirage reste élevé, donc l'état commande la cote bien avant la rareté.

Parmi les premières années de Spawn, quelques numéros pèsent plus que les autres : le premier, de mai 1992, et le neuvième, qui introduit trois personnages d'un coup. Pour un collectionneur, le 9 pose une question de fond : à quel point un personnage né dans une série peut-il en sortir et rester lié à son numéro d'origine ? Angela a quitté Image pour Marvel, et cette trajectoire donne à Spawn #9 une double clientèle.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Le numéro : mars 1993, Gaiman au scénario, McFarlane au dessin

Spawn #9 est le neuvième numéro de la série lancée en mai 1992 par Todd McFarlane, qui en détient le personnage et la publie sous la bannière d'Image Comics. Sa date de couverture est mars 1993. Neil Gaiman en signe le scénario, McFarlane le dessin. Le numéro fait entrer trois personnages dans la mythologie de la série : Angela, une chasseuse d'anges au service de l'Enfer, Medieval Spawn, version d'un Spawn d'une autre époque, et Cogliostro, vieux guide du héros.

Notre fiche se concentre sur le numéro lui-même. Pour l'histoire du personnage au fil des années, y compris son passage chez Marvel, nous renvoyons à l'article consacré à Angela ; ici, nous nous attachons à ce que vous achetez quand vous achetez le 9.

Un détail de lecture : le numéro n'est pas un épisode isolé dans une série d'introduction. Il fait partie des numéros d'invités du début de 1993, ce qui explique la façon dont il est cité dans les guides de la série.

Le contexte : les invités de la première année

Après sept numéros écrits et dessinés par McFarlane seul, Spawn ouvre le scénario à des invités. Alan Moore signe le numéro 8, daté de février 1993. Neil Gaiman prend le suivant, puis Dave Sim écrit le 10 et Frank Miller le 11. Cette suite de noms a fait de la série une vitrine, et elle explique pourquoi un collectionneur ne regarde pas ces numéros comme des épisodes ordinaires.

Le choix de McFarlane est aussi une décision de positionnement. En 1992, les créateurs d'Image revendiquent la propriété de leurs personnages ; inviter des écrivains reconnus dans une série indépendante montre qu'on peut y faire de la littérature de genre. Le numéro 9 est le plus fameux de ces invitations, pour la double raison de la création d'Angela et du différend qui en est sorti.

Pour la liste des collaborateurs successifs, notre article sur les artistes majeurs de Spawn en donne le panorama ; le 9 y occupe une place de choix.

Pourquoi ce numéro est devenu une clé

Trois raisons se cumulent. La première est la première apparition d'Angela, personnage repris plus tard par Marvel, ce qui élargit la demande au-delà des lecteurs de Spawn. La deuxième est la présence de Cogliostro et de Medieval Spawn, qui comptent dans la suite de la série. La troisième est l'association de Gaiman et de McFarlane, deux noms qui se retrouvent dans des collections séparées.

Cette dernière raison est souvent sous-estimée. Un amateur de Sandman ou de l'œuvre de Gaiman, qui ne lit pas Spawn, peut acheter ce numéro comme pièce de complétion de l'auteur ; c'est l'une des rares entrées de Gaiman dans l'univers d'Image. Notre article sur Neil Gaiman replace ce travail parmi le reste de sa production.

Il faut pourtant garder la mesure. Angela n'est pas l'objet principal de la série, et la demande de ce numéro repose en partie sur un personnage qui, après 2012, appartient à une autre maison. Le numéro 9 se négocie donc moins comme un chapitre de Spawn que comme une première apparition indépendante.

Le contexte juridique, en faits sobres

Ce qui est établi : Neil Gaiman a engagé une action en justice contre Todd McFarlane en 2002, au sujet des droits sur des personnages créés dans Spawn #9 et dans des numéros liés. Le litige s'est conclu par un accord en 2012. Angela est depuis apparue dans l'univers Marvel.

Ce que nous n'écrivons pas : le détail des arguments des deux parties, l'issue de chaque point et les montants. Les sources divergent sur ces éléments, et ils n'ont pas d'incidence sur l'exemplaire que vous tenez. Pour la chronologie complète, voyez l'article déjà cité sur Angela.

L'effet sur le marché est plus simple à décrire : cette histoire a donné au numéro une notoriété qui dépasse celle des autres numéros d'invités. Elle explique que des acheteurs qui n'ont jamais lu Spawn en connaissent le numéro. Cette notoriété peut s'effacer, et c'est une raison de ne pas payer un prix qui l'anticipe.

Ce qui fait varier la cote : état, tirage, circuit

Les premiers numéros de Spawn ont été imprimés en grande quantité, au point que le numéro 1 est resté le record de vente d'un comic indépendant. Le 9 n'a pas ce volume, mais son tirage reste élevé. Il n'y a donc pas de rareté absolue à attendre : ce qui est rare, c'est l'exemplaire sans défaut, avec une tranche nette, un papier blanc et des coins intacts.

L'écart de prix entre grades suit la logique habituelle de la période : faible entre états moyens, fort au sommet. Un cran de grade tout en haut de l'échelle peut multiplier la cote, alors que, dans la partie basse, vous payez surtout un exemplaire de lecture. La démarche consiste à comparer des ventes du même grade et à ne pas extrapoler d'un exemplaire à l'autre.

Notre guide de notation de Spawn détaille les défauts les plus fréquents sur la série, notamment ceux de la tranche, qui est le point faible des comics de cette période.

Reconnaître une édition d'une autre

Plusieurs circuits existent pour les premiers numéros de Spawn : l'édition de boutique, dite « direct », et l'édition de kiosque. Nous ne disposons pas d'une certitude sur l'existence et la nature d'une édition de kiosque pour le numéro 9 en particulier ; si une annonce en revendique une, exigez des photos nettes du code-barres et de la mention de couverture, et comparez avec un exemplaire dont l'édition est connue.

Faites aussi la différence entre l'original et les reprises. Le contenu de ce numéro a été réédité depuis dans des recueils, mais un recueil n'est pas un exemplaire d'époque : il n'a ni la même valeur de collection, ni la même fonction. Si vous cherchez la première apparition, vérifiez le numéro, la date de mars 1993 et la mention de l'éditeur sur la couverture et la page de crédits.

Enfin, méfiez-vous des fac-similés et des retirages signalés comme « première édition » dans des annonces peu détaillées. Notre guide sur les faux retirages de Spawn donne les points à contrôler.

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Les pièges à l'achat

Le premier piège est la confusion entre les numéros d'invités. Le 8 (Alan Moore), le 9 (Gaiman), le 10 (Dave Sim) et le 11 (Frank Miller) se ressemblent par leur date et leur couverture. Seul le 9 présente Angela ; vérifiez le numéro avant de payer la prime.

Le deuxième tient à la prime de marque. Parce que le nom de Gaiman attire des acheteurs étrangers à Spawn, certains vendeurs gonflent le prix de départ. Calez-vous sur le rapport avec le numéro 1 et avec les numéros voisins plutôt que sur l'annonce.

Le troisième est l'état réel. Sur les comics de 1993, le papier jaunit moins vite que sur les années 1970, mais la tranche s'use et le dos se plisse. Les photos d'annonce montrent la face, pas le dos : demandez les deux, et la tranche en lumière rasante.

Les numéros voisins qui comptent aussi

Spawn #1 reste le numéro de référence : c'est la naissance du personnage, et sa fiche détaille ses états et ses éditions. Spawn #8, avec Alan Moore, est le premier numéro d'invité et intéresse les amateurs de cet auteur. Les numéros 10 et 11 complètent la séquence des invités, avec Dave Sim et Frank Miller.

Hors série principale, la mini-série consacrée à Angela, parue en 1994, prolonge le personnage avec Gaiman au scénario ; elle intéresse ceux qui veulent suivre Angela au-delà de la première apparition. Notre panorama des numéros clés de Spawn les classe par logique de demande.

Notre lecture : si vous ne devez acheter qu'un numéro d'invité, le 9 est le plus défendable, parce qu'il cumule une première apparition et une notoriété d'auteur. Si vous complétez une run, les quatre se prennent ensemble, et c'est souvent à cette échelle que le prix se négocie le mieux.

Ce que la notation change

Pour Spawn #9, la notation est surtout utile pour attester l'état du dos et de la tranche. Un exemplaire annoncé « presque neuf » sans note laisse un doute que le boîtier lève ; en retour, il vous interdit de feuilleter. Si vous voulez lire l'histoire, achetez un exemplaire non noté ou un recueil, et gardez la pièce notée pour l'étagère.

Le rapport coût-bénéfice dépend de l'exemplaire. Une note élevée sur un numéro à fort tirage se justifie quand elle ouvre une prime sensible ; sur un exemplaire de milieu de grade, le coût de la notation dépasse souvent le gain. Lisez les commentaires de l'étiquette sur la restauration éventuelle autant que la note, et comparez toujours à des exemplaires de même grade.

Un dernier point de méthode : la population notée d'un numéro à fort tirage est nombreuse, ce qui rend les écarts de prix plus lisibles. Appuyez-vous sur plusieurs ventes plutôt que sur une seule.

Comment le suivre dans une collection

Dans une collection Spawn, rangez le 9 avec les numéros d'invités de 1993, entre le 8 et le 10. Dans une collection d'auteur, rattachez-le à Gaiman ou à McFarlane selon votre fil conducteur, mais notez-le une seule fois, pour ne pas le racheter par distraction. Indiquez dans votre inventaire l'édition, le grade et le prix payé, et la date de l'achat.

Ajoutez une ligne sur ce qui vous a décidé : première apparition, complétion de Gaiman ou invités de Spawn. Cette ligne aide, des mois plus tard, à juger si le prix payé tenait. Si vous suivez aussi Angela chez Marvel, gardez un rangement distinct pour ne pas mêler les deux maisons d'édition.

Enfin, un suivi annuel suffit : comparez la cote du 9 à celle du 1, et surveillez l'écart. Quand il se creuse, la prime d'Angela s'installe ; quand il se resserre, la demande se tasse.

Conclusion

Spawn #9 est le numéro où se croisent Gaiman, McFarlane et la première apparition d'Angela. Son attrait vient du triple débutant, de la notoriété juridique qui l'entoure et de son statut de pièce d'invité parmi les plus citées. Son tirage élevé rend la rareté illusoire : ce qui compte, c'est l'état.

Vérifiez le numéro et la date, contrôlez la tranche et le dos, comparez avec le 1 et avec les numéros 8, 10 et 11, et refusez les primes que l'annonce n'étaye pas. Pour un exemplaire en main, une estimation vous donne un repère de départ.

Questions fréquentes

Angela apparaît pour la première fois dans Spawn #9, daté de mars 1993 et publié par Image Comics. Le scénario est de Neil Gaiman, le dessin de Todd McFarlane. Le même numéro présente Medieval Spawn et Cogliostro, ce qui renforce son rang parmi les numéros clés de la série.

Neil Gaiman a engagé en 2002 une action contre Todd McFarlane au sujet des droits sur des personnages créés dans ce numéro. Le litige s'est terminé par un accord en 2012. Les arguments des parties et les détails de l'issue relèvent de sources qui divergent : nous nous en tenons à ces deux faits.

Non, pas par le tirage : les premiers numéros de Spawn ont été imprimés en grande quantité. La rareté est celle des exemplaires sans défaut, avec une tranche nette et un dos sans pliure. C'est pourquoi la cote se joue sur le grade, et non sur un nombre d'exemplaires limité.

Si vous n'en prenez qu'un, le 9 : il cumule une première apparition (Angela) et un nom d'auteur reconnu. Les numéros 8, 10 et 11 sont intéressants pour Alan Moore, Dave Sim et Frank Miller, mais ils n'offrent pas de personnage aussi suivi hors de la série.

Pour lire l'histoire, oui. Pour la collection, non : un recueil ne porte pas la première apparition en fascicule, et sa valeur suit une autre logique. Si vous cherchez la pièce de collection, visez le numéro 9 de mars 1993, et vérifiez la date, l'éditeur et la page de crédits.

Vous avez un Spawn #9, première apparition d'Angela ? Estimez son état et comparez-le au premier numéro de la série.

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