Booster Gold naît dans Booster Gold #1 (février 1986), créé par Dan Jurgens. Ouvrez d'abord l'arc d'ouverture de la série de 2007, par Geoff Johns et Jeff Katz, remontez au numéro 1 de 1986, passez à la Justice League de Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire (1987), puis à la comédie Formerly Known as the Justice League (2003) et à Time Masters: Vanishing Point (2010).
Booster Gold est l'exact contraire du héros qui sauve le monde par vocation : un homme venu du futur qui vole les gadgets d'un musée pour devenir une célébrité du présent. Cette idée de départ, drôle et un peu cynique, a mis vingt ans à trouver son vrai sujet, qui est le voyage dans le temps au service d'un héros que personne ne prend au sérieux. Sept lectures, de 1986 à 2011, dessinent ce parcours.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Booster Gold débute dans Booster Gold #1, daté de février 1986, écrit et dessiné par Dan Jurgens. Il surgit juste après Crisis on Infinite Earths, alors que l'éditeur rebâtit son univers ; Jurgens, lui, voulait appliquer à un justicier le réflexe des champions qui monnayent une médaille olympique en contrats publicitaires. Son héros vient du futur et se sert de ce qu'il y a dérobé pour faire carrière dans le présent.
Le numéro 1 est le point d'entrée évident pour un collectionneur. Michael Jon Carter, accompagné du robot Skeets dans la suite de ses aventures, y est un opportuniste assumé, et la série de 1986, qui compte 25 numéros, joue la carte de la satire de la célébrité plutôt que celle de l'épopée. L'état du numéro 1 pèse davantage que le prix du moment : un dos intact et des coins nets valent plus que n'importe quelle réédition de la même époque.
1 : Booster Gold #1 à #6, « 52 Pick-Up », Geoff Johns et Jeff Katz, avec Dan Jurgens et Norm Rapmund (2007)
C'est la meilleure porte d'entrée. Dans le sillage de 52, DC confie au duo Johns et Katz une nouvelle série dont l'arc d'ouverture, « 52 Pick-Up », met en place la mission qui définit le personnage : protéger la ligne du temps contre ceux qui voudraient la modifier. Booster y devient un héros qui sauve l'histoire sans que personne le sache, ce qui donne enfin un sens à son besoin de reconnaissance.
Johns et Katz quittent la série après douze numéros, et Dan Jurgens reste aux commandes avec Norm Rapmund. Un débutant complet peut s'y plonger : une seule information suffit, à savoir que Booster est un héros de second plan arrivé de l'avenir. Lisez les six numéros ensemble ; les arcs suivants, y compris celui que le recueil intitulé Blue and Gold rassemble autour du duo avec Ted Kord, prennent ensuite plus de saveur.
2 : Booster Gold #1, Dan Jurgens (1986)
Ce numéro est la source, et il se lit en quelques minutes. Jurgens y pose l'essentiel : le musée du futur, la tentation de la gloire facile, la fausse bravoure et la réelle fragilité du personnage. Le ton, volontairement léger, prête aujourd'hui à sourire autant par ses idées que par le style graphique de l'époque, mais il explique pourquoi les lecteurs ont accepté de suivre un héros aussi intéressé.
Visez-le si vous voulez saisir la genèse du héros, ou si vous traquez l'exemplaire de référence pour votre rayon. Pour le lire dans de bonnes conditions, comptez le numéro 1 comme un prologue et passez ensuite à la série de 2007, qui a l'avantage d'en reprendre les principes en leur donnant un but. Si vous voulez poursuivre la série de 1986, gardez à l'esprit qu'elle se déroule sur 25 numéros et que son ton reste plus proche de la comédie que de l'aventure.
3 : Justice League (puis Justice League International), Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire (1987)
La série débute avec un numéro 1 daté de mai 1987, dont Keith Giffen assure l'intrigue et les découpages, J.M. DeMatteis le script, Kevin Maguire le dessin et Terry Austin l'encrage. L'équipe réunie est décalée : on y croise des héros de second rang, parmi lesquels Blue Beetle (Ted Kord), et Booster Gold rejoint le groupe peu après son lancement. Le comique de bureau, le budget et la susceptibilité de chacun deviennent le sujet, et Booster en est l'un des moteurs.
La série prend ensuite le titre Justice League International à partir du numéro 7. Elle convient à qui veut voir Booster dans son élément naturel, entouré de personnages qui le supportent mal. Pour mesurer ce que cette période a donné à son compagnon d'écran, lisez notre dossier sur Ted Kord dans l'équipe de 1987.
4 : Formerly Known as the Justice League, Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire (2003)
Six numéros de comédie pure, qui retrouvent l'équipe créative de la série de 1987 seize ans plus tard. Maxwell Lord recrute d'anciens membres de l'équipe, dont Blue Beetle et Booster Gold, ainsi qu'Elongated Man et Fire, pour fonder les « Super Buddies » à Queens. Le résultat est une parodie affectueuse de leur propre histoire, où chacun reste fidèle à son caractère d'origine.
Une suite en six numéros a suivi dans JLA: Classified. Cette lecture s'adresse à qui a déjà goûté au ton de 1987 et veut le retrouver. Elle fonctionne aussi comme une porte d'entrée légère vers l'ensemble du groupe, puisque les références y sont expliquées à demi-mot.
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5 : 52, Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka et Mark Waid, avec Keith Giffen (2006 à 2007)
Hebdomadaire d'un an écrit par quatre auteurs, 52 est le passage où Booster Gold cesse d'être un personnage de comédie. Son compagnon Skeets se dérègle, et Booster trouve des notes dans l'abri de Rip Hunter, ce qui prépare le terrain de sa série de 2007. Le rôle du personnage n'y est pas celui d'un héros central, mais d'un fil narratif parmi plusieurs, et c'est pourquoi nous ne le plaçons pas plus haut.
Cette lecture s'adresse au lecteur qui cherche la transition entre l'ancien et le nouveau Booster. Comme il s'agit d'une histoire chorale de cinquante-deux numéros, ne la lisez pas uniquement pour lui ; relisez en priorité les épisodes qui le concernent, puis revenez à la série de 2007 pour la suite.
6 : Time Masters: Vanishing Point, Dan Jurgens et Norm Rapmund (2010 à 2011)
Mini-série en six numéros, signée Dan Jurgens avec Norm Rapmund, qui s'inscrit dans les récits liés à la recherche de Bruce Wayne. Elle suit Rip Hunter, dont la base de Vanishing Point est détruite, et Booster partage l'affiche avec lui. Précisons que le personnage est absent du dernier numéro, qui se concentre sur d'autres figures.
Cette mini-série intéressera le lecteur qui a déjà lu la série de 2007 et veut en poursuivre les enjeux temporels. Elle est moins accessible qu'un arc de la série régulière : le contexte de l'époque, avec Bruce Wayne perdu dans le temps, y est davantage supposé connu. Lisez-la après les trois premières entrées de ce classement.
7 : Booster Gold #44 à #47, Dan Jurgens et Norm Rapmund (2011)
Dernier arc de la série de 2007, ces numéros croisent l'événement Flashpoint : Booster est l'un des rares personnages à se souvenir de la ligne du temps d'origine. Dan Jurgens, qui revient sur le titre, et Norm Rapmund y concluent un parcours de quatre ans en lui donnant une fin cohérente avec ses thèmes.
Ils s'adressent au lecteur fidèle qui a suivi la série et veut la clôture. Sans cette base, ils perdent une grande partie de leur force. Pour le contexte de l'événement, notre article sur les numéros clés de Flashpoint vous aidera à situer ces numéros dans l'ensemble.
Un dernier repère pratique pour composer votre pile : la série de 2007 a connu plusieurs équipes, Johns et Katz pour l'ouverture, puis Dan Jurgens et Norm Rapmund, et le ton change d'un arc à l'autre. Si vous achetez en volumes, contrôlez la liste des numéros reproduits au dos de chaque recueil, car le recueil intitulé Blue and Gold ne suit pas l'ordre strict de parution et certains numéros, comme le numéro 0, y sont repris à part.
Par où commencer selon votre profil
Pour découvrir le personnage sans prérequis, prenez la série de 2007 et ses six premiers numéros : la mission, le ton et les personnages secondaires y sont posés avec clarté. Si l'humour d'équipe vous attire, allez directement à la Justice League de 1987 puis à Formerly Known as the Justice League : vous y verrez Booster aux côtés de Blue Beetle, et notre article sur le duo Ted Kord et Booster Gold développe cette relation.
Pour le lecteur de l'univers DC qui connaît déjà les grandes étapes, le bon enchaînement va de 52 à la série de 2007, puis à Time Masters et à l'arc de Flashpoint. Le collectionneur pressé se tournera vers le numéro 1 de 1986 et vers le numéro 1 de la Justice League de 1987, les deux pièces d'ancrage de la bibliographie. Pour situer la série d'équipe dans le temps, notre histoire de la Justice League donne les repères.
Les numéros clés à connaître
La première apparition est Booster Gold #1 (février 1986). Le numéro 1 de Justice League (mai 1987) fixe l'équipe dans laquelle le personnage trouve sa place, et le numéro 1 de la série de 2007 ouvre l'ère où il devient protecteur du temps. Les numéros #44 à #47 de cette même série, en 2011, lient le personnage à Flashpoint.
Pour classer ces numéros, la méthode est la même que pour tout personnage de second rang : placez en tête la naissance, puis les relances qui changent sa fonction, et enfin les tie-ins d'événements. Cette hiérarchie convient bien à un héros dont la bibliographie se répartit sur plusieurs décennies et plusieurs équipes créatives. Pour replacer cette période dans son contexte éditorial, le dossier sur Crisis on Infinite Earths décrit la refonte dont Booster est un produit.
Questions fréquentes
Booster Gold apparaît dans Booster Gold #1, daté de février 1986. Le personnage est créé par Dan Jurgens, qui écrit et dessine ce numéro. La série de 1986 en compte 25, et le héros sort tout juste de la refonte de Crisis on Infinite Earths.
Commencez par Booster Gold (2007), dont les six premiers numéros, « 52 Pick-Up », sont signés Geoff Johns et Jeff Katz avec Dan Jurgens et Norm Rapmund. Ils posent la mission du personnage sans exiger de connaissances préalables. La série de 1986 et la Justice League de 1987 viennent ensuite pour les origines.
Oui : il rejoint l'équipe relancée en 1987 par Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire, dont le numéro 1 est daté de mai 1987. La série devient Justice League International à partir du numéro 7. Il y partage l'affiche avec Blue Beetle (Ted Kord) et plusieurs héros de second rang.
Ce n'est pas indispensable, car la série de 2007 se suit sans cette base. Mais 52 (2006 à 2007), écrit par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka et Mark Waid, montre Skeets se dérégler et Booster découvrir des notes dans l'abri de Rip Hunter, ce qui donne du relief à la suite.
Choisissez Formerly Known as the Justice League (2003), six numéros de Keith Giffen, J.M. DeMatteis et Kevin Maguire, où Booster Gold et Blue Beetle sont recrutés par Maxwell Lord pour former les Super Buddies. La suite, publiée dans JLA: Classified, prolonge cette veine pour six numéros supplémentaires.
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