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Adam Warlock a été créé par Stan Lee et Jack Kirby dans Fantastic Four #66-67 (septembre-octobre 1967) sous l'identité initiale de "Him", un être parfait sorti d'un cocon génétique. Rebaptisé Adam Warlock dans Marvel Premiere #1 (avril 1972) par Roy Thomas et Gil Kane, puis propulsé dans sa série solo Warlock #1 (août 1972), le personnage est redéfini par Jim Starlin en 1975 dans une saga existentielle (Strange Tales #178-181, Warlock #9-15). Il devient la pièce maîtresse d'Infinity Gauntlet (1991) et débarque enfin en chair et en os dans le MCU avec Guardians of the Galaxy Vol. 3 (mai 2023), interprété par Will Poulter.

Peu de personnages Marvel cumulent autant de couches narratives qu'Adam Warlock. Né d'une expérience scientifique dans les pages des Fantastic Four en 1967, abandonné par ses créateurs initiaux pendant cinq ans, redécouvert sous un nouveau nom en 1972, transformé en parabole christique cosmique par Jim Starlin en 1975, ressuscité comme orchestrateur de la trilogie Infinity en 1991, puis enfin sorti de l'obscurité grand public en 2023 grâce à James Gunn et Will Poulter — Adam Warlock est l'un des rares héros Marvel à avoir traversé six décennies en gardant intacte son aura de mystère existentiel.

Ce guide retrace la genèse complète d'Adam Warlock, depuis le cocon de Fantastic Four #66 jusqu'aux spéculations 2026-2027 sur sa suite cinématographique. Nous y détaillons la chronologie éditoriale précise (avec dates exactes), les key issues à connaître pour bâtir une collection, l'apport déterminant de Jim Starlin dans la mythologie du personnage, le rôle central dans Infinity Gauntlet et l'impact du MCU sur les cotes actuelles. Plus de soixante ans d'histoire éditoriale, du Silver Age tardif aux runs Modern Age, distinguant créateurs, séries solo, événements crossover et apparitions clés.

La création par Stan Lee et Jack Kirby : Fantastic Four #66-67 (septembre-octobre 1967)

L'histoire d'Adam Warlock commence dans la dernière grande période créative du duo Lee-Kirby sur Fantastic Four. À l'automne 1967, Stan Lee et Jack Kirby sont à la 66e livraison de leur série fondatrice et imaginent un récit en deux parties qui restera l'une des paraboles les plus étranges du Silver Age : l'arc "Him". Le contexte éditorial est crucial pour comprendre la mécanique de création du personnage. Marvel sort à peine de la révolution Galactus / Silver Surfer (Fantastic Four #48-50, 1966) et Kirby pousse de plus en plus loin l'iconographie cosmique. La revue Fantastic Four est, à cette date, le laboratoire principal des concepts qui irrigueront ensuite tout l'univers Marvel.

Fantastic Four #66, daté de septembre 1967, s'intitule "What lurks behind the beehive?" et présente l'Enclave, un groupe de quatre scientifiques renégats — Maris Morlak, Jerome Hamilton, Carlo Zota et Wladyslav Shinski — qui ont construit une base secrète en forme de ruche dans la baie de Bonaire. Leur projet : créer artificiellement un être parfait, surhomme aux capacités physiques et mentales infinies, qu'ils prévoient de manipuler pour conquérir le monde. Le numéro montre le cocon génétique en gestation, encore innommé, simplement désigné par le pronom "Him". L'encrage est signé Joe Sinnott, qui apporte ce poli métallique caractéristique des FF de cette période.

Fantastic Four #67, daté d'octobre 1967, s'intitule "When opens the cocoon!". Le cocon éclôt et révèle Him — un homme doré, à la perfection esthétique kirbyesque, qui prend immédiatement conscience de la nature malveillante de ses créateurs. Il les rejette violemment, détruit la base de l'Enclave et s'élève dans les cieux à la recherche de réponses sur son existence. Reed Richards, présent dans le numéro, comprend que l'Enclave a créé "quelque chose de bien plus grand que ce qu'elle voulait". Le récit s'achève sans nom propre pour le personnage, qui disparaît dans l'espace.

Les cotes actuelles de ces deux numéros reflètent leur statut de premières apparitions historiques. Fantastic Four #66 en CGC 9.4 se négocie entre 1 500 et 2 800 dollars selon les ventes 2024-2025, avec des pics post-GotG Vol. 3. Un exemplaire en CGC 9.6 peut atteindre 4 500-7 000 dollars, et un rare CGC 9.8 dépasse facilement les 15 000 dollars. Le #67 suit une trajectoire similaire, légèrement inférieure car considéré comme la seconde partie : CGC 9.4 entre 1 000 et 1 800 dollars, CGC 9.6 entre 2 500 et 4 500 dollars. Les exemplaires mid-grade (CGC 5.0-6.5) restent accessibles autour de 200-500 dollars et constituent souvent le premier achat raisonné pour qui veut posséder l'origine du personnage. Pour comprendre les écarts de gradation entre maisons, consultez notre comparatif CGC vs CBCS vs PGX.

Un point notable : Lee et Kirby abandonnent immédiatement le personnage après ces deux numéros. Him disparaît des publications Marvel pendant près de deux ans. Il réapparaît brièvement dans Thor #165-166 (juin-juillet 1969), toujours par Lee et Kirby, où il affronte le dieu du tonnerre dans un combat passé à la postérité pour ses planches monumentales. Mais le personnage reste sans nom propre, sans série dédiée, sans véritable mythologie. Il faudra attendre 1972 et l'arrivée d'une nouvelle génération éditoriale pour qu'il trouve son identité définitive.

Marvel Premiere #1 (avril 1972) : le baptême d'Adam Warlock

Quatre ans et demi après Fantastic Four #67, Marvel cherche à étoffer son catalogue avec des nouvelles têtes d'affiche. Roy Thomas, devenu rédacteur en chef en 1972 après le départ de Stan Lee vers la direction éditoriale globale, identifie le personnage de Him comme une opportunité de relance. Le contexte est celui d'une Marvel qui multiplie les "try-out books" — des magazines anthologiques permettant de tester des concepts avant une éventuelle série régulière. Le titre Marvel Premiere, lancé en avril 1972, joue exactement ce rôle.

Marvel Premiere #1, daté d'avril 1972, est une étape éditoriale charnière. Roy Thomas (scénario) et Gil Kane (dessin) reprennent le personnage de Him, le rebaptisent Adam Warlock, et lui inventent une mythologie complète. Le récit, intitulé "And men shall call him… Warlock!", introduit le Haut-Évolutionnaire (créé par Lee et Kirby dans Thor #134, 1966) comme mentor du personnage. Le Haut-Évolutionnaire offre à Adam une gemme verte sertie sur son front — la future Soul Gem, qui deviendra l'une des six Pierres de l'Infini de la mythologie cosmique Marvel — et l'envoie sur Counter-Earth, une planète miroir créée artificiellement et placée en opposition exacte avec la Terre derrière le Soleil.

Cette refonte introduit également l'antagoniste principal d'Adam Warlock pour les années 1970 : le Man-Beast (création précédente de Lee-Kirby dans Thor #134-135, 1967), une créature mutée par le Haut-Évolutionnaire et bannie de Wundagore. Sur Counter-Earth, le Man-Beast s'érige en figure satanique tandis qu'Adam Warlock est positionné comme christ cosmique — une allégorie christique assumée, où Thomas développe explicitement les parallèles avec l'iconographie chrétienne. Les noms des disciples d'Adam (les "Fellow Travellers") évoquent les apôtres, et la trajectoire narrative culminera, des années plus tard, par une mort et une résurrection symboliques.

La cote de Marvel Premiere #1 est l'un des key issues Bronze Age les plus stratégiques pour les collectionneurs d'Adam Warlock. C'est techniquement la première apparition d'Adam Warlock sous ce nom, premier port de la Soul Gem, et premier numéro à le présenter comme protagoniste à part entière. Les ventes 2024-2025 montrent un CGC 9.6 entre 600 et 1 200 dollars, et un CGC 9.8 dépassant 2 500 dollars dans les meilleures conditions. Les exemplaires CGC 9.4 oscillent entre 250 et 450 dollars, ce qui en fait l'un des Bronze Age cosmiques les plus accessibles tout en restant un key issue documenté. Le tirage initial était substantiel pour un Marvel de cette époque, ce qui maintient la disponibilité sur le marché secondaire. Pour identifier d'autres back issues stratégiques, consultez notre sélection comics sous-cotés 2026 : sleeper issues.

Cette refonte 1972 fixe définitivement l'iconographie du personnage : combinaison rouge et or, cape, gemme frontale, cheveux blonds. C'est cette silhouette qui inspirera directement le design MCU de Will Poulter cinquante-et-un ans plus tard, dans une fidélité visuelle remarquable que James Gunn revendiquera lui-même dans les interviews promotionnelles de Guardians of the Galaxy Vol. 3.

Warlock #1 (août 1972) et Hulk #176-178 (1974) : la série solo Counter-Earth

Le succès commercial de Marvel Premiere #1 et #2 justifie le lancement d'une série régulière. Warlock #1, daté d'août 1972, démarre quatre mois seulement après Marvel Premiere #1. La série conserve Roy Thomas au scénario et Gil Kane au dessin pour les premiers numéros, avant que Mike Friedrich ne prenne le relais à l'écriture à partir de Warlock #2 (octobre 1972). Le ton reste celui d'une allégorie spirituelle ambitieuse : Adam Warlock parcourt Counter-Earth en tentant de la sauver du Man-Beast, accompagné de ses Fellow Travellers, dans une trajectoire qui annonce explicitement le sacrifice messianique.

La série Warlock vol. 1 dure huit numéros, jusqu'à Warlock #8 (octobre 1973), date à laquelle elle est annulée pour cause de ventes décevantes. Friedrich avait tenté de maintenir l'allégorie chrétienne tout en intégrant des éléments d'aventure plus classiques, mais le ton trop conceptuel pour le lectorat Marvel de l'époque n'a jamais trouvé son public. Les numéros 1 à 8 restent néanmoins recherchés par les collectionneurs : un Warlock #1 CGC 9.4 se négocie entre 180 et 350 dollars, un CGC 9.6 entre 500 et 900 dollars, et un CGC 9.8 peut dépasser 1 800 dollars. Les numéros suivants (#2-8) sont plus abordables, entre 50 et 150 dollars en CGC 9.4-9.6, ce qui permet de compléter le run complet pour un budget raisonnable.

Après l'annulation de Warlock vol. 1, le personnage entre dans une période de transition narrative cruciale. Roy Thomas et le scénariste Steve Englehart orchestrent une apparition stratégique d'Adam Warlock dans Incredible Hulk #176-178 (juin-août 1974). Cette séquence en trois numéros, dessinée par Herb Trimpe, conclut littéralement l'arc Counter-Earth ouvert dans Marvel Premiere #1. Adam Warlock affronte le Man-Beast pour la confrontation finale, et le récit culmine par la mort d'Adam Warlock dans Hulk #178 — une mise en scène ouvertement crucifiale, planches déployées, qui reprend l'iconographie christique jusqu'à son terme.

Cette mort éditoriale est pensée comme un point final définitif. Marvel n'a aucun plan pour ressusciter le personnage à ce stade. Pourtant, exactement comme dans le récit chrétien, la résurrection arrivera — sous une forme totalement inattendue, dans des pages Bronze Age qui deviendront la pierre angulaire de la mythologie cosmique Marvel moderne. La cote de Hulk #176 (CGC 9.4) tourne autour de 120-200 dollars, #177 dans la même fourchette, et #178 légèrement supérieur en raison du climax narratif, entre 180 et 350 dollars en CGC 9.4. Ces trois numéros sont régulièrement recommandés dans nos analyses de comics modernes à investir 2020-2026 pour leur potentiel de revalorisation post-MCU.

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Le run Jim Starlin (1975-1976) : Warlock #9-15 et Strange Tales #178-181

L'année 1975 marque le moment où Adam Warlock cesse d'être un personnage secondaire pour devenir l'un des piliers de la mythologie cosmique Marvel. Jim Starlin, jeune auteur-dessinateur qui vient de marquer Captain Marvel et Iron Man avec sa création originale Thanos (1973), récupère le contrôle créatif du personnage. Roy Thomas, qui supervise toujours la direction éditoriale, lui laisse une liberté totale. Starlin, lecteur de philosophie existentialiste et de mythologies comparées, est exactement le scénariste capable d'exploiter le potentiel allégorique laissé en suspens depuis 1972.

Starlin choisit d'utiliser Strange Tales, autre titre anthologique Marvel, comme support de relance. Strange Tales #178 (février 1975) ressuscite Adam Warlock dans un récit intitulé "Who is… Adam Warlock?". Starlin abandonne immédiatement les éléments Counter-Earth pour propulser le personnage dans une dimension existentielle radicalement nouvelle. Adam Warlock devient le champion désigné contre l'Église Universelle de la Vérité, une théocratie cosmique dirigée par le Magus — qui se révèlera être une version future et corrompue d'Adam Warlock lui-même, dans l'un des twists narratifs les plus marquants des années 1970.

La séquence Strange Tales #178-181 (février-août 1975) jette les fondations de la nouvelle mythologie. Starlin y introduit Pip the Troll, futur compagnon récurrent d'Adam Warlock, et Gamora dans Strange Tales #180 (juin 1975) — la "déesse la plus mortelle de la galaxie", élevée par Thanos. Le Strange Tales #180 est l'un des key issues majeurs du run : première apparition de Gamora, un personnage qui deviendra central dans la trilogie Infinity puis dans le MCU. Les cotes ont explosé après Guardians of the Galaxy (2014) : un CGC 9.4 se négocie aujourd'hui entre 250 et 450 dollars, un CGC 9.6 entre 600 et 1 100 dollars, et un CGC 9.8 peut atteindre 2 500 dollars. Pour explorer d'autres records cosmiques, voir notre dossier comics les plus chers 2026.

Quand Marvel décide de relancer la série Warlock vol. 1 — annulée depuis fin 1973 —, Starlin poursuit son récit directement dans Warlock #9 (octobre 1975), qui reprend la numérotation interrompue. Le run Starlin sur Warlock #9-15 (octobre 1975 - novembre 1976) est l'aboutissement créatif de la saga. Au scénario et au dessin, Starlin déploie une virtuosité graphique avec des compositions psychédéliques, des séquences de méditation cosmique en pleine page, et un usage narratif inventif de la Soul Gem — qui révèle progressivement sa capacité à absorber les âmes des ennemis vaincus, transformant Adam Warlock en sauveur tragique.

Le Warlock #15 (novembre 1976) clôt le run par un récit titré "Death-Ship", dans lequel Thanos tue apparemment Adam Warlock. Cette mort sera intégrée à la grande mosaïque cosmique que Starlin déploiera deux ans plus tard dans Avengers Annual #7 (1977) et Marvel Two-in-One Annual #2 (1977), deux annuals crossover où Adam Warlock revient des morts pour aider les Avengers à pétrifier Thanos. Cette "double mort" — celle d'Adam dans Warlock #15, celle de Thanos dans MTIO Annual #2 — tient pendant treize ans, jusqu'au revival Starlin de 1990.

Les cotes du run Starlin sont particulièrement intéressantes pour les collectionneurs cherchant un Bronze Age cosmique accessible. Warlock #9 (CGC 9.4) entre 80 et 150 dollars, #10 (CGC 9.4) autour de 100-180 dollars. Le numéro le plus recherché du run est paradoxalement Warlock #10 (décembre 1975), qui contient un combat majeur Adam vs. Magus et des révélations narratives clés. Un run complet Warlock #9-15 en CGC 9.4+ peut se constituer pour un budget total de 800-1 500 dollars, ce qui reste raisonnable pour sept numéros Bronze Age signés Starlin.

Infinity Gauntlet (juillet-décembre 1991) : Starlin, Lim, Pérez et la consécration

Treize ans après la dernière apparition narrative significative d'Adam Warlock, Jim Starlin revient chez Marvel en 1990 avec un plan éditorial colossal : ressusciter simultanément Thanos et Adam Warlock pour construire la plus grande saga cosmique jamais publiée par Marvel. Le projet démarre dans les pages de Silver Surfer vol. 3, dont Starlin prend la direction éditoriale au #34 (février 1990) — ressuscitant Thanos —, se poursuit dans la mini-série Thanos Quest #1-2 (septembre-octobre 1990) où Thanos collecte les six Gemmes de l'Infini, et culmine dans l'événement de l'année 1991 : Infinity Gauntlet.

Infinity Gauntlet, mini-série en six numéros prestige, publiée de juillet à décembre 1991, est l'événement Marvel le plus important de la décennie 1990 et la source directe d'Avengers: Infinity War (2018). Au scénario, Jim Starlin. Au dessin, George Pérez pour les numéros #1 à #4, puis Ron Lim pour les #4 à #6 — Pérez ayant abandonné en cours de route pour des raisons éditoriales. L'encrage est partagé entre Joe Rubinstein, Tom Christopher, Bruce Solotoff et plusieurs autres collaborateurs. Le format est prestige, six numéros mensuels d'environ 38 pages chacun.

L'intrigue place Adam Warlock au centre du dispositif narratif. Thanos, en possession des six Gemmes serties dans le Gantelet de l'Infini, efface la moitié de la vie dans l'univers d'un claquement de doigts pour plaire à la Mort personnifiée. Les héros restants — Avengers, Fantastic Four, X-Men, Doctor Strange, Silver Surfer — tentent un assaut frontal qui se solde par un massacre. C'est Adam Warlock, ressuscité par sa propre Soul Gem dans le #2, qui élabore la stratégie victorieuse. Il révèle aux survivants que Thanos, inconsciemment, veut perdre — qu'il abandonnera le gantelet à un moment crucial pour des raisons psychologiques inavouées. La résolution finale du #6 (décembre 1991) voit Adam Warlock récupérer le gantelet et devenir temporairement l'être le plus puissant de l'univers, avant de redistribuer les gemmes pour reconstituer le Conseil de l'Infini.

Les cotes d'Infinity Gauntlet ont subi une transformation radicale post-MCU. Infinity Gauntlet #1 (juillet 1991) avec sa couverture culte de George Pérez — Thanos brandissant le gantelet lumineux — est passé de 150-300 dollars (CGC 9.8) avant 2018 à 1 200-2 500 dollars (CGC 9.8) en 2025-2026, avec un pic à plus de 4 000 dollars pendant la bulle spéculative post-COVID de 2021. Les exemplaires CGC 9.6 oscillent entre 250 et 600 dollars, et les CGC 9.4 entre 100 et 250 dollars, ce qui maintient l'accessibilité pour les collectionneurs débutants. Les numéros #2 à #6 sont également collectionnés : un #4 CGC 9.8 (apogée de la confrontation avec les entités cosmiques) se négocie entre 200 et 450 dollars, et le #6 entre 250 et 500 dollars pour la résolution narrative impliquant Adam Warlock.

Le succès commercial d'Infinity Gauntlet ouvre la voie à une trilogie complète. Infinity War #1-6 (juin-novembre 1992), suite directe, voit Adam Warlock affronter le Magus — sa propre face maléfique extraite dans Infinity Gauntlet. Infinity Crusade #1-6 (juin-novembre 1993) introduit la Goddess, version féminine et "bienveillante" d'Adam Warlock, comme antagoniste. La trilogie complète redéfinit Adam Warlock comme figure cosmique tragique, condamné à osciller alternativement entre sauveur et tyran. En parallèle, Adam Warlock obtient sa propre série régulière : Warlock and the Infinity Watch #1 (février 1992), qui durera 42 numéros jusqu'en août 1995, avec Starlin au scénario. C'est dans cette série qu'Adam constitue son équipe (Pip the Troll, Gamora, Drax, Moondragon, Maxam) chargée de protéger chacune une Gemme de l'Infini. Pour bâtir une stratégie d'investissement sur ces back issues, voir notre guide stratégique d'investissement comics.

MCU Guardians of the Galaxy Vol. 3 (mai 2023) et spéculations 2027

Adam Warlock fait son entrée définitive dans le grand public le 5 mai 2023 avec la sortie de Guardians of the Galaxy Vol. 3, réalisé par James Gunn. Le rôle est confié à Will Poulter, acteur britannique connu pour ses prestations dans The Revenant (2015) et Midsommar (2019). Le personnage avait été annoncé dès la scène post-générique de Guardians of the Galaxy Vol. 2 (2017) : Ayesha, grande prêtresse des Souverains, dévoilait un cocon dans lequel elle préparait Adam, présenté comme l'arme parfaite pour détruire les Gardiens.

L'adaptation respecte les éléments fondamentaux du personnage comics tout en infléchissant la trajectoire. Adam Warlock MCU sort de son cocon en avance, encore émotionnellement immature, et devient l'antagoniste principal de la première partie du film avant un arc de rédemption progressive. Le design visuel — combinaison dorée, cape, cheveux blonds, regard cosmique — est une fidélité quasi pixel-perfect à l'iconographie Starlin de 1975-1976. James Gunn déclarera dans plusieurs interviews avoir voulu honorer le travail de Jim Starlin, allant jusqu'à mentionner Warlock #15 et Infinity Gauntlet comme références directes.

L'impact sur les cotes a été immédiat. Fantastic Four #66-67 a connu un premier sursaut dès l'annonce du casting de Will Poulter en octobre 2021, puis une accélération en avril-mai 2023 lors de la sortie du film. Les ventes CGC 9.4 ont gagné en moyenne 40 à 60 % sur la période 2021-2023, avant une stabilisation en 2024-2025. Marvel Premiere #1 a suivi un parcours similaire avec une hausse moyenne de 30 à 50 %. Les numéros plus accessibles — Warlock #1 (1972), Strange Tales #178 (1975), Strange Tales #180 (1ère app Gamora) — ont également bénéficié d'un effet de halo, notamment Strange Tales #180 qui a doublé en moyenne sur la période. Cette mécanique de revalorisation post-film est classique et nous l'analysons régulièrement dans nos sélections comics.

Les spéculations 2026-2027 portent sur la suite cinématographique. James Gunn ayant quitté Marvel Studios pour DC Studios en 2022, le futur d'Adam Warlock dans le MCU est moins certain. Trois pistes sont régulièrement évoquées par les sources éditoriales et fan-trackers : (1) une apparition d'Adam Warlock dans Avengers: Doomsday (prévu mai 2026) ou Avengers: Secret Wars (prévu mai 2027), où sa connexion historique avec les Gemmes de l'Infini et le multivers le rend narrativement utile ; (2) un nouveau film Guardians of the Galaxy Vol. 4 sans James Gunn, où Adam Warlock prendrait potentiellement la tête de l'équipe ; (3) une série Disney+ centrée sur Adam Warlock explorant la mythologie cosmique Marvel pré-Infinity Gauntlet. Aucun de ces scénarios n'est confirmé en juin 2026, mais le marché secondaire réagit déjà à chaque rumeur. Les collectionneurs anticipant ces annonces se positionnent sur Fantastic Four #66-67, Marvel Premiere #1 et Warlock #1 comme valeurs refuges cosmiques. Pour un suivi plus complet du calendrier MCU, voir notre dossier comics MCU Phase 6.

Au-delà du cinéma, Adam Warlock connaît également une activité éditoriale soutenue en 2024-2026. Marvel a publié plusieurs mini-séries et arcs incluant le personnage : Warlock: Rebirth (mars-août 2023) par Ron Marz et Ron Lim, ramenant l'équipe créative originelle de Warlock and the Infinity Watch ; des apparitions récurrentes dans Guardians of the Galaxy et Infinity Watch volumes récents ; et une présence active dans les événements cosmiques 2025-2026. Cette continuité éditoriale stabilise l'intérêt collectionneur sur les back issues fondateurs et soutient les cotes à moyen terme. Le suivi numéro par numéro de votre collection Adam Warlock peut s'effectuer via notre catalogue intégré, accessible depuis l'espace comics.

FAQ — Adam Warlock histoire

Qui a créé Adam Warlock et dans quel comic ?

Adam Warlock a été créé par Stan Lee et Jack Kirby dans Fantastic Four #66-67 (septembre-octobre 1967), sous l'identité initiale de "Him" — un être parfait sorti d'un cocon génétique conçu par l'Enclave. Le personnage est rebaptisé Adam Warlock cinq ans plus tard dans Marvel Premiere #1 (avril 1972) par Roy Thomas et Gil Kane, qui lui adjoignent la Soul Gem et l'envoient sur Counter-Earth comme allégorie christique. C'est Jim Starlin qui, à partir de 1975 (Strange Tales #178), refonde le personnage en figure cosmique existentielle et l'installe au centre de la mythologie Marvel des Gemmes de l'Infini.

Quelle est la première apparition d'Adam Warlock sous ce nom ?

La première apparition sous le nom "Adam Warlock" est Marvel Premiere #1 (avril 1972), par Roy Thomas et Gil Kane. C'est techniquement la première fois que le personnage de "Him" (introduit dans FF #66-67 en 1967) est nommé "Adam Warlock", ce qui en fait un key issue stratégique pour les collectionneurs. Avant 1972, le personnage apparaît dans Fantastic Four #66 (sept 1967), Fantastic Four #67 (oct 1967) et Thor #165-166 (juin-juillet 1969), mais toujours sous l'appellation "Him". Marvel Premiere #1 est donc la première apparition d'Adam Warlock à proprement parler.

Quel est le run le plus marquant d'Adam Warlock ?

Le run Jim Starlin de 1975-1976 reste le sommet créatif du personnage. Il couvre Strange Tales #178-181 (février-août 1975) puis Warlock #9-15 (octobre 1975 - novembre 1976), pour un total d'environ onze numéros. Starlin y introduit Pip the Troll, Gamora (Strange Tales #180), le Magus, l'Église Universelle de la Vérité, et redéfinit la Soul Gem comme entité dévoreuse d'âmes. C'est aussi la fondation narrative directe d'Infinity Gauntlet (1991). Pour une collection complète, viser le run Strange Tales #178-181 + Warlock #9-15 en CGC 9.0+ est un objectif accessible (budget 1 200-2 500 dollars selon les grades).

Quelle est la valeur de Fantastic Four #66-67 aujourd'hui ?

En 2025-2026, Fantastic Four #66 en CGC 9.4 se négocie entre 1 500 et 2 800 dollars, et un CGC 9.6 entre 4 500 et 7 000 dollars. Le #67 suit légèrement en dessous : CGC 9.4 entre 1 000 et 1 800 dollars, CGC 9.6 entre 2 500 et 4 500 dollars. Les exemplaires mid-grade (CGC 5.0-6.5) restent accessibles entre 200 et 500 dollars, ce qui permet d'acquérir l'origine du personnage pour un budget raisonné. La sortie de Guardians of the Galaxy Vol. 3 en mai 2023 a provoqué une hausse de 40 à 60 % sur la période 2021-2023, avec une stabilisation en 2024-2025.

Adam Warlock apparaîtra-t-il dans Avengers: Doomsday ou Secret Wars ?

Aucune confirmation officielle Marvel Studios n'existe en juin 2026 concernant la présence d'Adam Warlock dans Avengers: Doomsday (prévu mai 2026) ou Avengers: Secret Wars (prévu mai 2027). Cependant, la connexion historique d'Adam Warlock avec les Gemmes de l'Infini et le multivers le rend narrativement très utile pour la Saga Multiverse. Will Poulter est sous contrat pour plusieurs apparitions selon les sources industrie, et James Gunn — désormais chez DC Studios — avait préparé le personnage pour des suites avant son départ. Les spéculations 2026-2027 portent également sur un éventuel Guardians of the Galaxy Vol. 4 ou une série Disney+ centrée sur Adam Warlock.

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