Meilleurs comics de Plastic Man : par où commencer et numéros clés, illustration article

Pour découvrir Plastic Man, commencez par la série Plastic Man de Kyle Baker (2004), récompensée par un Eisner, puis remontez à la source avec les histoires de Jack Cole parues chez Quality Comics à partir de Police Comics #1 (août 1941). Complétez avec l'ouvrage d'Art Spiegelman et Chip Kidd consacré à Cole (2001) et, pour une lecture sombre, Plastic Man No More! (2024).

Plastic Man est un héros dont le corps est le décor : Patrick « Eel » O'Brian s'étire, se plie, se fond dans un fauteuil ou une lampe, et ses auteurs en ont fait un terrain de jeu graphique que presque aucun autre personnage de comics n'offre. Cette liberté a attiré des dessinateurs très différents, du créateur d'origine à des auteurs contemporains qui l'ont tantôt traité en farce, tantôt en cauchemar. Voici comment s'y retrouver, par ordre d'intérêt pour un lecteur qui arrive.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Plastic Man, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Plastic Man naît dans Police Comics #1, daté d'août 1941 et publié par Quality Comics. Son créateur est Jack Cole, qui écrit et dessine le personnage. À l'origine, il ne s'agit que d'un récit parmi d'autres dans une anthologie : le feuilleton gagne ensuite en importance, au point que le héros obtient sa propre série en 1943, Plastic Man, qui se poursuit chez Quality jusqu'en 1956.

Le point de départ est celui d'un cambrioleur. Eel O'Brian est un perceur de coffres membre d'une bande ; lors d'un cambriolage à la Crawford Chemical Works, il est blessé par balle et recouvert d'un produit chimique, puis abandonné par ses complices. Recueilli par un moine dans un refuge de montagne, il découvre que son corps est devenu élastique et décide de combattre le crime. Cette origine explique la nature du personnage : un ancien malfaiteur qui choisit l'autre camp, avec un humour qui tient de la farce.

Quality cesse ses activités en 1956 et DC Comics reprend le personnage. Le fascicule d'août 1941 appartient aux clés de l'âge d'or, difficiles à trouver et fragiles ; la lecture, elle, passe par les recueils des récits de Cole.

1 : Plastic Man, Kyle Baker (2004 et suites)

Kyle Baker écrit et dessine cette série lancée par DC en 2004, et c'est la porte d'entrée que nous recommandons en premier. Elle a obtenu l'Eisner de la meilleure nouvelle série ainsi que celui du meilleur auteur-dessinateur dans la catégorie humour. Le premier recueil, On the Lam, rassemble les six premiers numéros ; Rubber Bandits rassemble les numéros #8 à #11, #13 et #14.

Ce que la série apporte au personnage tient à son rythme : Baker traite le corps élastique comme un instrument de comédie visuelle, avec une narration rapide. Le récit mêle poursuite, satire et gags de dessin, et ce que le recueil On the Lam annonce dès son titre, c'est un héros en cavale.

Cette série convient à qui n'a jamais ouvert un Plastic Man et fuit les histoires de capes trop graves. Aucune connaissance préalable n'est nécessaire. Une édition de luxe parue en 2020, Plastic Man: Rubber Banded, réunit pour la première fois la série dans son intégralité.

2 : Police Comics et Plastic Man de Quality, Jack Cole (1941-1956)

Aller à la source reste indispensable. Entre Police Comics #1 (août 1941) et la fin de Plastic Man chez Quality en 1956, la série de 64 numéros constitue le fonds du personnage. Jack Cole en signe les histoires fondatrices, et son trait, d'une souplesse remarquable, fait de chaque page une démonstration d'invention graphique.

Ce travail apporte au personnage son humour et sa grammaire visuelle : la transformation en objet ordinaire, le décor qui se déforme, le sidekick Woozy Winks, compagnon comique et fidèle d'abord doté d'un pouvoir lié à la nature avant que ce pouvoir ne lui soit retiré. Presque tous les auteurs ultérieurs se mesurent à ce modèle.

Les histoires de Cole s'adressent au lecteur qui aime l'âge d'or et l'humour graphique. Vous les trouverez dans des rééditions en recueil, plus accessibles que les fascicules d'époque. Lisez-les par petites séquences : le plaisir tient à la variété des gags plus qu'à une intrigue de long souffle.

3 : Jack Cole and Plastic Man: Forms Stretched to Their Limits, Art Spiegelman et Chip Kidd (2001)

Ce livre n'est pas un comic de plus, mais il aide à lire tous les autres. Publié par Chronicle Books en 2001, il rassemble un essai d'Art Spiegelman sur la vie de Jack Cole, paru d'abord dans The New Yorker en 1999, des planches reproduites et plusieurs histoires complètes de Cole. La conception graphique est de Chip Kidd.

Il apporte ce que le simple recueil ne donne pas : un récit de l'homme derrière le personnage, et un regard d'artiste sur l'invention de Cole. Ce volume répond à une question simple : pourquoi Cole figure-t-il parmi les dessinateurs que l'on étudie encore ? Lisez-le après un premier contact avec les histoires originales.

4 : Plastic Man, relance chez DC, Steve Skeates et Ramona Fradon (1976)

En 1976, DC relance une série Plastic Man avec Steve Skeates à l'écriture et Ramona Fradon au dessin. Cette période montre comment le personnage a survécu à l'après-Quality : il est devenu un héros comique parmi les titres de l'éditeur, et Fradon lui donne un trait propre.

La série s'adresse au lecteur qui s'intéresse à l'âge de bronze et à l'humour de ces années. Elle ne remplace pas les histoires originales, mais elle offre un point de vue différent sur le personnage. Vous la trouverez surtout en fascicules d'époque, ce qui en fait une lecture de curiosité plutôt qu'une porte d'entrée.

5 : Plastic Man, série DC de 1966, Gil Kane (1966)

La série Plastic Man de DC, dont le numéro #1 est daté de novembre 1966, s'arrête après dix numéros. Gil Kane en dessine le numéro #1. Elle date d'une époque où l'éditeur cherchait à exploiter son catalogue de personnages repris à Quality, après la fin de la maison en 1956.

Ce récit s'adresse au collectionneur de l'âge d'argent plus qu'au lecteur qui découvre le personnage. Son intérêt est historique : il témoigne du retour de Plastic Man chez DC, une décennie après l'arrêt de Quality.

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Meilleurs comics de Plastic Man : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

6 : Plastic Man, Phil Foglio (1988-1989)

Après Crisis on Infinite Earths (1985), DC propose une mini-série en quatre numéros de Phil Foglio, publiée en 1988-1989, qui présente une version rénovée d'Eel O'Brian. C'est une relecture d'après-Crisis : le personnage y est repensé pour l'univers que l'éditeur venait de réorganiser.

La mini-série s'adresse au lecteur qui veut comprendre comment Plastic Man a été remis au goût du jour avant l'ère de Kyle Baker. Elle se lit rapidement, en quatre numéros, et complète les lectures précédentes. Au cours des années suivantes, le personnage devient aussi un membre en vue de la Justice League pendant la période de Grant Morrison sur JLA, ce qui lui donne une place dans le groupe central de l'univers DC.

7 : Plastic Man No More!, Christopher Cantwell, Alex Lins et Jacob Edgar (2024)

Le contraste est radical. Cette mini-série en quatre numéros du label DC Black Label, dont le numéro #1 sort en septembre 2024, imagine un Plastic Man dont les pouvoirs se détraquent et dont le corps subit des dommages cellulaires. Christopher Cantwell écrit ; Alex Lins dessine l'essentiel du récit, tandis que Jacob Edgar prend en charge les scènes de la Justice League.

Le ton mêle humour noir, horreur du corps et drame, ce qui en fait un contrepoint à la farce de Baker ou de Cole. Elle s'adresse à un lectorat adulte, le label affichant une mention pour lecteurs de 17 ans et plus. Ne commencez pas par elle : elle repose sur la connaissance du personnage tel qu'il a toujours été, pour mieux faire sentir ce qui lui arrive.

Pourquoi ce personnage résiste au temps

Plastic Man traverse les décennies parce que son concept se renouvelle sans effort. Chez Jack Cole, en 1941, le corps élastique sert la poursuite et la farce. Chez Phil Foglio, après Crisis on Infinite Earths, il devient un ancien truand remis à neuf dans un univers réorganisé. Chez Kyle Baker, en 2004, il glisse vers la comédie visuelle moderne, et chez Christopher Cantwell, en 2024, vers le récit de corps qui se défait. Quatre époques, quatre lectures du même matériau : un homme qui ne tient pas dans sa forme.

Cette plasticité explique aussi son rôle auprès de la Justice League. Un héros capable de se faire cordage, bouclier ou lampadaire apporte au groupe un registre comique qu'aucun autre membre ne partage, et les scénaristes qui l'y placent savent qu'il détend une équipe d'ordinaire solennelle.

Par où commencer selon votre profil

Si vous cherchez un comic drôle et facile d'accès, prenez la série de Kyle Baker, en commençant par On the Lam. Vous n'avez rien à connaître avant.

Si vous aimez l'âge d'or, ouvrez un recueil de Jack Cole pour retrouver la matière d'origine, puis lisez le livre de Spiegelman et Kidd pour la comprendre. Notre guide sur les âges des comics aide à situer cette période.

Si vous lisez la Justice League, voyez comment Plastic Man s'y insère dans les années Morrison avec notre guide de lecture de la Justice League, puis revenez à Baker pour sentir la différence de ton.

Si vous cherchez un récit adulte et sombre, finissez par Plastic Man No More!, une fois que vous connaissez le personnage dans sa version habituelle. Pour d'autres lectures qui misent sur l'humour, consultez notre sélection de comics humoristiques.

Les numéros clés à connaître

Voici les repères de la bibliographie de Plastic Man. Pour estimer l'un d'eux, confrontez plusieurs transactions récentes portant sur des exemplaires de même état, au lieu de retenir une seule annonce.

Les fascicules de Quality sont rares et fragiles, et l'état du papier pèse davantage que le numéro lui-même ; les numéros récents sont, eux, abondants et se jugent par comparaison de plusieurs annonces. Pour le contexte des grandes périodes de l'éditeur, voyez aussi le guide de la collection de l'âge d'or.

Meilleurs comics de Plastic Man : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Plastic Man débute dans Police Comics #1, daté d'août 1941 et publié par Quality Comics. Il est l'œuvre de Jack Cole, qui écrit et dessine le personnage, et obtient sa propre série en 1943.

Non. Il a été créé chez Quality Comics en 1941. DC Comics a repris le personnage après la fermeture de Quality en 1956, et l'éditeur lui a consacré une série dont le numéro #1 est daté de novembre 1966.

La série de Kyle Baker, lancée en 2004, est la plus accessible. Le recueil On the Lam rassemble ses six premiers numéros, et la série a remporté l'Eisner de la meilleure nouvelle série. Elle ne demande aucune lecture préalable.

C'est le compagnon comique de Plastic Man, bien intentionné mais maladroit. Il possédait à l'origine un pouvoir qui le faisait protéger par la nature, pouvoir ensuite retiré, ce qui le laisse un ami fidèle plutôt qu'un héros à part entière.

Non. Cette mini-série DC Black Label de 2024, écrite par Christopher Cantwell avec Alex Lins et Jacob Edgar, est destinée à un public adulte et traite d'horreur du corps. Il vaut mieux la lire après avoir découvert le personnage dans sa version habituelle.

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