The New Teen Titans #2 (1980) : première apparition de Deathstroke, illustration article

Deathstroke, de son vrai nom Slade Wilson, entre en scène dans The New Teen Titans #2, daté de décembre 1980 chez DC, écrit par Marv Wolfman et dessiné par George Pérez. Le mercenaire y surgit en fin d'épisode pour reprendre à son compte le contrat lancé contre l'équipe par l'organisation H.I.V.E., contrat sur lequel son fils Grant vient d'échouer. On cherche ce numéro parce qu'il contient la première apparition d'un adversaire qui deviendra, quatre ans plus tard, le moteur du récit le plus célèbre de la série.

Ce numéro occupe une place inhabituelle dans une collection : il n'a rien d'un premier numéro, il ne porte pas le personnage en couverture comme vedette annoncée, et pourtant c'est lui que l'on recherche quand on construit une étagère Titans. La difficulté, pour un acheteur, tient à deux choses : savoir ce que l'on achète exactement, puisque le lancement de la série s'est fait en deux temps et que la notion de « premier numéro » y est ambiguë, et comprendre que la valeur de ce #2 s'est construite rétrospectivement, longtemps après sa parution.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité : The New Teen Titans #2 (1980) : la première apparition de Deathstroke

Le numéro : décembre 1980, Wolfman et Pérez, une poignée de pages décisives

The New Teen Titans #2 porte une date de couverture de décembre 1980. Marv Wolfman en signe le scénario, George Pérez les dessins. Le duo venait de réunir dans le premier épisode une formation à sept : Robin, alors Dick Grayson, Wonder Girl, Kid Flash, Changeling, Raven, Starfire et Cyborg, les trois derniers étant des créations ou des refontes propres à ce relancement.

L'intrigue du #2 enchaîne directement sur ce recrutement. Un contrat a été ouvert contre la nouvelle équipe, et c'est Grant Wilson, sous le nom de Ravager, qui s'en charge d'abord. Sa tentative tourne mal et lui coûte la vie. C'est à ce moment seulement qu'apparaît son père, Slade Wilson, qui annonce vouloir achever le travail. Deathstroke tient donc dans ce numéro un rôle de quelques pages, en position de promesse plutôt que de menace déployée.

Ce point mérite d'être retenu avant tout achat, car il explique à la fois la nature de la clé et son niveau de rareté perçu : le personnage n'y est ni expliqué, ni mis en avant commercialement. Rien, sur ce fascicule, ne signale à l'acheteur de 1980 qu'il tient quelque chose d'important.

Le lancement en deux temps, et la confusion sur « le vrai premier numéro »

C'est la particularité éditoriale qu'il faut maîtriser pour acheter sans se tromper. La formation n'a pas été présentée au public dans The New Teen Titans #1, mais dans un encart de prévisualisation inséré dans DC Comics Presents #26, un titre de rencontres mensuelles autour de Superman, daté d'octobre 1980. Autrement dit, la première apparition de l'équipe et le premier numéro de sa série ne sont pas le même fascicule, et ils se trouvent dans deux titres différents.

Cette structure en deux temps brouille le vocabulaire des annonces de vente. On voit régulièrement un #1 décrit comme « première apparition » de la formation, ce qui est inexact, et parfois un numéro du titre Superman décrit comme « premier numéro des Titans », ce qui ne l'est pas davantage. Pour Deathstroke, en revanche, il n'y a pas d'ambiguïté : il n'est pas dans l'encart d'octobre, il n'est pas dans le #1 de novembre, il arrive dans le #2 de décembre. Un vendeur qui mélange les trois ne connaît pas sa marchandise, et c'est une information utile sur le reste de son lot.

Pourquoi ce numéro est devenu une clé, et seulement ensuite

La trajectoire est l'inverse de celle d'un numéro recherché dès sa sortie. Pendant ses premières années, le mercenaire reste un antagoniste parmi d'autres dans un titre qui en aligne beaucoup : la H.I.V.E., les créatures liées à Raven, les menaces venues de l'espace autour de Starfire. Rien ne le distingue structurellement.

Le basculement vient de l'arc publié en 1984 dans les numéros 42 à 44 du titre, alors appelé Tales of the Teen Titans, celui que les lecteurs désignent comme le Contrat Judas. Slade Wilson y cesse d'être un exécutant payé pour devenir l'architecte d'une trahison, par l'intermédiaire de Terra, apparue pour sa part dans le #26 de 1982. C'est ce récit qui installe le personnage comme l'adversaire défini de l'équipe, et c'est aussi dans son dernier chapitre que Dick Grayson adopte l'identité de Nightwing.

La suite confirme cette promotion : le mercenaire obtient sa propre série régulière en 1991, puis une seconde carrière grâce aux adaptations animées et en prises de vues réelles, qui l'ont fait connaître bien au-delà du lectorat des fascicules. Chaque vague de visibilité a repoussé la demande vers le #2 de 1980, c'est-à-dire vers un numéro imprimé à une époque où personne ne le mettait de côté.

Ce qui fait varier la cote : état, fraîcheur du papier, édition

Pour un fascicule de cette période, trois facteurs dominent, et aucun ne se résume à un chiffre. Le premier est l'état de la couverture, en particulier les deux coins supérieurs et le pli du dos, qui sont les premiers à marquer sur un format agrafé de 1980. Le deuxième est la fraîcheur de l'encre noire, très présente sur les couvertures de cette série, où un frottement se lit immédiatement. Le troisième est l'origine de l'exemplaire : un tirage de 1980 destiné aux kiosques n'est pas une réédition ultérieure, et c'est là que se joue l'essentiel de l'écart.

En termes relatifs, le passage d'un exemplaire franchement lu à un exemplaire presque neuf se traduit par un multiple, pas par un pourcentage, et ce multiple s'élargit à mesure que l'on monte dans les hauts grades, où les exemplaires disponibles se comptent et ne se cherchent plus. À l'inverse, entre deux exemplaires moyens, l'écart reste faible : c'est le segment où l'on achète pour lire et pour compléter, et où un défaut visible mais stable se paie peu.

Reconnaître un tirage d'origine d'une réédition

Le contenu de ce numéro a été repris depuis dans des recueils reliés et dans des éditions numériques, ce qui est une bonne nouvelle pour lire l'épisode et une source d'erreurs pour l'acheter. Quelques repères permettent de trancher sans expertise : un fascicule de 1980 est agrafé, imprimé sur un papier qui jaunit en bordure, et il porte en première page les mentions éditoriales de son époque, avec le code de parution et le format publicitaire des pages intérieures de l'année.

Une réédition ou un recueil, à l'inverse, se reconnaît à la blancheur du papier, à l'absence de publicités de 1980 et, pour les volumes, au dos collé. En vente à distance, la question à poser est simple et sans ambiguïté : demandez une photographie de la page de titre intérieure et du dos agrafé, pas seulement de la couverture. Si l'annonce ne montre que la couverture, elle ne montre rien.

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Les pièges à l'achat propres à ce numéro

Le premier piège est le glissement d'étiquette entre le fils et le père. Grant Wilson, dit le Ravager, apparaît aussi pour la première fois dans ce même #2, et certaines annonces insistent sur l'une des deux apparitions en laissant croire qu'il s'agit de deux numéros distincts. Les deux sont dans le même fascicule, c'est un argument de vente, pas une raison d'acheter deux fois.

Le deuxième piège vient du titre lui-même, qui change de nom en cours de route : la série devient Tales of the Teen Titans à partir du #59, en 1985, tandis qu'une seconde série portant à nouveau le nom The New Teen Titans est lancée pour le circuit des boutiques spécialisées. Résultat : il existe plusieurs numéros 2 sous des intitulés proches. Le seul qui contienne la première apparition qui vous intéresse est celui de 1980. Vérifiez systématiquement l'année portée sur la couverture ou dans les mentions intérieures, jamais le seul titre annoncé par le vendeur.

Le troisième piège est le lot. Les numéros du début de cette série circulent souvent en ensembles « premiers numéros », où le #2 est parfois le seul exemplaire fatigué, ou parfois le seul manquant. Comptez les numéros un par un avant de valider.

Les numéros voisins qui comptent aussi

Autour de ce #2, plusieurs fascicules méritent d'être suivis pour des raisons différentes. L'encart d'octobre 1980 inséré dans le titre de team-up Superman reste la véritable première apparition de la formation, et c'est un objet qui se trouve dans un autre bac que celui des Titans, ce qui en fait une occasion pour qui sait où chercher. Le #1 de novembre 1980 garde sa valeur de premier numéro de série, indépendamment de la question de la première apparition.

Plus loin, le #26 de 1982 porte l'arrivée de Terra, dont le rôle dans la trahison de 1984 est inséparable de celui du mercenaire, et les numéros 42 à 44 de 1984 portent l'arc lui-même, avec le changement d'identité de Dick Grayson. Un collectionneur qui construit un ensemble cohérent autour du personnage a intérêt à penser ces jalons ensemble plutôt qu'à concentrer son budget sur le seul #2, dont la demande est la plus exposée aux effets d'actualité. Les pages consacrées à Robin et à Nightwing donnent le détail de cette bascule d'identité.

Ce que la notation change ici

Faire noter un exemplaire a un sens quand l'écart de cote entre deux grades voisins dépasse largement le coût de l'opération, et quand l'exemplaire est susceptible d'atteindre un haut grade. Sur ce numéro, deux éléments jouent en faveur de la notation : le format agrafé de 1980 rend les hauts grades réellement rares, et la demande est portée par des acheteurs qui achètent à distance, donc sans pouvoir manipuler l'objet, et qui s'appuient sur une évaluation extérieure.

En sens inverse, un exemplaire moyen, avec un pli de dos marqué ou des coins émoussés, ne gagne presque rien à être noté : le coût est fixe, la cote ne l'est pas. La notation protège aussi contre une confusion d'édition, puisque l'étiquette porte le titre et l'année, ce qui règle en une ligne la question des numéros 2 homonymes évoquée plus haut.

Les sections de cette fiche, de la description du numéro aux pièges à l'achat

Comment le suivre dans une collection

Ce numéro illustre bien pourquoi une collection se tient mieux avec un inventaire qu'avec une mémoire. Il y a une série de 1980 et une autre qui reprend le même nom quelques années plus tard, un numéro d'essai paru dans un titre tiers, une première apparition secondaire dans le même fascicule, et un arc en trois parties sous un troisième intitulé. Six lignes de catalogue, et autant d'occasions de racheter ce que l'on possède déjà.

Dans My Comics Collection, le catalogue permet d'enregistrer l'exemplaire avec son titre exact, son année et son numéro, puis d'y attacher l'état constaté et, s'il existe, le numéro de dossier de notation. Le reste de l'ensemble Titans se construit ensuite par manques visibles, ce qui évite l'achat en double autant que l'oubli d'un jalon. Pour élargir, les hubs Wonder Woman et Flash permettent de relier les identités de jeunes héros de cette formation à leurs titres d'origine.

Conclusion : une clé de rattrapage, à acheter en connaissance de cause

The New Teen Titans #2 est une clé qui ne s'est pas annoncée. Rien, en décembre 1980, ne désignait les quelques pages finales de ce fascicule comme le point de départ d'une carrière de quarante ans. C'est ce décalage qui explique à la fois la difficulté à trouver de beaux exemplaires et la vigueur des remontées de demande à chaque adaptation. L'acheter correctement demande peu de choses : viser l'année 1980 et pas un homonyme, exiger des photographies de l'intérieur, situer son budget entre le #2 et les jalons de 1982 et 1984, et accepter que le haut grade se paie en multiples.

Vous avez un exemplaire de 1980 de ce numéro, ou un lot des premiers Titans dont vous ignorez le détail ? Faites-le situer avant de vendre ou de faire noter.

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Questions fréquentes

Non. Le premier numéro, daté de novembre 1980, met en place la formation à sept réunie par Marv Wolfman et George Pérez, mais Slade Wilson n'y figure pas. Sa première apparition se situe dans le numéro suivant, daté de décembre 1980, où il surgit après l'échec de son fils Grant sur le contrat ouvert contre l'équipe.

Parce que la formation a été présentée d'abord dans un encart de prévisualisation inséré dans DC Comics Presents #26, daté d'octobre 1980, un titre consacré aux rencontres entre Superman et d'autres personnages. La première apparition de l'équipe et le premier numéro de sa série sont donc deux fascicules différents, publiés sous deux titres différents.

Oui, et c'est même lui qui mène l'attaque avant son père. Les deux premières apparitions se trouvent dans le même fascicule de décembre 1980, ce qui signifie qu'il n'y a pas deux numéros à acheter. Une annonce qui vend séparément « le premier Ravager » et « le premier Deathstroke » décrit deux fois le même objet.

Par l'année. Le titre devient Tales of the Teen Titans au numéro 59 en 1985, et un second titre reprenant le nom The New Teen Titans est lancé à destination des boutiques spécialisées. Plusieurs numéros 2 coexistent donc sous des intitulés voisins. Seul celui daté de 1980 contient la première apparition recherchée.

Les deux ne jouent pas le même rôle. Le fascicule de décembre 1980 porte la première apparition, donc le statut de clé. Les numéros 42 à 44 de 1984 portent le récit qui a fait du personnage l'adversaire central de la série et qui contient le passage de Dick Grayson à l'identité de Nightwing. Un ensemble cohérent les réunit.