Meilleurs comics de l'Abomination (Emil Blonsky) : par où commencer, illustration article

Emil Blonsky devient l'Abomination dans Tales to Astonish #90, numéro d'avril 1967 que Stan Lee scénarise et que Gil Kane illustre. Pour le lire, commencez par ce numéro et le suivant, puis passez à The Incredible Hulk #50 à #54 de Bruce Jones et Mike Deodato Jr. (2003), à The Incredible Hulk #24 et #25 de Paul Jenkins et John Romita Jr. (2001) et à la mini-série Hulk: Destruction de Peter David (2005).

Dans la galerie du Hulk, Blonsky occupe une place à part : ni monstre sans mots, ni savant dévoyé, mais un agent venu de l'Est qui a choisi de devenir ce qu'il est, avec la conscience intacte et la rancune qui va avec. Cette particularité en fait un adversaire plus psychologique qu'il n'y paraît, et un sujet de lecture plus varié que sa réputation de brute écailleuse ne le laisse supposer. Voici six lectures classées, de 1967 à 2025.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de l'Abomination (Emil Blonsky), de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Emil Blonsky entre en scène dans Tales to Astonish #90, daté d'avril 1967, au sein de la série où le Hulk partageait alors l'affiche avec Namor. Stan Lee et Gil Kane créent ce personnage, dont l'histoire se prolonge dans le #91 de mai 1967. Blonsky y est un espion soviétique qui s'expose volontairement au rayonnement de la machine à rayons gamma de Bruce Banner. Il en sort plus fort que le Hulk, et, détail décisif, il conserve son intelligence.

Ce détail explique tout ce qui suit. Là où le Hulk est un colosse que la colère rend primaire, l'Abomination raisonne, calcule et savoure ses victoires. Dans ces deux numéros, il bat le Hulk, enlève Betty Ross et force Banner à imaginer un piège fondé sur des rayons qui épuisent sa force. Pour un collectionneur, l'intérêt de ces numéros tient à ce statut de naissance d'un ennemi durable de la série.

1 : Tales to Astonish #90 et #91, Stan Lee et Gil Kane (1967)

C'est la porte d'entrée qui permet de comprendre ce que Blonsky incarne à l'origine : un rival fait pour dépasser le Hulk sur son propre terrain. Stan Lee a voulu un adversaire plus fort que le Hulk, et le récit en tire une tension que les scénaristes suivants auront du mal à renouveler : la force ne suffit plus, il faut de la ruse. Le deuxième épisode, intitulé « Whosoever Harms the Hulk...! », installe le principe qui reviendra sans cesse, celui d'un Banner qui l'emporte par l'astuce plutôt que par les poings.

À qui s'adresse-t-il ? Au lecteur patient, prêt à accepter le rythme et le ton d'un récit de 1967, et au collectionneur qui veut posséder la source. Comment le lire ? Dans l'ordre, les deux épisodes à la suite, en gardant à l'esprit que le numéro #90 contient aussi une histoire de Namor : l'Abomination ne tient que la moitié du volume. Si vous hésitez entre lecture et achat, les rééditions en volume réunissent ces pages sans vous obliger à chercher les originaux.

2 : The Incredible Hulk #50 à #54, Bruce Jones et Mike Deodato Jr. (2003)

Recueillis plus tard sous le titre Abominable, ces cinq numéros mettent le personnage au centre d'un récit d'espionnage et de paranoïa. L'organisation connue sous le nom de Home Base lâche l'Abomination contre le Hulk dans la ville d'Entropy, et Blonsky ne se prive pas de provoquer son ennemi sur la mort de Betty Ross et sur Nadia Dornova. Le dessin de Mike Deodato Jr., sombre et nerveux, donne au personnage une présence physique que peu de séries lui ont offerte.

Cette lecture s'adresse à ceux qui préfèrent l'ambiance de thriller au combat de titans. Elle suppose de connaître les grandes lignes de la période : le Hulk y est suivi par des agences qui jouent chacune leur partie, et Betty Ross n'est pas ce qu'elle semble être. Lisez les cinq numéros d'une traite ; le troisième, au milieu, ne se comprend qu'avec les deux précédents. À notre avis, c'est la mise en scène qui traite le mieux Blonsky comme un personnage vivant et non comme un simple obstacle.

3 : The Incredible Hulk #24 et #25, Paul Jenkins et John Romita Jr. (2001)

Voici l'épisode le plus intime de la bibliographie du personnage. Le général Ross y fait savoir à Banner que l'Abomination est responsable de la mort de Betty, et il pousse le Hulk à se lancer sur sa piste. Blonsky, de son côté, est montré dans un registre inattendu, bien loin de la bête enragée de l'imagerie populaire. Le récit s'achève sans que le Hulk l'achève : Banner reprend la main au dernier moment, et Blonsky reste enfermé, confronté à des enregistrements qui le replongent dans sa vie d'avant la transformation.

Cette histoire convient à qui veut lire un face-à-face plutôt qu'une bataille. John Romita Jr., au dessin, fait peser dans les cases la masse des deux colosses, tandis que Paul Jenkins s'intéresse à ce qui reste d'humain chez Blonsky. Pour la suivre sans décrochage, il vaut mieux avoir en tête que Betty a été donnée pour morte quelques années plus tôt dans la série de l'époque, ce que le récit exploite sans le réexpliquer longuement.

4 : Hulk: Destruction, Peter David (2005)

Quatre numéros consacrés à Blonsky plus qu'au Hulk : c'est la plus belle occasion de le comprendre de l'intérieur. Peter David reprend son parcours à la lumière de ce que le ministère de la Défense pourrait en faire, tandis que Doc Samson et Thunderbolt Ross débattent de l'opportunité d'employer un tel individu comme arme dans les missions les plus risquées. Le récit adopte le point de vue de l'adversaire plutôt que celui du héros, ce qui change la perspective habituelle.

Ce récit convient à celui qui maîtrise déjà les bases de l'univers vert et cherche l'angle de l'adversaire. Pour la replacer dans le parcours de son scénariste, un parcours balisé existe dans notre dossier sur Peter David et le Hulk.

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Meilleurs comics de l'Abomination (Emil Blonsky) : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Bring On the Bad Guys: Abomination #1, Phillip Kennedy Johnson et Sergio Dávila (2025)

Parution de juillet 2025, ce one-shot est la troisième des sept histoires indépendantes de la série Bring On the Bad Guys, chacune consacrée à un vilain. Phillip Kennedy Johnson l'écrit et Sergio Dávila le dessine, avec une couverture de Lee Bermejo. Blonsky y est présenté en exécutant à louer : il a abattu un monstre nommé Grootslang pour obtenir sa liberté après un séjour dans une prison wakandaise, et il a aussi livré une âme à Mephisto. Le ton est cynique et sec, loin de l'aventure des années 1960.

C'est la lecture la plus courte et la plus facile d'accès de ce classement : un numéro, sans prérequis, pour un lecteur qui veut tester le personnage sans s'engager. Comme elle est récente, elle ne dit rien sur l'avenir du personnage ; lisez-la comme une photographie d'un Blonsky mercenaire plutôt que comme un chapitre fondateur.

6 : Hulk #1 et #2, Jeph Loeb et Ed McGuinness (2008)

Ici, il faut être honnête sur le rôle du personnage : il n'est présent que par sa mort. La série Hulk de 2008 s'ouvre sur le meurtre de l'Abomination en Russie, et la question centrale devient celle de l'identité de son meurtrier : un Hulk rouge inconnu, que Doc Samson et She-Hulk cherchent à identifier en reconstituant la scène. Jeph Loeb écrit, Ed McGuinness dessine, et le coup de force du lancement tient à ce mystère plus qu'à Blonsky lui-même.

Nous le plaçons en dernier pour cette raison : c'est un numéro clé, pas une histoire de l'Abomination. Il intéressera surtout le lecteur qui veut comprendre comment le personnage a quitté la scène avant son retour ultérieur. Si vous collectionnez les débuts de série, le numéro 1 de 2008 est aussi associé à l'arrivée du Hulk rouge, ce qui en fait une lecture à connaître indépendamment de Blonsky.

Par où commencer selon votre profil

Si vous voulez comprendre d'où vient le personnage, lisez Tales to Astonish #90 et #91, puis passez directement à la mini-série de Peter David : vous aurez la naissance et le point de vue le plus fouillé. Pour un lecteur qui préfère les ambiances de thriller, le détour par The Incredible Hulk #50 à #54 est le plus rentable, avec Mike Deodato Jr. qui soutient chaque case.

Le lecteur pressé commencera par Bring On the Bad Guys: Abomination #1 : un seul numéro, aucune connaissance préalable. Celui qui suit déjà le Hulk dans l'ordre de parution trouvera sa place dans notre guide de lecture du Hulk, qui situe la série dans son ensemble. Pour le collectionneur, mieux vaut commencer par la lecture avant l'achat : choisissez d'abord la version en volume, puis décidez quels numéros d'origine valent la chasse.

Enfin, pour ceux qui découvrent le Hulk lui-même, le plus sage est de lire d'abord quelques grands arcs de la série avant de revenir à Blonsky ; notre sélection des meilleurs arcs du Hulk offre des points d'ancrage clairs, après quoi l'Abomination prendra tout son sens comme contrepoint.

Les numéros clés à connaître

La première apparition est Tales to Astonish #90 (avril 1967) ; la suite immédiate, #91 (mai 1967), fait partie du même ensemble. Retenez aussi The Incredible Hulk #136 et #137 (1971), qui le font revenir dans un récit spatial, et Silver Surfer #12 (janvier 1970), une apparition précoce hors de la série du Hulk.

Du côté des tournants, The Incredible Hulk #24 et #25 (2001) redéfinissent sa relation avec Banner ; Hulk #1 (2008) marque sa sortie de scène et l'arrivée du Hulk rouge. La méthode pour classer ces numéros est simple : placez la naissance du personnage tout en haut, les récits qui changent sa relation avec Banner au milieu, et les apparitions secondaires en bas. Pour replacer ces parutions dans l'ensemble de la série, notre histoire du Hulk en comics offre le fil chronologique.

Un conseil de lecture pour finir : plus un numéro est ancien, plus l'état du dos et des coins pèse dans l'achat. Pour un numéro moderne comme ceux de 2003 ou de 2008, la disponibilité est large et la question n'est plus de trouver l'exemplaire, mais de décider si vous voulez la version en volume ou le fascicule. Le volume suffit pour lire ; le fascicule, pour posséder.

Meilleurs comics de l'Abomination (Emil Blonsky) : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

L'Abomination apparaît dans Tales to Astonish #90, daté d'avril 1967, créé par Stan Lee et Gil Kane. Le récit se poursuit dans le numéro #91 daté de mai 1967. Emil Blonsky y devient plus fort que le Hulk tout en gardant son intelligence, ce qui le distingue de la plupart des adversaires du personnage vert.

Pas forcément. Les deux numéros de 1967 et la mini-série Hulk: Destruction de Peter David se comprennent avec peu de connaissances préalables. En revanche, les épisodes de 2001 et de 2003 gagnent à être lus après quelques arcs de la série, car ils reposent sur l'histoire de Betty Ross et sur les agences qui traquent Banner.

Pour comprendre l'homme derrière le monstre, la mini-série Hulk: Destruction (2005) de Peter David est la plus riche, car elle est consacrée à Blonsky. Pour un récit plus nerveux et plus sombre, choisissez The Incredible Hulk #50 à #54 de Bruce Jones et Mike Deodato Jr. (2003). Pour la source, restez sur 1967.

La série Hulk de 2008, écrite par Jeph Loeb et dessinée par Ed McGuinness, s'ouvre sur le meurtre de l'Abomination en Russie. Doc Samson et She-Hulk enquêtent, et l'identité du Hulk rouge devient le moteur du récit. Blonsky n'y est donc qu'un élément de départ, pas le sujet des numéros.

Oui, avec Bring On the Bad Guys: Abomination #1, sorti en juillet 2025, dont Phillip Kennedy Johnson signe le scénario et Sergio Dávila les dessins. C'est un one-shot indépendant, troisième d'une série de sept, qui présente Blonsky en exécutant à louer. Il se lit sans connaissance préalable du Hulk, en une seule séance.

Vous possédez un numéro de Tales to Astonish ou une série du Hulk dans lequel apparaît l'Abomination ? Demandez une estimation de son état et de sa place dans la collection.

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