Gorilla Grodd : un seul fascicule, quatre débuts documentés, illustration article
⚡ Réponse rapide

Le numéro clé de Gorilla Grodd est The Flash #106, daté de mai 1959, écrit par John Broome et dessiné par Carmine Infantino (encrage Joe Giella, direction éditoriale Julius Schwartz). La première histoire, « Menace of the Super-Gorilla », contient d'un seul coup la première apparition de Grodd, celle de Solovar et celle de Gorilla City. La seconde histoire du même fascicule, « The Pied Piper of Peril! », introduit en plus le Pied Piper. Un seul numéro, quatre débuts documentés : c'est ce qui en fait une pièce plus demandée que la notoriété de Grodd ne le laisserait croire. Viennent ensuite les deux suites immédiates de 1959, puis quelques jalons plus tardifs. La série The People v. Gorilla Grodd, huit épisodes attendus sur HBO Max en 2027, braque un projecteur sur un personnage dont les clés tiennent en une poignée de fascicules.

Grodd n'a jamais eu de série à son nom. Il n'a pas de costume reconnaissable, pas de date anniversaire célébrée par son éditeur, et son nom ne figure dans aucune des listes de première apparition que l'on se repasse entre collectionneurs. Pourtant, dès qu'une adaptation le place au premier plan, la même question revient : par où commence-t-on ? La réponse est inhabituellement courte, et c'est précisément ce qui la rend intéressante à traiter sérieusement.

Le cas Grodd présente une particularité que l'on rencontre rarement avec ce degré de netteté. Son numéro fondateur n'est pas seulement le sien : il porte trois autres débuts, dont celui d'un lieu qui est devenu un décor permanent de l'univers DC. Un fascicule qui cumule quatre entrées de catalogue ne se comporte pas sur le marché de l'occasion comme un fascicule qui n'en porte qu'une, et cela change la manière de le chercher, de le payer et de le conserver.

Cet article recense ce qui est vérifiable au 2 octobre 2026 : numéros, dates de couverture, titres d'histoires, créateurs, réimpressions documentées. Il indique aussi, à la fin, ce que nous n'avons pas pu établir et que nous avons donc écarté, parce qu'une liste de numéros clés qui ne distingue pas le fait confirmé de la rumeur recopiée ne vaut rien.

Les numéros clés de Gorilla Grodd par ordre d'importance

Pourquoi une série télévisée remet Grodd au centre

The People v. Gorilla Grodd est annoncée pour HBO Max en huit épisodes de format court. Ce qui est public tient en peu de lignes, et il vaut mieux s'en tenir là. Le projet est écrit et dirigé par Dan Perrault et Tony Yacenda, Yacenda réalisant l'ensemble des épisodes. Skyler Gisondo y joue Jimmy Olsen, Jimmy Tatro prête ses traits à Grodd, et le reste de la distribution annoncée comprend notamment Wendell Pierce, Beck Bennett et Mikaela Hoover. Le tournage a débuté début septembre 2026 en Géorgie. La diffusion est attendue en 2027, après la sortie du film Man of Tomorrow prévue le 9 juillet 2027.

Le dispositif narratif est l'élément le plus important pour un collectionneur, et c'est celui que les résumés rapides écrasent. Il ne s'agit pas d'un récit d'affrontement entre un gorille et un homme rapide. C'est un faux documentaire judiciaire : des journalistes du Daily Planet, Jimmy Olsen en tête, enquêtent sur la condamnation de Grodd pour le meurtre de son père, roi de Gorilla City, et sur l'hypothèse d'une erreur judiciaire. Autrement dit, la série repose moins sur le personnage de Grodd que sur Gorilla City comme société, avec ses institutions, sa succession dynastique et son système pénal.

Cette mécanique a une conséquence directe. Si l'adaptation tourne autour du lieu et de sa politique interne, les numéros qu'elle remet en lumière ne sont pas seulement ceux où Grodd se bat : ce sont ceux qui ont construit Gorilla City et son souverain. Or ces numéros sont les mêmes, puisque tout part du même fascicule de 1959. Rien ne se disperse ici, et c'est confortable : la liste reste courte quelle que soit l'entrée choisie.

Deuxième conséquence, moins agréable : une série en huit épisodes de format court diffusée sur une plateforme n'est pas un film à budget mondial. Elle ne produit pas le même appel d'air, et son registre humoristique revendiqué ne va pas pousser un public neuf vers des fascicules de 1959. Ce qu'une telle annonce fait de façon assez prévisible, c'est raviver l'attention de gens qui collectionnaient déjà Flash et qui se rendent compte qu'il leur manque un numéro. L'effet est réel mais étroit, et il porte sur une offre déjà rare.

Chronologie des numéros et séries de Gorilla Grodd

The Flash #106 : le numéro fondateur, et ce qu'il contient vraiment

01

The Flash #106

Mai 1959 · John Broome et Carmine Infantino · encrage Joe Giella · éditeur Julius Schwartz
Quatre débuts dans un fascicule

La première des deux histoires s'appelle « Menace of the Super-Gorilla ». Elle contient la première apparition de Gorilla Grodd, celle de Solovar et celle de Gorilla City, ainsi que celle du Quadromobile, l'engin dont Grodd se sert pour voyager. La seconde histoire, « The Pied Piper of Peril! », signée des mêmes auteurs, introduit le Pied Piper et sa flûte. Les deux récits sont encrés par Joe Giella, et la couverture est d'Infantino et Giella.

À savoir : le Pied Piper est devenu, après la mort de Barry Allen, l'un des premiers personnages ouvertement homosexuels du catalogue DC. Cette seconde vie a donné au numéro #106 une demande qui ne doit rien à Grodd, et qui vient s'ajouter à la sienne.

Il faut insister sur ce point parce qu'il est souvent mal présenté. Beaucoup de listes traitent #106 comme « la première apparition de Grodd », ce qui est exact mais incomplet au point d'être trompeur à l'achat. Un vendeur qui décrit son exemplaire comme la première apparition d'un adversaire secondaire et un vendeur qui le décrit comme la première apparition conjointe de Grodd, de Solovar, de Gorilla City et du Pied Piper ne vendent pas le même objet, alors qu'il s'agit du même fascicule. Savoir ce que contient le numéro est donc, très concrètement, un avantage de négociation.

Le contenu de l'histoire principale mérite également d'être connu, parce qu'il explique la place durable du personnage. Grodd ne naît pas en tant que brute. Il quitte Gorilla City pour voler à Solovar un pouvoir mental, la Force of Mind, afin de prendre le contrôle de l'armée de sa propre cité. C'est Solovar, détenu dans un zoo où il se fait passer pour un singe ordinaire afin de préserver le secret de la cité, qui vient chercher l'aide de Flash. Le héros ne gagne pas par la force : il tourne autour de Grodd plus vite que celui-ci ne peut penser, ce qui lui fait perdre le pouvoir volé. Dès la première histoire, l'antagonisme est donc posé comme un duel entre une intelligence et une vitesse, pas entre deux musculatures.

Gorilla City et Solovar : les clés que les listes oublient

Les listes de numéros clés sont bâties sur les personnages, parce que c'est ce que l'on collectionne. Elles passent donc à côté des lieux, alors que les lieux survivent souvent mieux que leurs créateurs d'histoires. Gorilla City en est l'exemple le plus net de toute l'écurie Flash : c'est un décor qui a traversé toutes les refontes de continuité et qui sert aujourd'hui de cadre à une série télévisée, soit soixante-huit ans après son introduction.

Solovar, de son côté, est un cas rare de personnage conçu d'emblée comme contrepoint moral de son antagoniste, et de la même espèce que lui. Il dirige Gorilla City, il est présenté comme sage et doté de pouvoirs psychiques, et il a été réécrit à plusieurs reprises, notamment lors de la refonte des New 52 où il devient une figure fondatrice de son espèce. Pour un collectionneur, l'intérêt est pratique : chaque réécriture importante produit des numéros datables, et donc des objets à chercher.

La conclusion est simple et contre-intuitive. Si vous cherchez une pièce à garder longtemps dans ce coin de l'univers DC, le fait que #106 porte à la fois le personnage, son double vertueux et leur cité compte davantage que la popularité relative de Grodd à un moment donné. Un fascicule dont plusieurs éléments peuvent être réactivés indépendamment les uns des autres est structurellement moins dépendant d'une seule adaptation.

La trilogie de 1959, puis les jalons suivants

Grodd revient très vite, et deux fois de suite. Les trois premières histoires forment un ensemble continu qu'il est logique de collectionner groupé, ce qui est une bonne nouvelle : les trois numéros sont consécutifs.

02

The Flash #107

Juillet 1959 · « Return of the Super-Gorilla! » · Broome, Infantino, Giella
La suite directe

Grodd avait simulé la perte de son pouvoir mental à la fin du numéro précédent. Il s'échappe de sa cellule de Gorilla City, descend sous la croûte terrestre et asservit un peuple d'hommes-oiseaux pour construire une machine censée ramener les gorilles de la cité à l'état d'animaux ordinaires. Solovar rappelle Flash au moyen d'une fréquence vibratoire enregistrée lors de sa précédente visite, détail qui installe durablement l'idée d'une cité techniquement supérieure et invisible.

À savoir : c'est le seul des trois numéros où l'histoire de Grodd occupe la place principale du fascicule tout en étant une suite assumée. Le second récit du numéro, « The Amazing Race Against Time! », n'a aucun rapport avec lui.
03

The Flash #108

Septembre 1959 · « The Super-Gorilla's Secret Identity! » · Broome, Infantino, Giella
Troisième volet, en seconde histoire

Grodd s'évade une troisième fois, en rappelant à lui son Quadromobile devenu télépathiquement lié à sa volonté, et fabrique une machine destinée à le faire évoluer au-delà de l'humain. Le récit introduit l'idée qui définira le personnage pour les décennies suivantes : Grodd ne veut pas détruire, il veut occuper une place dans la société humaine. Attention au détail de collection : ce récit est la seconde histoire du numéro, la première étant « The Speed of Doom! », sans lien avec lui.

À savoir : l'encrage de la première histoire de ce numéro est de Frank Giacoia, pas de Joe Giella, qui n'encre que la seconde. C'est le genre de précision qui distingue une fiche sérieuse d'une fiche recopiée.
04

The Flash #127

Mars 1962 · « The Reign of the Super-Gorilla! » · Broome, Infantino, Giella
Grodd dans un corps humain

Grodd occupe ici le corps d'un homme, William Dawson, ce qui installe la capacité de transfert de conscience qui reviendra abondamment par la suite. C'est un numéro important sur le plan des pouvoirs du personnage : il explique pourquoi Grodd a pu, pendant soixante ans, apparaître ailleurs que dans des récits de jungle.

À savoir : le même numéro contient une histoire de Kid Flash, ce qui lui donne une seconde source de demande, du même ordre que celle du Pied Piper sur #106.

Deux autres fascicules de la même période sont à connaître sans être du même rang. The Flash #115 (septembre 1960), « The Day Flash Weighed 1000 Pounds! », de Broome et Infantino, met Grodd en antagoniste, et le numéro contient par ailleurs une histoire d'Elongated Man encrée par Murphy Anderson. The Flash #172 (août 1967), « Grodd Puts the Squeeze on Flash! », encore de Broome et Infantino avec un encrage de Sid Greene, ferme la période classique du personnage : Infantino quittera la série au #174.

Pour la suite, trois repères suffisent, parce qu'au-delà les apparitions de Grodd deviennent trop nombreuses pour constituer des clés. Secret Society of Super-Villains #4, daté de décembre 1976, le fait entrer dans le registre des équipes de vilains, loin de l'univers Flash. The Flash #13 du volume 4, daté de décembre 2012, ouvre l'arc « Gorilla Warfare » intégralement écrit et dessiné par Francis Manapul, qui est la réécriture moderne de référence de Gorilla City. The Flash #40 du volume 5, daté d'avril 2018, l'inscrit dans le long run de Joshua Williamson et Carmine Di Giandomenico. Ces trois numéros sont abordables et faciles à trouver, ce qui en fait de bonnes entrées de lecture avant d'investir dans un fascicule de 1959.

Le gorille parlant, un registre de l'âge d'argent

Grodd ne surgit pas de nulle part. Il arrive dans une production où le gorille intelligent est un ressort narratif courant, au point d'être devenu un objet de collection en soi : certains collectionneurs constituent des ensembles de couvertures à gorille, toutes séries confondues, exactement comme d'autres rassemblent des couvertures de mariage ou de scènes de tribunal. Ce goût traverse les éditeurs et les genres, et il concerne autant les séries d'aventure et de science-fiction que les titres de super-héros.

Une légende d'atelier circule depuis longtemps à ce sujet, selon laquelle un éditeur aurait constaté que les couvertures à gorille vendaient mieux et aurait imposé une limite pour éviter d'en publier plusieurs le même mois. Nous n'avons trouvé aucune source primaire permettant de l'affirmer, et nous ne l'affirmons donc pas. Ce qui est établi, en revanche, c'est que le motif est assez répandu dans la production de l'époque pour qu'un marché de niche se soit formé autour de lui, et que ce marché constitue une demande supplémentaire sur les numéros concernés.

L'intérêt pratique est double. D'abord, cela signifie que la concurrence sur un fascicule comme #106 ne vient pas seulement des amateurs de Flash : elle vient aussi des amateurs du motif. Ensuite, cela donne une piste de lecture peu coûteuse pour qui veut comprendre le contexte de création de Grodd, en se procurant des titres de la même période où le ressort est employé par d'autres auteurs. L'âge d'argent commence conventionnellement avec Showcase #4 en 1956, et notre repère des grandes périodes du comic book situe les bornes utiles.

Le piège des réimpressions, particulièrement sérieux ici

C'est le point sur lequel un acheteur se trompe le plus souvent avec Grodd, et il est documenté noir sur blanc. « Menace of the Super-Gorilla » a été réimprimée au moins dans The Flash Annual #1, dans une édition répliquant cet annual, et dans un recueil anniversaire de luxe consacré au personnage de Flash. « The Pied Piper of Peril! » a été réimprimée dans un 80-Page Giant et dans un numéro spécial de reprises. Et le numéro #106 entier a été réimprimé dans plusieurs collections cartonnées et dans une série de recueils souples.

Le cas le plus délicat est celui de l'édition qui réplique l'annual d'origine. Une réplique est, par construction, faite pour ressembler à la pièce qu'elle reproduit. Rien d'illégitime là-dedans : ces éditions existent pour permettre de lire à prix raisonnable. Le problème naît quand une annonce les décrit avec le titre de l'histoire sans préciser le support, ce qui arrive sur le marché de l'occasion sans intention de tromper, par simple approximation de catalogue.

1

Exigez le numéro de série, pas le titre de l'histoire

« Menace of the Super-Gorilla » ne désigne pas un objet, mais un récit présent dans au moins quatre supports différents. Le seul identifiant sans ambiguïté est le couple titre de série et numéro, soit The Flash #106, avec une date de couverture de mai 1959.

2

Demandez une photographie du dos et du bas de la dernière page

Les mentions légales et les publicités au verso datent un fascicule bien plus sûrement que la couverture, qui est précisément l'élément qu'une réédition reproduit. Si le vendeur ne peut pas fournir ces images, l'achat n'est pas assez documenté pour un fascicule de cet âge.

3

Tranchez la question du brut et du certifié avant de chercher

Sur un fascicule de 1959, la certification règle en une opération la question de l'authenticité, celle de l'état et celle des restaurations éventuelles. Elle a un coût et un délai. La décision dépend de votre budget et de votre horizon, pas du personnage : notre guide de la notation CGC détaille les cas où elle se justifie.

4

Documentez votre acquisition le jour même

Support, numéro, date de couverture, état, provenance, prix payé. Sur une pièce que vous garderez peut-être vingt ans, la fiche vaut autant que l'objet, et c'est exactement ce que fait un suivi numéro par numéro.

Si vous craignez de confondre un tirage d'origine et une réédition, notre guide des réimpressions et des faux sur les séries Flash décrit les contrôles à mener, et une estimation permet de situer un exemplaire avant de s'engager.

Comment aborder cette collection d'ici 2027

La série étant attendue en 2027 sans date précise à ce jour, la fenêtre est large, et c'est un avantage. Acheter longtemps avant une diffusion et acheter dans le mois qui la précède ne sont pas la même décision : dans le premier cas vous achetez un fascicule, dans le second vous achetez un fascicule plus l'attention collective du moment. Sur une pièce rare de 1959, dont l'offre est de toute façon limitée et ne s'ajustera pas à une hausse de demande, l'écart de prix entre les deux situations peut être significatif, et il ne correspond à aucune différence d'objet.

Une hiérarchie raisonnable, si le budget impose des étapes, se lit ainsi. D'abord les trois numéros modernes cités plus haut, pour lire et comprendre le personnage sans engagement financier. Ensuite #127 et #115, moins recherchés que la trilogie d'ouverture et plus faciles à trouver en état lisible. Ensuite #107 et #108, qui complètent l'histoire continue. Et #106 en dernier, non pas parce qu'il est secondaire, mais parce que c'est la seule pièce de la liste où le choix de l'état et du support engage vraiment, et qu'il vaut mieux l'aborder quand on a déjà manipulé des fascicules de cette période.

Un mot enfin sur la place de Grodd dans le reste de l'univers DC, puisque la série le rattache au Daily Planet et donc à la galaxie Superman. Ce rattachement n'a pas de contrepartie en numéros clés : le personnage est né dans la série de Flash et ses jalons y sont restés. Pour comprendre comment cet univers s'est structuré au point de permettre un tel croisement, le numéro de référence reste The Flash #123, et notre inventaire des clés de l'âge d'argent de Flash couvre les pièces majeures de la série hôte.

Ce que nous n'avons pas pu vérifier

La transparence sur les limites d'un article vaut mieux qu'un article qui comble ses trous. Nous avons écarté quatre choses.

Premièrement, toute valeur chiffrée. Aucune source consultée ne publie de cote datée et vérifiable pour les fascicules cités à la date de rédaction. Nous ne donnons donc aucun montant, pour aucun numéro, dans aucun état. Les ventes publiques de pièces de l'âge d'argent de Flash existent, mais nous n'avons pas pu en vérifier le détail avec le degré de certitude qu'exige une publication.

Deuxièmement, la légende éditoriale des couvertures à gorille, traitée plus haut : répandue, mais non sourcée.

Troisièmement, les dates de mise en vente des fascicules de 1959. Nous donnons les dates de couverture, qui sont celles imprimées sur l'objet et que l'on peut vérifier. La mise en vente réelle précédait la date de couverture, mais l'écart n'est pas constant et nous n'avons pas pu l'établir numéro par numéro.

Quatrièmement, le contenu narratif de la série télévisée au-delà de son dispositif annoncé. Nous ne savons pas quels numéros elle adapte, si elle en adapte, ni comment elle traite la succession de Gorilla City. Des précisions sont attendues lors des rendez-vous professionnels de l'automne 2026, à commencer par la convention new-yorkaise qui se tient du 8 au 11 octobre 2026, mais à la date de cet article rien n'y a encore été dit.

Questions fréquentes

C'est The Flash #106, daté de mai 1959, dans la première des deux histoires du fascicule, intitulée « Menace of the Super-Gorilla ». Le récit est écrit par John Broome et dessiné par Carmine Infantino, avec un encrage de Joe Giella, sous la direction éditoriale de Julius Schwartz. Le même numéro contient aussi la première apparition de Solovar, celle de Gorilla City et celle du Quadromobile. Sa seconde histoire, « The Pied Piper of Peril! », introduit en outre le Pied Piper. C'est donc un fascicule à plusieurs débuts, et il faut le décrire ainsi quand on le cherche ou quand on le revend.
Nous ne donnons pas de montant, parce qu'aucune source consultée au 2 octobre 2026 ne publie de cote datée et vérifiable pour ce numéro. Ce que l'on peut dire sans inventer : c'est un fascicule de 1959 dont l'offre est structurellement faible, dont la demande vient de plusieurs publics distincts, et dont l'écart de prix entre un exemplaire lisible et un exemplaire en très haut grade est considérable sur ce type de pièce. La seule démarche sérieuse consiste à relever plusieurs ventes récentes comparables à état égal avant de se décider, et à refuser toute annonce qui ne documente ni le support ni l'état.
Oui, et c'est rare pour l'époque. The Flash #106 de mai 1959, #107 de juillet 1959 et #108 de septembre 1959 racontent une seule progression : Grodd vole un pouvoir mental à Solovar, feint de l'avoir perdu, s'échappe une première fois, puis une seconde. Attention cependant à un détail de collection : dans #107 l'histoire de Grodd est la première du fascicule, alors que dans #108 elle est la seconde, la première étant « The Speed of Doom! ». Une annonce qui mentionne seulement « histoire de Grodd » sans préciser le numéro ne vous dit donc pas quel objet vous achetez.
En exigeant le titre de série et le numéro, jamais le titre de l'histoire. « Menace of the Super-Gorilla » existe au moins dans The Flash #106, dans The Flash Annual #1, dans une édition répliquant cet annual et dans un recueil anniversaire de luxe. Seul The Flash #106 daté de mai 1959 est le fascicule d'origine. Demandez systématiquement une photographie du dos et du bas de la dernière page, où les mentions légales et les publicités datent l'impression bien plus sûrement que la couverture, qui est l'élément qu'une réédition reproduit fidèlement.
Cela dépend du numéro, pas du personnage. Sur un fascicule de 1959 que vous comptez garder longtemps ou revendre un jour, une certification règle en une opération l'authenticité, l'état et la détection d'une éventuelle restauration, ce qui est précisément ce qu'un acheteur distant ne peut pas vérifier lui-même. Sur les numéros modernes cités dans cet article, qui sont abondants et destinés à la lecture, la certification coûte généralement plus qu'elle n'apporte. La règle utile : certifiez ce qui est rare et ancien, lisez le reste brut.
Trois repères abordables et faciles à trouver. The Flash #13 du volume 4, daté de décembre 2012, ouvre l'arc « Gorilla Warfare », écrit et dessiné par Francis Manapul : c'est la réécriture moderne de référence de Gorilla City. The Flash #40 du volume 5, daté d'avril 2018, l'inscrit dans le run de Joshua Williamson et Carmine Di Giandomenico. Et Secret Society of Super-Villains #4, daté de décembre 1976, montre le personnage hors de son contexte d'origine, dans un registre d'équipe de vilains. Ces trois numéros vous donnent le personnage sans engager le budget d'un fascicule de l'âge d'argent.
Huit épisodes de format court sont attendus sur HBO Max en 2027, après la sortie de Man of Tomorrow prévue le 9 juillet 2027. Le projet est créé et dirigé par Dan Perrault et Tony Yacenda, Yacenda réalisant tous les épisodes. Skyler Gisondo joue Jimmy Olsen et Jimmy Tatro incarne Grodd. Le dispositif est celui d'un faux documentaire judiciaire : des journalistes du Daily Planet enquêtent sur la condamnation de Grodd pour le meurtre de son père, roi de Gorilla City. Le tournage a débuté début septembre 2026 en Géorgie. Au-delà de cela, rien n'est public, et notamment pas les numéros éventuellement adaptés.
De Flash, sans ambiguïté sur le plan des numéros clés. Le personnage naît dans The Flash #106 en 1959 et tous ses jalons documentés appartiennent à cette série ou à ses prolongements. Il a ensuite circulé dans l'univers DC, notamment dans des récits d'équipes de vilains à partir du milieu des années 1970, ce qui l'a mis en présence d'autres héros. La série télévisée annoncée le relie au Daily Planet, donc à l'entourage de Superman, mais ce rattachement est un choix d'adaptation : il ne crée aucun numéro clé du côté des séries Superman.
Avis sur les marques : Gorilla Grodd, Solovar, Gorilla City, Flash, Pied Piper, Jimmy Olsen et les noms de personnages mentionnés sont des marques déposées de leurs éditeurs respectifs. CGC est une marque déposée de Certified Guaranty Company. My Comics Collection n'est affilié à aucun éditeur de comics. Les références sont faites à des fins purement informatives et descriptives.