Lex Luthor naît dans Action Comics #23, daté d'avril 1940, sous la plume de Jerry Siegel et le crayon de Joe Shuster. Ce numéro est l'un des plus rares de l'âge d'or de l'éditeur, et il reste hors de portée de la quasi-totalité des collectionneurs. La bonne nouvelle, c'est que ce personnage a été réécrit quatre fois en profondeur, et que chaque réécriture a produit un point d'entrée accessible : le savant chauve par accident de 1941, l'adolescent de Smallville de 1960, l'industriel de The Man of Steel #4 en 1986, et le récit d'origine signé Mark Waid dans Superman: Birthright en 2003. Waid revient d'ailleurs au sujet avec « Lex Luthor: Year One », dont Action Comics #1105 poursuit le récit le 9 décembre 2026. Cet article classe ces jalons et dit par où commencer quand le numéro de référence est inatteignable.
Il existe une catégorie de personnages dont la collection commence par un mur. Pas une difficulté, pas une recherche patiente : un mur. Leur première apparition appartient à une poignée d'exemplaires qui changent de mains dans des ventes publiques, et le collectionneur normal n'entrera jamais dans cette pièce. Lex Luthor en fait partie, et c'est ce qui rend son cas intéressant, parce que la suite de sa bibliographie est au contraire d'une accessibilité presque anormale.
La raison est simple et tient à la manière dont l'éditeur a traité son antagoniste principal pendant quatre-vingt-cinq ans. Luthor n'a pas été raconté une fois puis décliné. Il a été refondu, à chaque fois que l'éditeur a remis son univers à plat, et chaque refonte s'est accompagnée d'un récit d'origine complet. Résultat : là où un vilain ordinaire possède une clé unique et impayable, Luthor possède une clé impayable et quatre portes de service parfaitement praticables.
L'actualité éditoriale rend l'exercice utile maintenant. Action Comics #1105, daté du 9 décembre 2026, prolonge un arc intitulé « Lex Luthor: Year One » écrit par Mark Waid. Ce titre n'est pas neutre : Waid a déjà écrit l'origine de ce personnage une fois, il y a plus de vingt ans, et il y revient alors qu'il tient la série depuis 2024. Avant d'acheter quoi que ce soit en rayon cet hiver, il vaut la peine de savoir où ce récit s'inscrit dans une lignée déjà longue.
« Year One » chez Mark Waid, c'est une seconde fois
Mark Waid tient Action Comics depuis le numéro 1070, d'abord pour un feuilleton hebdomadaire de douze épisodes qui s'est achevé au numéro 1081, puis à temps plein à partir du numéro 1087. Ce parcours compte, parce qu'un auteur installé depuis plusieurs années sur un titre ne consacre pas un arc entier à l'origine du principal adversaire par hasard. Il le fait quand il estime avoir le mandat de modifier quelque chose de structurel.
Or Waid a déjà fait exactement cela. Superman: Birthright, série limitée de douze numéros parue de septembre 2003 à septembre 2004, dessinée par Leinil Francis Yu et encrée par Gerry Alanguilan, n'était pas qu'une relecture des débuts de Superman. C'était aussi une réécriture de Luthor, et la plus audacieuse depuis 1986. Waid y rétablissait le lien de jeunesse avec Clark Kent à Smallville, faisait perdre à Luthor son père Lionel et ses cheveux dans un même accident d'expérience, et fondait son entreprise sur la recherche de vie extraterrestre. Le vilain cessait d'être un homme d'affaires devenu criminel pour redevenir un chercheur que l'arrivée d'un véritable extraterrestre a rendu fou de jalousie.
Cette version a eu une existence officielle brève. Birthright a été écrite hors continuité, adoptée ensuite comme origine canonique en remplacement du Man of Steel de John Byrne, puis écartée par les remaniements de continuité qui ont suivi Infinite Crisis. L'éditeur a confié une nouvelle origine à Geoff Johns et Gary Frank avec Superman: Secret Origin, six numéros parus de septembre 2009 à août 2010. Pour un lecteur de 2026, cela signifie qu'un auteur voit aujourd'hui son travail d'il y a vingt ans comme une piste qu'il n'a pas eu le temps d'épuiser. C'est le même mouvement que celui qui ramène plusieurs créateurs sur leurs propres personnages cet hiver, et dont nous parlons dans notre analyse des retours de créateurs.
Une précision nécessaire : au moment où ces lignes sont écrites, début octobre 2026, personne ne sait ce que « Year One » modifie réellement. Aucune cote n'existe sur Action Comics #1105, et quiconque vous annonce aujourd'hui la valeur future d'un numéro qui n'est pas encore imprimé fabrique un chiffre. Ce qui existe, ce sont une date, un auteur, un titre d'arc et un antécédent de vingt ans. C'est déjà beaucoup pour décider si l'on suit la série.
Le mur de départ : une première apparition de 1940
Le personnage apparaît dans Action Comics #23, daté d'avril 1940, soit environ deux ans après le lancement du titre et de son héros dans Action Comics #1. Il y est un savant criminel roux, campé dans une tour, qui provoque une guerre pour en tirer profit. Deux détails de cette première version surprennent toujours : il a des cheveux, et il n'a pas de prénom. Le « Lex » viendra plus tard.
Ce numéro cumule tous les facteurs qui rendent un comic inatteignable. Il date d'une époque où le papier était consommé puis jeté, il appartient à une série dont les premiers numéros ont été collectionnés de manière intensive, et il porte la première apparition de l'antagoniste le plus connu de l'éditeur. La conséquence pratique, pour un collectionneur, est qu'il ne s'agit pas d'économiser plus longtemps : il s'agit de renoncer à cet exemplaire et de construire autrement. Notre fiche dédiée à la première apparition de Lex Luthor détaille ce numéro et explique pourquoi cette rareté est structurelle et non conjoncturelle.
Il faut aussi savoir qu'un deuxième numéro de 1940 entretient une confusion durable. Luthor revient très vite dans la série éponyme du héros, et les dates de couverture de l'époque, trimestrielles d'un côté et mensuelles de l'autre, ne permettent pas toujours de trancher l'ordre de lecture réel. Pour la collection, retenez la hiérarchie simple : Action Comics #23 est la première apparition reconnue, le reste relève de l'histoire éditoriale et non du marché.
Les jalons des réinventions, dans l'ordre
Voici les numéros qui marquent un changement de nature du personnage, et non simplement une bonne histoire. Le classement est chronologique, parce que c'est l'ordre dans lequel les transformations se répondent.
Action Comics #23
Première apparition. Un savant roux, une tour, une guerre provoquée pour l'enrichissement personnel. Tout ce qui définira le personnage pendant quatre-vingt-cinq ans est déjà là, sauf son apparence et son prénom. C'est la clé absolue, et c'est aussi la seule du lot qui n'entre dans aucun budget normal.
Superman #10
Le détail le plus connu de l'iconographie du personnage est une faute de dessin. Leo Nowak l'a représenté chauve, en le confondant avec un homme de main plus trapu, et l'éditeur a conservé l'erreur. Il faudra attendre 1962 pour que Siegel intègre cette perte de cheveux à une biographie révisée, autrement dit pour qu'une bévue graphique devienne un élément de récit.
Adventure Comics #271
Vingt ans après sa création, le personnage reçoit enfin un mobile. L'adolescent Luthor admire le jeune Superboy, travaille dans son laboratoire de Smallville, et perd dans un incendie à la fois une forme de vie artificielle, ses notes de recherche et ses cheveux, rongés par les vapeurs chimiques. Il tient l'intervention du héros pour responsable et jure de se venger. Toute la dynamique des soixante années suivantes sort de cette page.
Action Comics #544
L'armure de combat verte et violette apparaît ici, et elle règle un problème vieux de quarante ans : comment un homme sans pouvoir peut-il affronter physiquement un Kryptonien. Le même épisode liquide la période la plus étrange de sa biographie, celle de Lexor, une planète sous soleil rouge dont les habitants le tenaient pour un héros, où il s'était marié et avait eu un fils. En testant son armure, il détruit ce monde et sa propre famille avec lui.
The Man of Steel #4
John Byrne supprime le savant fou et installe l'industriel : le citoyen le plus puissant de Metropolis, un homme d'affaires que la loi n'atteint pas, inspiré de figures réelles de la finance et des médias de l'époque. Byrne lui donne aussi une enfance de misère et de maltraitance, et un premier crime fondateur, le sabotage des freins de la voiture de ses parents pour toucher l'assurance. Cette lecture a tenu quarante ans et nourrit encore la plupart des adaptations.
Superman: Birthright #1
Douze numéros jusqu'en septembre 2004, et un Luthor redevenu chercheur obsédé par la vie extraterrestre, ami déçu de Clark Kent à Smallville, défiguré par la même explosion qui tue son père. L'arc en cours chez le même auteur rend cette série limitée nettement plus intéressante à relire qu'elle ne l'était il y a deux ans.
Lex Luthor: Man of Steel #1
Cinq numéros parus de mars à septembre 2005, racontés depuis l'intérieur de sa tête. L'argument est resté célèbre : l'humanité accorde sa confiance à un étranger simplement parce qu'il a notre visage. Le personnage n'y est pas excusé, il est rendu cohérent, ce qui est bien plus dérangeant. La série a été rééditée sous le simple titre Luthor, notamment dans une version de label adulte en 2019.
Action Comics #890
Le précédent le plus direct de l'arc de 2026. Pendant seize numéros, jusqu'au 904 en octobre 2011, le vilain devient le personnage principal d'Action Comics en l'absence du héros, dans un récit qui le mène jusqu'à une fusion avec une entité de la Zone fantôme. Un titre historique de l'éditeur confié à son antagoniste : la série l'a déjà fait, et cela s'est bien passé.
Trois personnages sous un seul nom
Un collectionneur qui aborde ce catalogue sans grille s'épuise, parce qu'il croit suivre un personnage alors qu'il en suit trois. Le distinguer change les décisions d'achat.
Le premier est le savant. Il court de 1940 à 1986, il appartient à l'âge d'or et à l'âge d'argent, et ses numéros sont soit inatteignables, soit étonnamment calmes. C'est la période où les récits d'origine se fabriquent par ajouts successifs, parfois par accident, comme la calvitie de 1941 intégrée au récit vingt et un ans plus tard. Collectionner cette époque, c'est accepter de travailler par recueils plutôt que par numéros isolés.
Le deuxième est l'industriel. Il naît en 1986 et domine quarante ans. C'est le plus facile à collectionner, parce que les tirages de la fin des années 1980 et des années 1990 sont abondants et que les exemplaires en très bon état circulent encore. C'est aussi la version dont les adaptations se nourrissent, ce qui crée des tensions ponctuelles de demande à chaque sortie d'écran.
Le troisième est l'homme de pouvoir : élu président, puis déchu avant la fin de son mandat après avoir reconnu une manipulation, et plus tard allié ponctuel des héros contre des menaces cosmiques. Cette séquence des années 2000 et 2010 produit des numéros nombreux et peu chers, parce que leur intérêt est narratif et non patrimonial. Elle se collectionne par arc, jamais à l'exemplaire.
Cette typologie explique une anomalie que beaucoup de collectionneurs constatent sans l'expliquer : pour ce personnage, la hiérarchie des prix ne suit pas la hiérarchie de l'importance narrative. Le numéro qui fonde sa psychologie en 1960 reste dans l'ombre d'une première apparition de 1940 qui, elle, ne contient presque rien de ce qu'il est devenu. Nous développons ce point dans notre page consacrée aux numéros clés de Lex Luthor.
Par où entrer quand le numéro de référence est inaccessible
C'est la question utile, et elle a une réponse en quatre temps. Aucune de ces étapes ne suppose d'acheter un comic de 1940.
Lire la première apparition en recueil, pas à l'exemplaire
Le troisième volume de la collection The Superman Chronicles, paru en août 2007, réunit Action Comics #21 à 25 ainsi que les numéros 4 et 5 de la série éponyme. Autrement dit, un seul livre souple contient la première apparition du personnage et ses retours immédiats de 1940, dans l'ordre de parution. C'est la façon la plus honnête de posséder le contenu quand l'objet est hors de portée, et cela n'a rien d'un pis-aller : les récits de l'âge d'or se lisent mieux en séquence qu'isolés.
Choisir une seule origine moderne comme colonne vertébrale
Vous n'avez pas besoin des quatre. Prenez celle de 1986 si vous voulez comprendre les adaptations, celle de 2003 si vous voulez suivre l'arc en cours de l'auteur qui l'a écrite, celle de 2009 si vous voulez la continuité officielle la plus récente avant les remises à plat de la décennie suivante. Les trois existent en recueil, les trois sont imprimées en grand nombre, et aucune ne coûte le prix d'un numéro de l'âge d'or.
Acheter les jalons de bascule, pas les apparitions
Un personnage aussi ancien compte des centaines d'apparitions sans conséquence. Ne retenez que les numéros où quelque chose change de nature : la calvitie, la rancune, l'armure, le costume de chef d'entreprise, la prise de pouvoir. Cinq ou six numéros bien choisis racontent mieux cette carrière que cent numéros accumulés, et la collection reste lisible pour qui la regarde.
Trancher la question de la notation une seule fois
Faire certifier un numéro de 1940 ou de 1960 se justifie, parce que l'état conditionne tout sur ces époques et que l'authentification a une valeur en soi. Faire certifier un numéro de 1986 ou de 2005 trouvé en bon état se justifie beaucoup plus rarement. Posez-vous la question par décennie, pas par numéro, et consultez notre guide de la notation CGC avant d'engager des frais.
Ce qui est daté pour l'hiver 2026-2027, et ce qui ne l'est pas
Deux rendez-vous seulement sont établis à ce jour, et il est important de ne pas les confondre avec des promesses.
Le premier est Action Comics #1105, le 9 décembre 2026, qui poursuit « Lex Luthor: Year One ». C'est une date de parution, rien de plus : ni un nombre d'exemplaires, ni une liste de couvertures alternatives, ni une indication de rareté. Le second est le film Man of Tomorrow, annoncé pour le 9 juillet 2027, réalisé par James Gunn, avec David Corenswet dans le rôle du héros et Nicholas Hoult dans celui de Luthor. Un an d'avance sur une sortie en salles, cela veut dire que les effets de demande liés à l'écran n'ont pas commencé, et qu'il est encore tôt pour anticiper quoi que ce soit.
Il faut également savoir qu'une convention majeure se tient du 8 au 11 octobre 2026 et que des annonces y sont attendues sur plusieurs titres de l'éditeur. Au moment de la rédaction, rien n'y a été dit : toute information présentée comme issue de ces panels est prématurée. De la même manière, les programmes de janvier 2027 ne sont pas publiés au-delà de quelques titres isolés, et nous ne nous engageons que sur les dates confirmées.
Sur les valeurs, la position de cet article est explicite : nous ne citons aucun montant. Aucune source consultée ne publie de relevé de cote récent et daté sur ce personnage, et un chiffre non daté ne vaut rien, puisque le marché de l'occasion se déplace d'un trimestre à l'autre. Ce qui se dit en revanche sans risque, c'est la hiérarchie : la première apparition de 1940 est d'un ordre de grandeur à part, l'origine de 1960 est très en dessous de son importance, les refontes de 1983 et 1986 sont abordables, et tout ce qui suit l'an 2000 relève de l'achat de lecture. Une estimation sérieuse sur vos propres exemplaires se construit sur des ventes observées, jamais sur des annonces en cours.
Tenir une collection Luthor sans la dupliquer
Le piège de ce personnage n'est pas le prix, c'est le doublon invisible. Quatre origines, des rééditions sous des titres différents, un recueil qui change de nom entre deux éditions : il est très facile d'acheter deux fois le même récit sous deux couvertures. La série de 2005 s'appelle tantôt Lex Luthor: Man of Steel, tantôt Luthor. La série limitée de 1986 porte un titre que l'on confond avec celui du film de 2013. Et le même arc des années 1960 réapparaît dans plusieurs anthologies de l'âge d'argent.
La parade est mécanique. Enregistrez chaque acquisition au niveau du numéro et non du titre de la collection, notez la forme de l'exemplaire, numéro d'origine ou réimpression, et laissez l'outil de suivi de collection signaler les chevauchements. Sur une bibliographie étalée sur quatre-vingt-cinq ans, c'est la différence entre une collection raisonnée et une étagère redondante. Le hub consacré au personnage regroupe nos fiches par numéro, et un inventaire tenu à jour évite de racheter ce que vous possédez déjà.
Pour qui démarre cet hiver, l'ordre le plus efficace est contre-intuitif : commencez par la série de 2005, qui ne demande aucun prérequis, enchaînez sur Birthright pour comprendre ce que l'arc en cours reprend, puis descendez vers 1986 et 1960 pour voir les couches successives. La première apparition de 1940 reste au bout du chemin, et probablement hors de portée. Ce n'est pas grave : ce personnage est l'un des rares dont on peut tout comprendre sans jamais toucher sa clé la plus chère.
Questions fréquentes
C'est Action Comics #23, daté d'avril 1940, écrit par Jerry Siegel et dessiné par Joe Shuster. Le personnage y est un savant criminel aux cheveux roux, sans prénom : il est simplement nommé Luthor. Ce numéro appartient à l'âge d'or de l'éditeur et compte parmi ses parutions les plus difficiles à trouver, dans tous les états de conservation. Pour un collectionneur, la bonne décision est généralement de lire ce récit en recueil plutôt que de poursuivre un exemplaire d'époque, car le contenu est republié alors que l'objet, lui, ne se reproduit pas.
Parce qu'un dessinateur s'est trompé. Leo Nowak l'a représenté chauve dans Superman #10, daté de mai 1941, en le confondant avec un homme de main plus corpulent, et l'éditeur a gardé l'erreur plutôt que de la corriger. Il a fallu attendre 1962 pour que Jerry Siegel intègre cette perte de cheveux à une biographie révisée, en l'attribuant à un accident de laboratoire. C'est l'un des cas les mieux documentés d'un détail accidentel devenu un trait d'identité : aujourd'hui, aucune adaptation ne lui donne de chevelure.
Il y en a quatre, et elles ne disent pas la même chose. Adventure Comics #271, daté d'avril 1960, donne la première : l'adolescent de Smallville qui perd ses recherches et ses cheveux dans un incendie et en tient le jeune héros pour responsable. The Man of Steel #4, en 1986, la remplace par celle d'un industriel issu de la misère. Superman: Birthright, de 2003 à 2004, la réécrit à nouveau. Superman: Secret Origin, de 2009 à 2010, prend le relais. Choisissez celle qui correspond à l'époque que vous lisez.
C'est un arc écrit par Mark Waid dans Action Comics, dont le numéro 1105 poursuit le récit le 9 décembre 2026. Son intérêt principal est biographique du côté des auteurs : Waid avait déjà écrit une origine de ce personnage dans Superman: Birthright en 2003, et il tient la série depuis le numéro 1070. Suivre cet arc se justifie si vous lisez déjà la série ou si cette première version vous avait marqué. En revanche, acheter plusieurs exemplaires en espérant une plus-value n'a aucun fondement : rien n'est connu sur les tirages.
Cela dépend uniquement de la décennie. Sur un numéro de 1940 ou de 1960, la certification a du sens : l'état conditionne presque toute la valeur, et l'authentification protège d'un exemplaire restauré sans mention. Sur une parution des années 1980, 2000 ou 2020, le calcul est rarement favorable, parce que les tirages étaient abondants et que les exemplaires en bon état restent nombreux. La règle pratique consiste à trancher par période plutôt que numéro par numéro, et à ne jamais faire certifier un comic dont on ignore la rareté réelle.
Man of Tomorrow est annoncé pour le 9 juillet 2027, avec James Gunn à la réalisation et Nicholas Hoult dans le rôle. À un an de la sortie, aucun mouvement de prix n'est constatable et aucune source consultée ne publie de relevé daté sur ce personnage. Ce que montre l'historique du médium, c'est que les effets d'écran se concentrent sur un très petit nombre de numéros, en général une première apparition ou un costume précis repris à l'image, et qu'ils retombent souvent après la sortie. Acheter maintenant pour lire est raisonnable. Acheter pour revendre dans un an est un pari.
Par Lex Luthor: Man of Steel, cinq numéros de Brian Azzarello et Lee Bermejo parus entre mars et septembre 2005, réédités plus tard sous le seul titre Luthor. La série raconte l'univers depuis son point de vue et ne demande aucune connaissance préalable de la continuité. Enchaînez ensuite sur Superman: Birthright si vous voulez comprendre ce que l'arc en cours reprend, puis sur The Man of Steel de 1986 pour la version dont les adaptations se nourrissent encore. Trois lectures suffisent à couvrir l'essentiel.
Oui, et c'est le précédent le plus intéressant pour l'arc de 2026. De Action Comics #890, en août 2010, au numéro 904 en octobre 2011, Paul Cornell et Pete Woods lui ont confié le titre entier en l'absence du héros, sur seize numéros qui le mènent jusqu'à une fusion avec une entité de la Zone fantôme. Il a également porté deux séries limitées à son nom, en 2005 et dans les rééditions qui ont suivi. Un antagoniste capable de tenir une série sans son héros est rare, et cela explique la confiance éditoriale dont il bénéficie.