Les X-Men de Fox dans Doomsday : leurs numéros clés, illustration article
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Avengers: Doomsday sort le 18 décembre 2026, et ramène à l'écran des acteurs des films X-Men de la Fox des années 2000 : James Marsden (Cyclope), Rebecca Romijn (Mystique), Alan Cumming (Diablo), Kelsey Grammer (Le Fauve), Channing Tatum (Gambit), aux côtés de Patrick Stewart et d'Ian McKellen. Sur le papier, ces personnages ne se rangent pas du tout dans la même décennie. Cyclope et Le Fauve naissent dans X-Men #1 (septembre 1963), Diablo dans Giant-Size X-Men #1 (mai 1975), Mystique dans Ms. Marvel #16 et #18 (1978), Gambit dans Uncanny X-Men Annual #14 et #266 (1990). Autrement dit : un numéro hors de portée, un cher mais atteignable, et trois encore accessibles. Et deux pièges de numérotation que ce guide détaille.

Une affiche de film ne dit jamais dans quel rayon ranger les comics. Quand Marvel Studios a égrené le casting d'Avengers: Doomsday, l'effet d'annonce a porté sur les visages : des acteurs que personne n'attendait plus, revenus de films tournés il y a vingt ans. L'effet sur le papier est tout autre, et beaucoup plus concret. Chacun de ces visages correspond à un numéro précis, publié à une date précise, et ces dates s'étalent sur vingt-sept ans d'histoire éditoriale.

C'est cette distance qui rend le sujet intéressant pour un collectionneur. Un casting tourné vers les films de la Fox ne renvoie pas vers une poignée de comics contemporains, mais vers quatre époques distinctes du catalogue mutant : le Silver Age de 1963, le relancement de 1975, la fin des années 1970, et le pic de production du début des années 1990. Les prix, la rareté et la logique d'achat ne sont pas comparables d'une époque à l'autre. Mettre tout cela dans la même liste de courses serait l'erreur la plus simple à commettre.

Cet article est écrit le 1er octobre 2026, soit onze semaines avant la sortie. Le film n'est pas sorti, personne ne l'a vu, et le rôle réel de chacun de ces personnages à l'écran reste inconnu. Ce qui est vérifiable aujourd'hui, en revanche, c'est la correspondance écran-papier : qui revient, dans quel numéro il est apparu la première fois, et dans quel état se trouve ce numéro sur le marché de l'occasion. C'est exactement l'objet de ce guide, et rien d'autre.

Les numéros clés de Les X-Men de Fox dans Doomsday par ordre d'importance

Le calendrier du film, parce qu'il conditionne tout le reste

Deux dates servent de cadre. Avengers: Doomsday est attendu le 18 décembre 2026, après avoir été déplacé d'un créneau de mai 2026 vers la fin de l'année. Avengers: Secret Wars, le film suivant, est annoncé pour le 17 décembre 2027. Ce décalage de douze mois entre les deux sorties n'est pas une anecdote de distribution : il signifie que les personnages introduits en décembre 2026 resteront dans l'actualité pendant au moins un an, puisqu'un second film s'appuiera dessus.

Le report de mai à décembre a aussi un effet mécanique qu'il faut avoir en tête. Chaque fois qu'une date de sortie recule, la période d'attention médiatique s'étire, les listes d'achats circulent plus longtemps, et le marché a davantage de temps pour absorber la demande. C'est plutôt favorable à qui achète pour lire ou pour compléter une série, et plutôt défavorable à qui espérait un mouvement de prix brutal et court.

Dernier point de cadrage, et il est important : la composition exacte du rôle de chaque personnage n'est pas connue. Un acteur crédité peut avoir dix minutes à l'écran ou trois plans. Tant que le film n'est pas sorti, personne ne peut dire lequel de ces mutants portera réellement le récit. Toute recommandation qui reposerait sur l'importance supposée d'un rôle serait donc de la spéculation déguisée en conseil.

Chronologie des numéros et séries de Les X-Men de Fox dans Doomsday

Les cinq correspondances écran-papier, numéro par numéro

Voici, pour chaque acteur dont le retour est confirmé, le numéro qui porte la première apparition du personnage dans les comics, avec les créateurs et la date de couverture. Patrick Stewart et Ian McKellen n'apparaissent pas dans cette liste : le Professeur X et Magnéto naissent eux aussi dans X-Men #1 (septembre 1963), et nous leur consacrons un guide distinct, parce que leurs numéros clés respectifs se comptent par dizaines et débordent largement ce cadre.

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Cyclope : X-Men #1

Septembre 1963 · Stan Lee et Jack Kirby · James Marsden à l'écran
Hors de portée

Scott Summers apparaît dans le premier numéro de la série, en même temps que le reste de l'équipe fondatrice. Il n'y a donc ni camée, ni numéro intermédiaire, ni débat de collectionneur : la première apparition de Cyclope est l'un des numéros les plus recherchés du Silver Age, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec lui en particulier. C'est le même objet que la première apparition de Magnéto, du Professeur X, de Jean Grey, d'Iceberg et du Fauve.

À savoir : ce numéro a produit des résultats publics parmi les plus élevés du Silver Age. Une maison d'enchères a vendu un exemplaire noté 9,8 par CGC pour 492 937,50 dollars le 26 juillet 2012, et une vente publique de juin 2021 a porté un exemplaire noté 9,6 à 807 300 dollars. Ce ne sont pas des repères d'achat, ce sont des bornes : elles disent simplement que ce numéro ne se décide pas sur un coup de tête après une bande-annonce.
72

Le Fauve : X-Men #1, puis Amazing Adventures #11 et #15

1963 pour le personnage, mars et novembre 1972 pour la forme bleue · Kelsey Grammer à l'écran
Trois numéros, pas un

C'est le cas le plus mal compris de la liste, et celui qui coûte le plus cher en malentendus. Hank McCoy apparaît dans X-Men #1 en 1963, mais il y est un humain athlétique aux mains et aux pieds surdimensionnés, sans fourrure. Le Fauve que Kelsey Grammer a incarné au cinéma, poilu et bleu, est une version postérieure de neuf ans, née dans une autre série.

À savoir : la mutation survient dans Amazing Adventures vol. 2 #11 (mars 1972), écrit par Gerry Conway et dessiné par Tom Sutton, sous le titre « Lo! A Beast Is Born! ». La fourrure y est grise. Elle est colorée en bleu à partir d'Amazing Adventures #15 (novembre 1972), écrit par Steve Englehart et dessiné par Tom Sutton. Un collectionneur qui veut « la première apparition du Fauve bleu » ne cherche donc pas le même numéro selon qu'il raisonne en termes de transformation ou de coloration.
75

Diablo : Giant-Size X-Men #1

Mai 1975 · Len Wein et Dave Cockrum · Alan Cumming à l'écran
Cher mais atteignable

Kurt Wagner, nommé Diablo dans les éditions françaises et Nightcrawler en version originale, apparaît pour la première fois dans le numéro qui relance toute la franchise après cinq ans sans nouvelle histoire. Il y arrive en même temps que Tornade, Colossus et Thunderbird, et c'est également dans ce numéro que Wolverine, apparu ailleurs, rejoint l'équipe. Un seul objet porte donc quatre premières apparitions et un recrutement majeur, ce qui explique sa position sur le marché.

À savoir : une vente publique de juin 2021 a porté un exemplaire noté 9,8 par CGC à 72 000 dollars. C'est très loin des niveaux de 1963, et c'est tout l'intérêt : Giant-Size X-Men #1 est un numéro clé historique dont les exemplaires en état moyen restent discutables dans un budget de collectionneur sérieux, là où X-Men #1 ne l'est plus du tout.
78

Mystique : Ms. Marvel #16, puis #18

Mai 1978 (camée) et juillet 1978 (apparition complète) · Chris Claremont et Dave Cockrum · Rebecca Romijn à l'écran
Deux numéros à distinguer

Détail qui surprend souvent : Mystique ne naît pas dans une série de X-Men. Raven Darkhölme apparaît d'abord dans Ms. Marvel #16 (mai 1978), dissimulée sous une identité d'emprunt, sans sa peau bleue ni ses yeux jaunes. La silhouette que le cinéma a popularisée n'est révélée que deux numéros plus loin, dans Ms. Marvel #18 (juillet 1978).

À savoir : les deux numéros sont vendus sous des étiquettes différentes, l'un comme camée, l'autre comme première apparition complète. Ce sont deux achats distincts, deux prix distincts, et c'est l'un des rares cas où l'écart entre les deux reste raisonnable pour un collectionneur qui veut la paire complète.
90

Gambit : Uncanny X-Men Annual #14, puis #266

Juillet et août 1990 · Chris Claremont, personnage conçu par Jim Lee · Channing Tatum à l'écran
Le plus accessible

Remy LeBeau est le seul de la liste dont l'acteur a déjà été vu dans le rôle : Channing Tatum a incarné Gambit dans Deadpool & Wolverine en 2024, après une décennie de projet de film solo jamais tourné. Côté papier, sa première apparition fait l'objet d'un débat de collectionneurs ancien et toujours vivant.

À savoir : Uncanny X-Men #266 (août 1990) est retenu par CGC comme première apparition complète, et Uncanny X-Men Annual #14 (juillet 1990) comme camée. La particularité est que l'Annual est arrivé en magasin avant le numéro 266, à cause d'un décalage dans l'ordre de fabrication, alors que le personnage devait être présenté dans le 266. Jim Lee a conçu le personnage et sa silhouette, mais n'a dessiné aucun des deux numéros.

Pourquoi le Fauve mérite un paragraphe à lui seul

La distinction entre les trois numéros du Fauve n'est pas une subtilité de puriste : c'est la différence entre un numéro inaccessible et deux numéros ordinaires du Bronze Age. Reprenons la chronologie dans l'ordre.

En 1963, Hank McCoy est un membre fondateur de l'équipe. Sa première apparition est X-Men #1, point final, et ce numéro se négocie au niveau décrit plus haut. Un collectionneur qui annonce avoir « la première apparition du Fauve » parle donc, qu'il le sache ou non, de l'un des numéros les plus coûteux du Silver Age.

En mars 1972, dans une série d'anthologie qui n'a rien à voir avec les X-Men, le personnage subit une transformation physique qui le rend définitivement non humain. Amazing Adventures #11 est le numéro de cette bascule, et c'est la véritable naissance du Fauve tel que le cinéma l'a repris. L'objet est un comic d'anthologie de 1972, tiré et distribué comme tel : il n'a jamais eu le statut d'un numéro 1 de franchise.

En novembre 1972, dans la même série, la fourrure cesse d'être grise. Les raisons tiennent autant à la couleur imprimée qu'à l'intention narrative, et c'est précisément pour cela que l'étiquette « premier Fauve bleu » circule sur deux numéros différents selon les interlocuteurs. La position prudente consiste à décrire ce que l'on possède dans ses propres termes plutôt qu'avec un slogan : « première apparition sous forme de fourrure, Amazing Adventures #11 » est une phrase vérifiable, « premier Fauve bleu » ne l'est pas sans préciser lequel des deux numéros on désigne.

Conséquence pratique pour qui prépare le film : les deux numéros de 1972 sont, de très loin, le point d'entrée le plus raisonnable pour constituer une collection autour du personnage de Kelsey Grammer. Ils racontent la version qu'il incarne, ils sont trouvables, et ils n'exigent pas le budget d'un numéro de 1963 qui, lui, montre un personnage que le film ne représente pas.

Camée ou apparition complète : la règle qui vaut pour Mystique et pour Gambit

Deux personnages de cette liste posent le même problème sous deux formes différentes, et il vaut la peine de le traiter une fois pour toutes. Un camée désigne une présence brève, parfois partielle, parfois masquée. Une apparition complète désigne le moment où le personnage est pleinement montré et identifié. Les services de notation tranchent, inscrivent leur verdict sur l'étiquette, et le marché suit cette étiquette.

Pour Mystique, la logique est limpide : le camée de Ms. Marvel #16 la cache sous une identité humaine, l'apparition complète de Ms. Marvel #18 la montre telle que tout le monde la reconnaît. Le collectionneur qui ne veut qu'un seul numéro prendra le 18, celui qui veut la chronologie entière prendra les deux.

Pour Gambit, le cas est plus retors, parce que l'ordre de publication et l'ordre de mise en vente ne coïncident pas. L'Annual #14 porte une date de couverture de juillet 1990 et le numéro 266 une date d'août 1990, mais c'est l'Annual qui est arrivé le premier en magasin, en avance sur le calendrier prévu. Le débat entre collectionneurs porte donc moins sur la qualité de l'apparition que sur ce que l'on considère comme « premier » : le premier imprimé, le premier vendu, ou le premier où le personnage est pleinement présenté.

La position défendable est simple : ne pas chercher à trancher un débat que le marché n'a pas tranché, et décrire précisément ce que l'on possède. Dans une collection suivie correctement, les deux numéros sont des lignes distinctes avec des mentions distinctes. Si vous gérez votre collection dans une application de suivi, c'est exactement le genre de nuance qui doit figurer dans la fiche du numéro et pas seulement dans votre mémoire.

Hors de portée, accessible, susceptible de bouger

Voici la hiérarchie annoncée en ouverture, formulée sans détour. Elle ne dit pas quoi acheter : elle dit dans quelle catégorie de décision chaque numéro se trouve.

Hors de portée pour la quasi-totalité des collectionneurs : X-Men #1 (1963). Les résultats publics cités plus haut concernent des exemplaires en très haut grade, mais même des exemplaires en état modeste se négocient à des niveaux qui en font un achat de patrimoine, pas un achat d'enthousiasme cinématographique. Ce numéro ne bougera pas significativement parce que James Marsden revient à l'écran : son prix est déterminé par sa rareté absolue et par le statut de la franchise entière, pas par un casting. Pour qui veut comprendre la place de ce numéro dans l'histoire du catalogue, notre dossier sur la première apparition des X-Men le replace dans son contexte.

Cher mais atteignable : Giant-Size X-Men #1 (1975). Le haut du marché se compte en dizaines de milliers de dollars, mais la pente est bien plus douce qu'en 1963, et des exemplaires présentables existent à des niveaux qui entrent dans un budget sérieux de collection. C'est le numéro de la liste qui récompense le plus la patience : il est recherché en permanence, donc il réapparaît régulièrement en vente, ce qui permet de choisir son moment et son état plutôt que de subir l'offre.

Encore accessibles : Amazing Adventures #11 et #15 (1972), Ms. Marvel #16 et #18 (1978). Ce sont quatre comics de grande diffusion, publiés hors des séries les plus collectionnées de leur époque, et c'est précisément ce qui les a maintenus abordables pendant cinquante ans. La tendance de fond sur ce type de numéro est connue : la demande monte quand le personnage est à l'écran, puis se stabilise à un niveau un peu plus haut qu'avant. Ce sont les numéros de cette liste sur lesquels un collectionneur à budget normal peut réellement décider.

Abondant, donc peu sensible : Uncanny X-Men #266 et Annual #14 (1990). Ces numéros sortent au moment où l'industrie imprime le plus de sa propre histoire. Les exemplaires existent en très grande quantité, et c'est une donnée structurelle que ni un film ni une série ne corrige. L'attention médiatique peut créer un mouvement court sur les hauts grades, où la rareté est réelle, mais elle n'a aucun effet durable sur les exemplaires ordinaires. Pour Gambit, le bon réflexe n'est pas de se précipiter sur le numéro 266 en état quelconque, mais de viser un exemplaire dont l'état justifie la conservation.

Ce qui pourrait réellement bouger avec le film est ailleurs. Les mouvements de prix les plus nets autour d'une sortie ne concernent presque jamais les premières apparitions les plus connues, déjà intégrées par le marché depuis des décennies. Ils concernent les numéros secondaires que le film met soudain en avant : un costume précis, une équipe précise, une relation précise. Or ces numéros sont, par définition, inconnus avant la projection. C'est la raison la plus solide de ne pas constituer sa liste d'achats maintenant pour des motifs de spéculation, et de la constituer maintenant uniquement pour des motifs de lecture et de cohérence de collection.

Ce que les précédents disent, sans extrapoler

Deux précédents sont directement pertinents, et ils vont dans des directions opposées, ce qui est utile.

Le premier est le film X-Men de 2000, celui qui a lancé la série de la Fox avec plusieurs des acteurs dont on parle ici. Il a durablement installé les mutants dans la culture populaire et contribué à faire des X-Men une franchise de premier plan au cinéma. Son effet sur le marché des comics a cependant été lent et diffus, étalé sur des années, et non concentré sur un trimestre. Nous détaillons les écarts entre ce film et le matériau d'origine dans notre comparaison film contre comics de 2000.

Le second est Deadpool & Wolverine en 2024, où Channing Tatum apparaissait déjà en Gambit. Ce film a produit un engouement massif et très visible, et il offre donc une observation presque expérimentale : l'apparition d'un personnage dans un film à très large audience n'a pas transformé le statut de ses premières apparitions de 1990, parce que l'abondance des exemplaires n'a pas changé. Notre analyse du film de 2024 face aux comics revient sur cette période.

La leçon commune aux deux cas tient en une phrase : un film agit sur l'attention, pas sur la rareté. Là où la rareté existe déjà, l'attention la révèle et les prix suivent. Là où les exemplaires sont nombreux, l'attention passe et les prix reviennent. Cette règle suffit à classer les cinq correspondances de cet article sans avoir besoin de deviner quoi que ce soit sur le contenu du film.

Monter une collection « casting Fox » sans se tromper de numéro

1

Écrivez la liste avec les dates, pas avec les noms

« Le Fauve » n'est pas une ligne de liste exploitable, puisque trois numéros répondent au nom. Notez Amazing Adventures #11, mars 1972, et précisez ce que vous cherchez exactement. La même rigueur vaut pour Mystique et pour Gambit, où deux numéros coexistent sous une même étiquette orale.

2

Séparez les quatre budgets

Un numéro de 1963, un de 1975, deux de 1972, deux de 1978 et deux de 1990 ne se financent pas dans la même enveloppe. Décidez d'emblée lequel des quatre étages vous visez, sinon la tentation est d'acheter le plus facile et de se raconter qu'on a commencé la collection.

3

Vérifiez l'étiquette, pas le titre de l'annonce

Sur les paires camée et apparition complète, la mention portée sur l'étiquette de notation est ce qui détermine le prix pratiqué. Lisez-la avant de comparer deux offres qui semblent porter sur le même objet. Notre guide sur la notation CGC explique comment ces mentions sont attribuées.

4

Attendez la sortie pour la seconde vague

Les numéros secondaires que le film mettra en avant ne sont pas identifiables aujourd'hui. Gardez une part du budget pour janvier 2027, quand on saura quels récits et quelles versions le film a réellement utilisés. C'est la seule partie de la décision qui gagne objectivement à être retardée.

5

Tenez la trace de ce que vous possédez déjà

Sur une franchise aussi longue que les X-Men, le risque le plus banal est le doublon : racheter un numéro que l'on possède parce que la liste vit dans la tête. Un suivi numéro par numéro règle ce problème en une fois, et il devient indispensable dès que l'on manipule des paires de numéros voisins.

Ce que cet article ne prétend pas savoir

Par honnêteté, voici les limites. Nous ne savons pas quel rôle chaque personnage tiendra, combien de temps il sera à l'écran, ni si le film reprendra des éléments des comics associés à ces premières apparitions. Nous ne savons pas non plus si d'autres acteurs rejoindront le casting d'ici décembre. Et nous n'annonçons aucune cote future : les montants cités dans cet article sont des résultats publics passés, datés, qui servent de bornes de comparaison et non de prévisions.

Ce qui est solide, en revanche, tient en cinq correspondances vérifiées, quatre époques de publication, et deux pièges de numérotation que beaucoup de collectionneurs découvrent après avoir acheté. C'est déjà un socle suffisant pour aborder le 18 décembre 2026 en connaissant le contenu de son propre rayon. Pour la liste complète des numéros qui comptent dans la franchise, au-delà de ce casting précis, notre dossier des numéros clés X-Men prend le relais, et le point sur la date et le casting du film couvre le versant cinématographique.

Questions fréquentes

Il y a deux réponses, et elles sont toutes les deux correctes selon ce que l'on désigne. Hank McCoy apparaît comme personnage dans X-Men #1, daté de septembre 1963, par Stan Lee et Jack Kirby, mais il y est encore un humain sans fourrure. La version poilue, celle que le cinéma a reprise, naît dans Amazing Adventures volume 2 numéro 11, daté de mars 1972, écrit par Gerry Conway et dessiné par Tom Sutton. Si vous décrivez votre exemplaire à un autre collectionneur, précisez toujours lequel des deux vous avez : la différence de prix entre les deux numéros est considérable.
Dans Amazing Adventures numéro 15, daté de novembre 1972, écrit par Steve Englehart et dessiné par Tom Sutton. Dans le numéro 11 de mars 1972, qui porte la transformation, la fourrure est grise. Le changement de teinte relève autant des conventions de colorisation de l'époque que d'une décision narrative, ce qui explique que l'expression « premier Fauve bleu » circule sur deux numéros différents selon les interlocuteurs. La formulation la plus sûre consiste à nommer le numéro et sa date plutôt qu'à employer un raccourci qui ne désigne pas la même chose pour tout le monde.
Parce que Chris Claremont écrivait les deux titres à cette période et a introduit le personnage là où son intrigue le permettait. Raven Darkhölme fait un camée dans Ms. Marvel numéro 16, daté de mai 1978, dissimulée sous une identité d'emprunt, sans sa peau bleue. Elle n'est montrée sous son apparence reconnaissable que dans Ms. Marvel numéro 18, daté de juillet 1978. Son association aux X-Men viendra ensuite. Pour un collectionneur, cela signifie que ses numéros fondateurs se cherchent dans une série qui n'est pas celle à laquelle on pense spontanément.
Cela dépend de ce que vous collectionnez. Uncanny X-Men numéro 266, daté d'août 1990, est retenu par CGC comme première apparition complète, et c'est le numéro le plus demandé des deux. Uncanny X-Men Annual numéro 14, daté de juillet 1990, est noté comme camée, tout en étant arrivé en magasin avant le 266 à cause d'un décalage dans l'ordre de fabrication. Si vous voulez un seul numéro, prenez le 266. Si vous voulez la chronologie réelle de mise en vente, il vous faut les deux, et c'est précisément pour cela que le débat n'est pas clos chez les collectionneurs.
Pas uniformément, et c'est la seule réponse honnête avant une sortie. Un film agit sur l'attention, pas sur la rareté. Les numéros déjà rares et déjà célèbres, comme X-Men #1 de 1963, sont valorisés depuis des décennies et ne dépendent pas d'un casting. À l'inverse, les numéros de 1990 existent en très grande quantité, et l'expérience de 2024 avec Deadpool & Wolverine montre qu'une forte exposition n'a pas suffi à changer leur statut. Les numéros intermédiaires, encore accessibles et moins exposés, sont ceux où un mouvement est le plus plausible, sans qu'aucun chiffre puisse être annoncé aujourd'hui.
Avengers: Doomsday est attendu le 18 décembre 2026, après avoir été déplacé d'un créneau initialement fixé en mai 2026. Avengers: Secret Wars, le film suivant, est annoncé pour le 17 décembre 2027. Cet écart de douze mois a une conséquence pratique pour un collectionneur : les personnages présentés en décembre 2026 resteront dans l'actualité pendant au moins un an, ce qui étire la période d'attention au lieu de la concentrer. Il n'y a donc pas d'urgence structurelle à acheter avant la sortie, sauf pour les numéros dont vous vouliez de toute façon disposer.
Patrick Stewart et Ian McKellen reprennent deux personnages nés eux aussi dans X-Men #1, en septembre 1963, et leurs numéros clés respectifs sont bien trop nombreux pour tenir dans un guide de correspondance écran-papier. Nous leur consacrons un article distinct, parce que leur trajectoire éditoriale traverse six décennies et plusieurs séries, et parce que les numéros qui comptent pour eux ne sont presque jamais leurs premières apparitions. Vous pouvez en attendant consulter le hub dédié à Magnéto.
Par les deux numéros d'Amazing Adventures de 1972 ou par Ms. Marvel numéro 18 de 1978. Ce sont des comics de grande diffusion, publiés hors des séries les plus collectionnées de leur époque, ce qui les a maintenus abordables pendant cinquante ans. Ils ont aussi l'avantage de montrer les versions des personnages que le cinéma a reprises, contrairement à X-Men #1 de 1963, où le Fauve n'a pas encore sa fourrure. Acheter un numéro qui raconte ce que l'on voit à l'écran est plus satisfaisant, et bien moins coûteux, que viser d'emblée la pièce la plus chère de la liste.
Avis sur les marques : Marvel Comics, Marvel Studios, Avengers, Avengers: Doomsday, X-Men, Ms. Marvel, Uncanny X-Men, Amazing Adventures, Deadpool, Wolverine et les noms de personnages mentionnés sont des marques déposées de Marvel Entertainment / The Walt Disney Company. CGC est une marque déposée de Certified Guaranty Company. My Comics Collection n'est affilié à aucun éditeur de comics ni à aucun studio. Les références sont faites à des fins purement informatives et descriptives. Les dates de sortie et les castings indiqués sont ceux annoncés au 1er octobre 2026 et peuvent évoluer. Les montants cités correspondent à des résultats de ventes publiques passées et datées, et ne constituent ni une estimation ni une prévision.