Meilleurs comics du Pingouin : par où commencer et numéros clés à connaître, illustration article

Pour découvrir le Pingouin (Oswald Cobblepot) en comics, lisez d'abord Penguin: Pain and Prejudice (2011-2012) de Gregg Hurwitz et Szymon Kudranski, son portrait le plus complet en cinq numéros. Enchaînez avec la série The Penguin de Tom King et Rafael De Latorre (2023-2024). Le personnage naît dans Detective Comics #58 (décembre 1941), de Bill Finger et Bob Kane.

Le Pingouin est l'un des ennemis de Batman les plus difficiles à raconter. Il ne veut pas détruire Gotham : il veut la posséder, la fréquenter, y être respecté. Les meilleurs récits qui lui sont consacrés tournent donc autour d'un homme qui rêve d'appartenance, qui gère un club plutôt qu'un arsenal, et dont la politesse recouvre une violence ordinaire.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics du Pingouin, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Le Pingouin apparaît dans Detective Comics #58, daté de décembre 1941. Selon les fiches de référence, Bill Finger signe l'histoire et Bob Kane le dessin ; c'est l'équipe qui avait créé Batman en 1939. Oswald Cobblepot y est déjà un gentleman du crime : petit, corpulent, coiffé d'un haut-de-forme, armé d'un parapluie qui n'est pas ce qu'il paraît. Ce parti pris visuel, un malfaiteur en habit de soirée plutôt qu'un colosse en costume, le distingue d'emblée des autres adversaires de l'époque.

Ce fascicule appartient à la période où Detective Comics accumule les premières apparitions fondatrices, et on le comprend mieux en le replaçant dans la série mère : notre guide de collection de Detective Comics décrit comment cette série s'aborde, numéro par numéro. Pour un lecteur qui cherche surtout le personnage, il n'est pas nécessaire de chasser l'exemplaire d'origine : le récit existe en recueil d'archives, et l'enjeu du numéro tient moins à son intrigue qu'à son rôle d'acte de naissance. Les adaptations à l'écran, notamment la version de 1992 abordée dans notre page sur Batman Returns face aux comics, ont ensuite déplacé l'image du personnage, ce qui explique pourquoi tant de lecteurs arrivent aux comics avec une idée très éloignée du modèle de 1941.

1 : Penguin: Pain and Prejudice, Gregg Hurwitz et Szymon Kudranski (2011-2012)

Cette mini-série en cinq numéros est écrite par Gregg Hurwitz, avec Szymon Kudranski au dessin, John Kalisz aux couleurs et Rob Leigh au lettrage. Elle revisite le parcours d'Oswald Cobblepot en s'attachant à l'homme plutôt qu'au criminel, et c'est ce qui en fait la meilleure porte d'entrée : on y comprend ce que le personnage cherche, et pourquoi il a fait de la cruauté un langage. Le trait de Kudranski installe une atmosphère étouffante, bien éloignée du ton des histoires d'époque.

Rien à lire avant : l'histoire est autonome, la ville sert de toile de fond et Batman reste largement hors champ. La lecture la plus simple passe par le recueil, qui réunit les cinq numéros ; les sources signalent qu'il y ajoute le one-shot Joker's Asylum: Penguin. Les dates de parution varient d'une base de données à l'autre, ce qui est fréquent pour les mini-séries publiées sur plusieurs mois à cheval sur deux années.

2 : The Penguin, Tom King et Rafael De Latorre (2023-2024)

Cette série régulière, lancée en août 2023, saute plusieurs années dans le futur du personnage. Oswald Cobblepot vit à Metropolis, fiancé à une vétérinaire, et mène une existence tranquille jusqu'à ce qu'un agent l'aborde de la part d'Amanda Waller : il doit reconstruire son empire criminel pour elle, sans quoi il en paiera le prix. L'équipe créative réunit Tom King au scénario, Rafael De Latorre au dessin, Marcel Maiolo aux couleurs et Clayton Cowles au lettrage.

C'est la série la plus récente consacrée au Pingouin, et la plus facile à trouver en ce moment. Elle convient aux lecteurs qui aiment les récits construits et les anti-héros contraints, et elle gagne à être lue après Pain and Prejudice, dont elle prolonge l'idée d'un homme enfermé dans son propre personnage. Les autres séries de cet auteur sont réunies sur la page de Tom King. Les fascicules d'août 2023 et suivants se trouvent sans difficulté ; les recueils sont le format naturel pour une lecture continue.

3 : Batman: Penguin Triumphant, John Ostrander et Joe Staton (1992)

Ce one-shot daté de juillet 1992 est écrit par John Ostrander, dessiné par Joe Staton et encré par Bob Smith. Le Pingouin y décide de devenir un homme d'affaires respectable, vise Wall Street et s'en prend à un rival de taille : Bruce Wayne. Le film de Tim Burton, Batman Returns, sort la même année : 1992 est ainsi une date charnière pour l'image du personnage.

Ce numéro est une lecture pour les lecteurs qui connaissent déjà Gotham. Il donne au personnage son versant d'entrepreneur, ce que la plupart des récits d'action négligent, et propose une confrontation qui se joue en salle de conseil plutôt qu'au fond d'une ruelle. Sa forme, un seul fascicule, en fait une lecture rapide : comptez une soirée. On le trouve en fascicule isolé comme en recueil consacré aux ennemis de Batman ; feuilletez le trait de Joe Staton avant de décider de lui réserver une place.

4 : Batman: One Bad Day: The Penguin, John Ridley et Giuseppe Camuncoli (2022)

Dans la collection d'one-shots One Bad Day, chaque numéro prend un grand adversaire de Batman à un moment où sa journée dérape. Celui du Pingouin, sorti en octobre 2022, est écrit par John Ridley et dessiné par Giuseppe Camuncoli, finitions de Cam Smith. Un ancien associé, l'Umbrella Man, s'est emparé de l'empire du Pingouin et de l'Iceberg Lounge, et a balayé les règles que son patron avait imposées à la pègre. Le Pingouin, diminué, doit traverser une ville devenue dangereuse avec une arme et une seule balle pour reconstituer une équipe.

C'est un récit de chute et de reconquête, dense, qui se lit en un seul volume et sans connaissance préalable. Il plaira à ceux qui préfèrent le thriller urbain à la fantaisie, et il présente le Pingouin sous un angle rare : celui d'un chef qui doit tout reconquérir à la force du poignet. Format unique, donc pas de dilemme entre fascicule et recueil : choisissez selon l'objet que vous voulez posséder.

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Meilleurs comics du Pingouin : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Gotham Underground, Frank Tieri et Jim Calafiore (2007-2008)

Cette mini-série, écrite par Frank Tieri et dessinée par Jim Calafiore, encrée par Jack Purcell, place le Pingouin au centre d'un jeu de pouvoir à l'échelle de la ville. Son club sert à orienter des supercriminels vers la Suicide Squad, qui les enlève pour les envoyer dans un camp de travail sur une autre planète, tandis que Batman, largement en retrait, enquête sous l'identité de Matches Malone. Intergang, Tobias Whale et le Riddler s'y disputent le terrain d'une guerre de gangs.

Le Pingouin y apparaît comme un courtier plus que comme un combattant, et c'est la facette que cette entrée illustre le mieux : un homme dont le pouvoir tient à son carnet d'adresses. La mini-série s'adresse à un lecteur déjà à l'aise avec l'univers DC, car elle fait défiler beaucoup de personnages ; les avis de lecteurs sont partagés sur ce point. Elle se lit en recueil, ses numéros s'enchaînant comme un feuilleton choral.

6 : Batman Eternal, Scott Snyder et une équipe d'auteurs (2014-2015)

Hebdomadaire de cinquante-deux numéros, Batman Eternal paraît d'avril 2014 à avril 2015 pour le soixante-quinzième anniversaire de Batman. Scott Snyder en est le « showrunner », avec James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et d'autres auteurs au scénario, et Jason Fabok au dessin au début. Le Pingouin et l'Iceberg Lounge figurent dans l'intrigue principale : dans le #7, Carmine Falcone fait exploser le club et le fait sombrer dans la baie de Gotham, ce qui met fin, du moins en apparence, à l'empire du Pingouin ; dans le #14, il s'en prend à la planque de Falcone, mais l'opération échoue.

Il faut être honnête : ce n'est pas un récit centré sur lui, et les crédits varient d'un arc à l'autre. Mais c'est la meilleure illustration de ce que devient le Pingouin quand il perd son décor, et c'est une lecture idéale pour qui veut voir comment un personnage secondaire se débrouille dans une grande saga chorale. Les auteurs ayant écrit chacun leurs arcs, vérifiez les crédits numéro par numéro si le détail vous importe. Un recueil en plusieurs volumes existe pour la lecture continue.

7 : Batman #155, Bill Finger et Sheldon Moldoff (1963)

Après plusieurs années d'absence, le Pingouin revient dans Batman #155, daté de mai 1963, avec l'histoire « The Return of the Penguin ». Les index de référence créditent Bill Finger au scénario et Sheldon Moldoff au dessin, ce dernier signant alors sous le nom de Bob Kane ; l'édition est assurée par Jack Schiff. C'est la première apparition du Pingouin de l'âge d'argent, celui que la télévision reprendra quelques années plus tard.

Cette entrée s'adresse en priorité aux historiens du médium et aux collectionneurs de fascicules plus qu'aux lecteurs en quête d'une grande histoire. La lecture est agréable mais datée, avec le ton des aventures de l'époque. Comme pour tout numéro ancien, lisez-le d'abord en archive, puis décidez si le fascicule d'origine mérite une recherche. Pour situer cette période du héros, notre page sur Batman #404, Year One offre le contrepoint de la Gotham réaliste des années 1980.

Par où commencer selon votre profil

Si vous ne connaissez Oswald Cobblepot que par l'écran, par exemple par le film de 2022, commencez par Pain and Prejudice : c'est la lecture qui explique le mieux le personnage sans exiger d'autres lectures. Si vous êtes un lecteur de Batman de longue date, passez directement à The Penguin de Tom King et Rafael De Latorre, puis revenez à Gotham Underground pour mesurer ce que le personnage est devenu dans l'ombre.

Pour une histoire courte, Penguin Triumphant et le one-shot d'One Bad Day tiennent chacun en un fascicule, dans deux registres opposés : la finance d'un côté, la survie dans la rue de l'autre. Pour une saga chorale, ouvrez Batman Eternal. Enfin, si vous construisez un parcours historique, lisez Detective Comics #58 et Batman #155 en archive : vous aurez les deux versions fondatrices du personnage, celle de 1941 et celle de 1963.

Les numéros clés à connaître

La première apparition, Detective Comics #58 (décembre 1941), est le point d'ancrage évident. Elle se trouve dans une série dont la réputation tire vers le haut tous les numéros de l'âge d'or : l'exemplaire est rare, et l'état compte plus que la mention de l'année. Le second repère, Batman #155 (mai 1963), est celui du retour du personnage à l'âge d'argent, et il se lit comme sa seconde naissance. Pour apprécier ces deux clés, vérifiez toujours que le numéro correspond bien à l'histoire annoncée et pas à une réimpression.

Viennent ensuite des repères de lecture plus que de rareté : le one-shot Penguin Triumphant (juillet 1992), le premier numéro de Penguin: Pain and Prejudice, celui de The Penguin (août 2023) et le #7 de Batman Eternal, où l'Iceberg Lounge disparaît dans la baie. Ces fascicules récents se trouvent facilement ; leur intérêt tient d'abord à la lecture. Notre méthode reste la même : identifier ce que le numéro apporte au personnage, vérifier s'il existe plusieurs couvertures ou tirages, puis comparer des exemplaires de même état.

Un collectionneur qui monte un dossier thématique autour du Pingouin peut composer un parcours simple : un recueil d'archives pour les débuts de 1941 et de 1963, un fascicule des années 1990 pour la période du film, une mini-série des années 2010 et la série la plus récente. Cet ensemble couvre plus de quatre-vingts ans de publication sans achat exceptionnel et raconte l'évolution d'un personnage qui est passé du gentleman excentrique au patron d'un empire souterrain. Si l'un de vos exemplaires vous intrigue, notre outil d'estimation gratuite permet d'en avoir une première lecture.

Meilleurs comics du Pingouin : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Penguin: Pain and Prejudice (2011-2012), écrit par Gregg Hurwitz et dessiné par Szymon Kudranski, est le plus accessible : cinq numéros autonomes, centrés sur Oswald Cobblepot lui-même. Pour une version plus récente, la série The Penguin de Tom King et Rafael De Latorre (2023-2024) s'y enchaîne naturellement.

Dans Detective Comics #58, daté de décembre 1941, signé Bill Finger et Bob Kane. Le personnage y est déjà un gentleman du crime au parapluie piégé. Le récit est accessible en recueil d'archives, bien plus abordable que le fascicule d'époque, rare et fragile.

Pas toujours. Pain and Prejudice et le one-shot de One Bad Day se lisent seuls. Gotham Underground et Batman Eternal gagnent à être abordés avec quelques lectures de Batman en tête, car ils font défiler de nombreux personnages et supposent un minimum de familiarité avec Gotham.

En partie seulement. Le film de 1992 a imposé une version difforme élevée dans les égouts, absente du personnage d'origine, qui est un gentleman du crime. Pour retrouver le Pingouin des comics, tournez-vous vers Pain and Prejudice ou vers la série de Tom King, plus fidèles à son versant social.

Pour lire, les recueils suffisent presque toujours : Pain and Prejudice, Gotham Underground et Batman Eternal existent en volumes. Côté collection, le fascicule se justifie surtout pour Detective Comics #58 et Batman #155, deux numéros où l'état de l'exemplaire décide de l'achat.

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