Queen in Black : le guide de lecture complet, illustration article
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Queen in Black est le crossover Marvel de l'été 2026 : une mini-série de 5 numéros signée Al Ewing et Iban Coello, parue du 1er juillet au 30 septembre 2026, entourée d'une poignée de titres liés. Pour le lire proprement, trois étapes suffisent : la mini-série Knull (janvier à mai 2026) en guise de préambule, puis les cinq numéros de Queen in Black dans l'ordre, puis Venom #260 à #262 qui portent la partie intime du récit. Tout le reste est optionnel. L'événement oppose Hela, qui a emprisonné Knull et pris son titre, à Knull revenu avec un pouvoir nouveau, et il se solde par la fin du passage de Mary Jane Watson sous le symbiote. La suite se lit dans Venom volume 7, lancé le 14 octobre 2026.

Un crossover Marvel pose toujours le même problème pratique : la liste officielle des titres liés ne dit pas dans quel ordre les lire, et encore moins lesquels on peut sauter sans perdre le fil. Queen in Black ne déroge pas à la règle. Entre la mini-série centrale, trois séries limitées satellites, deux one-shots, trois numéros de la série Venom en cours et un numéro de Black Cat, un lecteur qui veut tout prendre se retrouve avec une quinzaine de fascicules et aucune indication de parcours.

L'événement est désormais clos : le cinquième et dernier numéro est paru le 30 septembre 2026, et les séries qui en découlent sont datées. C'est le bon moment pour en parler, parce qu'on peut le lire d'un bloc, sans attendre, et parce qu'on sait maintenant ce qu'il laisse derrière lui. Cet article ne raconte pas l'histoire dans le détail et ne révèle que ce qui est nécessaire pour décider quoi lire. Il répond à quatre questions : dans quel ordre, quoi d'indispensable, quoi d'accessoire, et par quoi enchaîner.

Les numéros clés de Queen in Black par ordre d'importance

Ce que Queen in Black est, et où il commence vraiment

Le point de départ n'est pas dans la mini-série qui porte le titre. Il est dans Venom #250, paru fin 2025, écrit par Al Ewing et Charles Soule avec des planches de Terry Dodson, Carlos Gómez et Todd Nauck. La couverture annonçait le retour de Knull ; l'intérieur racontait l'inverse. Hela, déesse asgardienne de la mort, y emprisonne le dieu des symbiotes au moyen d'une magie ancienne alors qu'il est encore affaibli, revêt une armure d'ichor noir et se proclame Queen in Black. Le titre change de main avant que l'événement ne commence : c'est la trouvaille d'écriture dont tout le reste découle.

Marvel a ensuite annoncé l'événement au New York Comic Con 2025, puis confirmé la date du premier numéro en février 2026 lors du salon professionnel ComicsPRO. Ewing a expliqué publiquement l'origine du projet par la rencontre de deux intrigues indépendantes : la série Thor lancée en 2025 avait installé un monde où Thor est mort et où les mortels n'ont plus souvenir des dieux nordiques, ce qui retirait à Hela toute opposition divine sérieuse du côté de la Terre. Son coup de force sur le pouvoir symbiote alimentait de son côté la série Venom. Les deux fils se sont noués.

La mini-série centrale compte cinq numéros, tous écrits par Al Ewing et dessinés par Iban Coello, avec une couverture principale signée Ryan Stegman sur chacun des cinq. Ce détail n'est pas anecdotique : Stegman est le co-créateur de Knull, personnage qu'il a conçu avec le scénariste Donny Cates et dont la première apparition remonte au troisième numéro de la série Venom lancée en 2018. Le confier aux couvertures d'un événement qui déloge Knull de son trône relève de la cohérence éditoriale.

Le calendrier de parution, utile pour qui achète en fascicules d'occasion ou cherche à reconstituer la série :

Un mois entre le #1 et le #2, deux semaines entre le #2 et le #3, puis cinq semaines, puis deux. Le rythme est irrégulier, ce qui explique une partie des trous de collection constatés sur cet événement : trois des cinq numéros sont tombés en pleine période estivale.

Chronologie des numéros et séries de Queen in Black

L'ordre de lecture, étape par étape

Voici le parcours que nous recommandons. Il est construit pour qu'aucune étape ne gâche la suivante et pour que l'on puisse s'arrêter à la fin de n'importe laquelle sans frustration.

1

Le préambule : la mini-série Knull, 5 numéros, janvier à mai 2026

Écrite par Al Ewing avec Tom Waltz, dessinée par Juanan Ramírez, le premier numéro paru le 14 janvier 2026 et le cinquième le 13 mai. C'est elle qui raconte l'évasion de Knull, le vol des symbiotes de ses gardiens pour se refaire une armure, le passage dans la dimension Lightforce et la rencontre avec un Eddie Brock alternatif. Sans ces cinq numéros, le Knull de l'événement arrive avec une armure blanche et bleue sans que l'on sache pourquoi. C'est la lecture préalable la plus rentable du lot.

2

Facultatif mais court : Queen in Black, Hela, un one-shot du 8 juillet

Al Ewing au scénario, Carlos Magno au dessin. Récit en flashback narré par Karnilla des Nornes, il montre comment Hela est parvenue jusqu'à Knull et dans quelles conditions elle l'a mis en cage. Un seul fascicule, autonome, qui comble précisément le trou laissé par Venom #250. À lire avant le #1 de la mini-série si vous ne voulez rien ignorer, ou à n'importe quel moment ensuite.

3

Le cœur : Queen in Black #1 à #5, dans l'ordre, sans rien intercaler

La mini-série se tient debout seule et contient l'intégralité de l'arc principal, de l'arrivée d'Hela dans le système solaire jusqu'au dénouement. Résistez à la tentation de glisser les satellites entre deux numéros à la première lecture : les titres liés se déroulent en parallèle et non en séquence, et les intercaler casse le rythme sans rien apporter de nécessaire.

4

L'indispensable complément : Venom #260 à #262

Trois numéros de la série régulière, écrits par Ewing et dessinés par Carlos Gómez, parus le 8 juillet, le 26 août et fin septembre. Ils portent toute la ligne intime du récit : le sort de Dylan Brock, le vieux contentieux entre le symbiote et Mister Fantastic, et les scènes de Mary Jane Watson au centre du dénouement. La mini-série vous dira ce qui se passe ; ces trois numéros vous diront pourquoi cela compte.

5

Pour le versant Eddie Brock : Venom Unchained, 3 numéros

Charles Soule au scénario, Juanan Ramírez au dessin, du 15 juillet à fin septembre. Eddie Brock est au Raft, sans symbiote, après un rattachement raté. Il doit sortir pendant que l'invasion commence. C'est une histoire d'évasion carcérale presque indépendante, et c'est aussi là que se prépare le retour d'Eddie en Venom. À lire après la mini-série si ce retour vous intéresse, à sauter sinon.

6

Pour le versant cosmique : Defenders of Light and Dark, 3 numéros, et le one-shot Thor

Tom Waltz et Zé Carlos sur les trois numéros à partir du 8 juillet, Ewing et Sergio Davila sur Queen in Black : Thor le 5 août. Deux équipes de choc sont montées pour affronter les deux invasions en même temps, l'une tournée vers Hela, l'autre vers Knull. C'est le meilleur de la périphérie, et c'est aussi là que se jouent les conséquences sur Cloak et Dagger. À lire après le #3 de la mini-série, pas avant.

7

Le détour : Black Cat volume 3, #14, en septembre

Un numéro unique, une mission de récupération d'objet sur une lune en orbite autour d'une planète lointaine, et une résolution qui débloque un verrou du récit principal. Il explique un retournement de l'événement que la mini-série traite en deux pages. Dispensable, agréable, à lire en dernier.

8

La suite : Venom volume 7, à partir du 14 octobre 2026

Nouvelle série, nouvelle équipe, nouveau numéro 1. C'est le point d'entrée de l'après, et c'est là que le fil repris après l'événement se poursuit. Nous y revenons plus bas.

Les numéros qui comptent vraiment

Sur quinze fascicules environ, quatre entrées méritent une attention particulière, pour des raisons de récit avant toute raison de collection.

01

Venom #250

Fin 2025 · Al Ewing et Charles Soule · dessin de Terry Dodson, Carlos Gómez et Todd Nauck
La vraie première pièce

C'est le numéro où le titre de Queen in Black est pris, et donc le véritable point de départ de l'événement. Il est antérieur de plus de six mois au #1 de la mini-série, ce qui en fait le fascicule le plus souvent oublié par les lecteurs qui ont commencé l'événement en juillet. Un numéro anniversaire à trois dessinateurs, parfaitement lisible sans connaître le run complet.

À savoir : on le trouve classé sous la numérotation anniversaire de la série Venom volume 6, pas sous le label de l'événement. C'est pour cela qu'il échappe aux listes de titres liés.
02

Queen in Black #1

1er juillet 2026 · Al Ewing · dessin d'Iban Coello · couverture de Ryan Stegman
Numéro double

Cinquante-six pages, ce qui est rare pour un premier numéro d'événement et explique le choix de le lire d'une traite. Il installe les deux menaces simultanées, répartit les héros sur plusieurs fronts et pose la question qui tiendra cinq numéros : que devient Mary Jane Watson sous le symbiote si les deux camps veulent sa peau. Stegman a signé pour ce numéro deux couvertures en hommage à sa propre couverture de Knull de 2018, l'une disponible en librairie, l'autre réservée à un dispositif de pochettes surprises.

À savoir : l'existence de plusieurs hommages à la même couverture complique l'identification d'un exemplaire d'occasion. Notez systématiquement la mention de tirage et le code de couverture au moment de l'achat.
03

Queen in Black #5

30 septembre 2026 · Al Ewing · dessin d'Iban Coello
Le numéro de bascule

C'est le fascicule qui fait basculer trois choses d'un coup : le sort d'Hela, celui de Knull, et la fin du passage de Mary Jane Watson en Venom. Il introduit aussi la notion de Venomworld, une conscience collective formée à l'échelle de la planète, dont le nom circulait depuis les annonces de l'été. Les numéros de conclusion d'événement sont habituellement moins recherchés que les premiers numéros ; celui-ci porte pourtant davantage de conséquences que le #1.

À savoir : si vous ne lisez qu'un seul numéro de l'événement pour comprendre l'état des lieux avant d'aborder les séries suivantes, c'est celui-là, lu après le #4.
04

Venom #262

Fin septembre 2026 · Al Ewing · dessin de Carlos Gómez
Le vrai épilogue

La mini-série clôt le conflit, ce numéro clôt la relation. C'est ici que se joue la réunion d'Eddie Brock et du symbiote, c'est-à-dire la transition vers la série suivante. Le confondre avec un simple numéro de fin de volume est l'erreur de lecture la plus fréquente sur cet événement : il est à Queen in Black ce qu'un épilogue est à un roman.

À savoir : il clôt le volume 6 de la série Venom, entamé en 2024. Qui veut une collection cohérente a intérêt à considérer #250 et #262 comme les deux bornes d'un même ensemble.

Les numéros accessoires, et pourquoi ils le sont

Dire d'un titre lié qu'il est accessoire n'est pas un jugement de qualité, c'est une information de parcours. Trois critères permettent de trancher, et ils s'appliquent au-delà de cet événement.

Premier critère : le titre lié modifie-t-il l'état du récit principal ? Le one-shot Thor est un bel épisode de parlementation entre Beta Ray Bill et Tyr, mais il se referme en laissant le monde exactement dans l'état où il l'a trouvé. Black Cat #14, à l'inverse, résout un problème que la mini-série ne pouvait pas résoudre toute seule. Le premier est accessoire, le second est explicatif.

Deuxième critère : le titre lié est-il une condition de compréhension ? Le préambule Knull l'est, car il justifie une transformation visuelle et un changement de pouvoir que l'événement ne réexplique pas. Defenders of Light and Dark ne l'est pas : la mini-série reprend elle-même les conclusions des deux équipes au moment où elle en a besoin.

Troisième critère : le titre lié est-il la graine d'une série suivante ? C'est le cas de Venom Unchained, qui prépare le retour d'Eddie Brock en Venom. Ce type de satellite est accessoire pour comprendre l'événement et important pour comprendre la suite. Si vous comptez continuer après octobre, il change de statut.

Un dernier objet sort de ces catégories : une histoire de préambule est parue le 2 mai 2026 dans un numéro distribué gratuitement à l'occasion d'une journée d'offre en librairie, sous le double titre Amazing Spider-Man #1000 et Queen in Black #1 CGD 2026, écrite par Joe Kelly, Al Ewing et Phillip Kennedy Johnson. Elle est agréable et ne conditionne rien. Pour un collectionneur, en revanche, c'est un objet à part : les numéros de journée promotionnelle ne sont pas réimprimés, et ils disparaissent vite des circuits habituels.

Ce que l'événement change durablement

Un crossover se juge à ce qu'il laisse. Celui-ci laisse quatre changements concrets, ce qui est beaucoup pour cinq numéros.

Le titre de King in Black a changé de porteur, deux fois. Hela l'avait pris à Knull avant l'événement. À la fin, ce n'est ni l'une ni l'autre qui l'occupe, mais le symbiote Sleeper, le rejeton d'Eddie Brock introduit en 2018. Un personnage secondaire hérite d'une couronne cosmique : c'est le genre de déplacement qui nourrit des années de récits.

Mary Jane Watson n'est plus Venom. C'était la configuration la plus discutée du run précédent, et l'événement y met un terme. Le personnage sort séparé du symbiote et déclaré en bonne santé, sans que la mini-série explique comment elle a survécu à cette séparation. L'inconnue est assumée et laissée en réserve.

Eddie Brock et le symbiote sont de nouveau réunis. Après le passage par le Raft et la perte du lien, le retour à la configuration historique du personnage est acté. Pour qui suit la série Venom depuis longtemps, c'est un retour à la case de départ, mais un retour négocié plutôt que décrété.

Venomworld existe. C'est le nouvel objet narratif de l'ensemble, apparu dans le final. Son nom a été employé par l'éditeur dès les annonces de l'été, bien avant que les lecteurs n'en comprennent la nature. Ce qu'il devient ensuite relève des séries suivantes et pas de cet article.

Il y a aussi ce que l'événement ne change pas, et qui mérite d'être dit, parce que les crossovers récents ont habitué les lecteurs à l'inverse : la continuité principale n'est pas remise à plat, les séries régulières reprennent leur cours, et aucune renumérotation générale n'accompagne la conclusion. Queen in Black est un événement de franchise, concentré sur la famille symbiote et sur un versant asgardien, pas une refondation d'univers. Si vous comparez avec le lancement d'une ligne parallèle comme celui de Marvel Midnight en octobre 2026, la différence de nature est nette : un événement se collectionne comme un ensemble clos, une ligne se collectionne comme un abonnement.

Par quoi enchaîner, et quand

Deux séries sortent directement de l'événement, à quinze jours d'intervalle, et elles répartissent ses deux héritages.

Venom volume 7 démarre le 14 octobre 2026, écrit par Charles Soule et dessiné par Tommaso Bianchi, avec une couverture principale de Davide Paratore. Le sujet annoncé est la reprise du lien entre Eddie Brock et le symbiote, et ce qui vient après. C'est la suite directe de la ligne portée par Venom Unchained et par Venom #262.

Friendly Neighborhood Mary Jane démarre le 4 novembre 2026, écrit par Ashley Allen et dessiné par Phil Noto, sur cinq numéros annoncés. Mary Jane Watson, séparée du symbiote, revient à New York pour y monter sa propre activité de production. La série découle aussi d'une mini-série antérieure consacrée au personnage, indépendamment de l'événement.

L'ordre d'enchaînement est donc simple : le volume 7 de Venom si vous avez suivi Eddie Brock, la mini-série de Mary Jane si vous avez suivi la ligne qui s'achève avec elle, les deux si vous avez tout lu. Aucune des deux n'exige l'autre. Et aucune des deux n'exige d'avoir lu les satellites, ce qui est une bonne nouvelle pour qui découvre l'ensemble maintenant.

Suivre un événement à tiroirs dans sa collection

Les crossovers produisent un type de trou très particulier. Sur une série régulière, il manque un numéro et la numérotation le signale immédiatement. Sur un événement, il manque un fascicule au milieu d'une série limitée satellite dont on avait oublié l'existence, et rien ne le signale, parce que la numérotation de la mini-série centrale est complète.

Queen in Black coche toutes les cases du cas difficile : des numéros répartis sur six titres différents, trois numérotations de série limitée qui redémarrent à 1, deux one-shots sans suite, un numéro inséré dans une série en cours sous une numérotation anniversaire, un fascicule de journée promotionnelle, et un préambule paru six mois plus tôt sous un autre nom. C'est précisément le type d'ensemble où la mémoire échoue à six mois.

Trois gestes suffisent à s'en sortir. Enregistrez l'événement comme un ensemble, et non comme des séries séparées : la liste des quinze fascicules est la seule unité pertinente. Notez la numérotation de volume pour Venom et Black Cat, puisque ces deux séries ont connu plusieurs relances et que le numéro seul ne suffit pas à identifier un fascicule. Enfin, traitez le numéro de journée promotionnelle comme une pièce distincte, parce que son statut de distribution le rend plus difficile à retrouver que les autres.

Dans l'application, l'approche la plus robuste consiste à créer les six séries concernées puis à cocher les numéros possédés : la liste des manquants se construit alors toute seule et fait apparaître le satellite oublié. C'est aussi ce qui permet, deux ans plus tard, de savoir si l'on possède Defenders of Light and Dark en entier ou seulement les deux premiers numéros.

Trois erreurs de lecture fréquentes sur cet événement

Commencer par le #1 de la mini-série. C'est l'erreur la plus répandue, et elle est compréhensible : c'est le numéro qui porte le titre. Mais l'événement commence éditorialement dans Venom #250 et narrativement dans la mini-série Knull. Qui démarre au #1 rencontre un Knull transformé, dépouillé de ses pouvoirs d'origine et vêtu d'une armure claire, sans la moindre explication fournie sur place.

Lire les satellites en même temps que la mini-série. Les titres liés d'un crossover moderne ne s'insèrent presque jamais entre deux numéros du récit principal : ils se déroulent en parallèle, souvent en couvrant la même fenêtre de temps sous un autre angle. Les intercaler produit des répétitions et des contradictions apparentes. La lecture en deux passes, le cœur d'abord et la périphérie ensuite, est plus confortable et plus fidèle à la construction réelle.

Confondre l'événement et le personnage. Queen in Black n'est pas une histoire de Venom, c'est une histoire de symbiotes et de dieux où Venom se trouve au milieu. Qui l'aborde comme une étape du parcours du personnage sera déçu du peu de place accordée à Eddie Brock dans la mini-série centrale. Pour le personnage lui-même, le chemin est ailleurs : notre guide de lecture de Venom retrace l'itinéraire depuis 1988, et notre panorama des crossovers de Venom replace cet événement dans la série des précédents.

Faut-il le lire ?

Oui, si vous avez lu le run d'Al Ewing sur Venom, parce que l'événement en est l'aboutissement et qu'il referme proprement une configuration installée depuis plusieurs années. Oui, si le versant asgardien vous intéresse, parce que l'idée de confier le pouvoir symbiote à la déesse de la mort produit un récit différent des invasions symbiotes précédentes, dont la logique était biologique plutôt que mythologique.

Plus réservé si vous cherchez un point d'entrée. L'événement suppose un minimum de familiarité avec trois ensembles à la fois : la famille symbiote, l'état de la mythologie asgardienne au terme de la série Thor de 2025, et l'arc de Dylan Brock. Rien n'est incompréhensible, mais beaucoup est allusif. Un lecteur neuf fera mieux de commencer par les origines du personnage, puis de revenir ici.

Dans tous les cas, l'ordre proposé plus haut tient en huit étapes dont trois sont vraiment nécessaires. C'est peu pour un crossover de cette ampleur, et c'est le principal mérite de sa construction : la mini-série centrale se suffit, et tout le reste se lit en supplément.

Questions fréquentes

La mini-série centrale compte cinq numéros, parus du 1er juillet au 30 septembre 2026, tous écrits par Al Ewing et dessinés par Iban Coello. Si l'on ajoute les titres liés officiels, on arrive à une quinzaine de fascicules : trois numéros de Defenders of Light and Dark, trois de Venom Unchained, deux one-shots consacrés à Hela et à Thor, trois numéros de la série Venom en cours (#260 à #262) et un numéro de Black Cat. En amont, la mini-série Knull de janvier à mai 2026 compte cinq numéros supplémentaires, et le point de départ réel se trouve dans Venom #250, paru fin 2025.
Oui, c'est la seule lecture préalable que nous considérons comme nécessaire. Ces cinq numéros, écrits par Al Ewing avec Tom Waltz et dessinés par Juanan Ramírez entre janvier et mai 2026, racontent comment Knull s'échappe de sa prison, pourquoi il perd ses pouvoirs d'origine et comment il en acquiert d'autres dans la dimension Lightforce. Sans eux, le personnage apparaît dans l'événement sous une apparence et avec des capacités que rien n'explique sur place. La mini-série centrale ne revient pas en détail sur cet épisode, elle le suppose connu.
Oui, et c'est un parcours parfaitement défendable. La mini-série contient l'intégralité de l'arc principal, du début de la double invasion jusqu'à son dénouement, et elle reprend elle-même les conclusions des satellites au moment où elle en a besoin. Vous perdrez la ligne intime du récit, qui se trouve dans Venom #260 à #262, et le versant Eddie Brock, qui se trouve dans Venom Unchained. Mais vous ne serez à aucun moment perdu. Si vous ne lisez que cinq numéros, lisez ceux-là plutôt que de mélanger des morceaux de plusieurs séries.
Indispensables : les cinq numéros de la mini-série, Venom #250 comme point de départ, et Venom #260 à #262 comme complément. Fortement recommandée : la mini-série Knull en amont. Utiles mais non nécessaires : le one-shot consacré à Hela, qui comble le trou entre Venom #250 et l'événement, et Black Cat #14, qui explique un retournement traité très vite dans le récit principal. Dispensables pour comprendre l'événement : le one-shot Thor et les trois numéros de Defenders of Light and Dark. Venom Unchained est un cas particulier : accessoire pour l'événement, important si vous comptez enchaîner sur la série qui suit.
Quatre choses. Le titre de King in Black échoit finalement au symbiote Sleeper, et non à Hela ni à Knull. Mary Jane Watson est séparée du symbiote, ce qui met fin à son passage en Venom, et la mini-série laisse volontairement sans réponse la question de sa survie après cette séparation. Eddie Brock et le symbiote sont de nouveau réunis, ce qui ramène le personnage à sa configuration historique. Enfin, Venomworld apparaît dans le final comme un nouvel objet narratif. En revanche, la continuité principale n'est pas remise à plat et aucune renumérotation générale n'accompagne la fin de l'événement.
Deux séries sortent directement de l'événement. Venom volume 7 démarre le 14 octobre 2026, écrit par Charles Soule et dessiné par Tommaso Bianchi, et suit la reprise du lien entre Eddie Brock et le symbiote. Friendly Neighborhood Mary Jane démarre le 4 novembre 2026, écrit par Ashley Allen et dessiné par Phil Noto, sur cinq numéros annoncés, et suit Mary Jane Watson revenue à New York sans symbiote. Les deux séries sont indépendantes l'une de l'autre et aucune n'exige d'avoir lu les titres liés de l'événement. Choisissez selon le personnage que vous avez suivi.
Non, et c'est la principale réserve à formuler. L'événement suppose une familiarité avec trois ensembles simultanés : la famille symbiote et ses différents porteurs, l'état de la mythologie asgardienne après la série Thor de 2025, où Thor est mort et les dieux nordiques oubliés des mortels, et l'arc en cours de Dylan Brock. Rien n'est strictement incompréhensible, mais beaucoup est allusif et le plaisir de lecture en dépend. Un lecteur qui découvre les symbiotes gagnera à commencer par les origines du personnage de Venom à la fin des années 1980, puis à remonter jusqu'ici.
La question se pose surtout pour le premier et le dernier numéro de la mini-série. Sur un comic paru il y a quelques mois et imprimé en quantité, un haut grade n'a rien de rare : c'est l'état attendu d'un exemplaire acheté neuf et manipulé correctement. Le coût de la gradation est fixe alors que la valeur de l'objet reste indéterminée. La démarche raisonnable consiste à conserver proprement, à observer l'effet des séries suivantes sur la demande, puis à décider. Un exemplaire bien conservé pourra toujours être gradé plus tard, l'inverse n'étant pas vrai.
Avis sur les marques : Marvel Comics, Queen in Black, Venom, Knull, Hela, Thor, Spider-Man, Mary Jane Watson, Black Cat, Iron Man et les noms de personnages mentionnés sont des marques déposées de Marvel Entertainment / The Walt Disney Company. CGC est une marque déposée de Certified Guaranty Company. My Comics Collection n'est affilié à aucun éditeur de comics. Les références sont faites à des fins purement informatives et descriptives. Les dates, titres et équipes créatives indiqués sont ceux publiés par l'éditeur et constatés au 1er octobre 2026.