Annihilus apparaît pour la première fois dans Fantastic Four Annual #6, dans un récit intitulé « Let There Be Life! », signé Stan Lee au scénario, Jack Kirby au dessin et Joe Sinnott à l'encrage. Le même numéro contient la naissance du fils de Reed et Sue Richards, futur Franklin Richards, qui ne recevra son prénom qu'en Fantastic Four #94 (janvier 1970). Point essentiel : cette première apparition n'est pas dans un numéro mensuel mais dans un annuel, un format à la numérotation séparée, à la pagination et au prix différents, souvent absent des listes de suivi. La Zone négative, elle, est une clé distincte : elle apparaît dans Fantastic Four #51 (juin 1966), deux ans et demi avant son futur maître. Annihilus est redevenu une tête d'affiche avec l'événement Annihilation en 2006.
Il existe une catégorie de numéros clés qui échappe à presque tous les collectionneurs méthodiques : ceux qui sont rangés ailleurs. Vous suivez une série, vous cochez les numéros, votre liste de manquants se vide proprement, et un jour vous découvrez que la première apparition d'un personnage majeur n'est nulle part dans votre tableau, parce qu'elle n'a jamais porté de numéro de série. Elle porte un numéro d'annuel. Annihilus est le cas d'école de cette situation.
Le personnage n'est pas un second rôle. C'est le souverain de la Zone négative, l'adversaire qui a mené l'armada ayant ravagé une partie de l'univers Marvel en 2006, et l'un des rares vilains de la période Lee et Kirby à avoir été promu au rang de menace à l'échelle galactique quarante ans après sa création. Sa première apparition est pourtant logée dans un objet éditorial à part, et cela change tout : la façon de l'identifier, la façon de la suivre, la façon de l'évaluer, et la façon de l'acheter.
Cet article s'intéresse donc à deux choses à la fois, parce qu'elles sont inséparables : qui est Annihilus en termes de numéros vérifiables, et comment on aborde en collectionneur un numéro clé qui vit dans un annuel plutôt que dans une série.
Annihilus : l'état civil vérifié, et une date qui mérite une note
Commençons par ce qui est documenté, et par ce qui l'est moins.
Fantastic Four Annual #6
Le récit s'appelle « Let There Be Life! », et Stan Lee lui a donné un sous-titre qui résume le principe du numéro : « The Glory of Birth, 'neath the Shadow of Death ». L'intrigue tient en une phrase : Mister Fantastic, la Chose et la Torche humaine entrent dans la Zone négative pour y trouver une source d'énergie cosmique capable de traiter les complications de la grossesse de Sue Storm. Cette source se révèle être le Cosmic Control Rod, la barre de contrôle que porte Annihilus. Les héros la lui volent, en prélèvent ce qu'il faut, puis la rendent.
Sur la date, il faut être précis, et accepter de dire que les sources ne s'accordent pas. L'indication la plus répandue pour Fantastic Four Annual #6 est une date de couverture de novembre 1968. Plusieurs ouvrages de référence consacrés aux vilains et à l'histoire éditoriale de la période mentionnent en revanche une date de couverture d'août 1968. Les deux affirmations circulent côte à côte dans la littérature sérieuse sur le sujet. Ce n'est pas un détail d'érudit : une divergence d'indication de date est exactement le genre de chose qui complique l'identification d'un exemplaire quand on compare deux annonces. La seule donnée qui ne se discute pas est l'année, 1968, et le contenu du numéro. Quand vous examinez un exemplaire, c'est l'indicia imprimé sur la page intérieure qui tranche, pas une fiche recopiée.
Autre détail de reconnaissance que les lecteurs de l'époque ont remarqué avant les collectionneurs : Annihilus n'a pas la même palette sur la couverture et à l'intérieur. En couverture, il est vert, les yeux rouges. Dans les planches intérieures, son costume mêle le violet, le rose et le vert, et le Cosmic Control Rod est jaune. Une incohérence de mise en couleur banale pour la période, mais qui aide à repérer un visuel recadré ou une reproduction tardive.
Côté identité de fiction, les éléments stables du personnage sont peu nombreux et toujours les mêmes : il est originaire de la planète Arthros, dans la Zone négative ; sa puissance tient à la barre de contrôle cosmique, qui ralentit son vieillissement et lui permet de manipuler matière et énergie ; il est désigné comme le seigneur de la Zone négative et comme « la mort vivante qui marche » ; son allié récurrent est Blastaar, qui a commencé comme rival pour le contrôle de la Zone avant de devenir un partenaire.
La Zone négative est une clé distincte, et elle est antérieure
C'est l'erreur la plus fréquente sur ce sujet, et elle coûte cher : confondre la première apparition d'Annihilus avec celle de la Zone négative. Ce sont deux numéros différents, séparés par deux ans et demi.
La Zone négative, création de Stan Lee et Jack Kirby elle aussi, apparaît dans Fantastic Four #51, daté de juin 1966. Ce numéro est par ailleurs célèbre pour une autre raison : il contient le récit « This Man... This Monster! », considéré depuis des décennies comme l'un des sommets de la période, et il introduit également Wyatt Wingfoot. La dimension que Reed Richards y explore est rendue par des planches abstraites restées fameuses dans l'histoire graphique du médium.
Nuance importante : la dimension traversée dans ce numéro deviendra la Zone négative dans les récits suivants. Autrement dit, la chose apparaît avant son nom. C'est une configuration classique dans les comics de cette période, et elle a une conséquence pratique immédiate. Un collectionneur qui cherche « la première apparition de la Zone négative » doit savoir que le numéro concerné ne porte pas forcément l'expression sur sa couverture ni dans son texte, et qu'il est valorisé sur le marché d'abord pour son récit, ensuite pour ce statut de première.
Le reste de la description est stable d'une source à l'autre : la Zone négative est un univers parallèle au nôtre, dans lequel toute la matière est chargée négativement, assimilée par une partie des commentateurs à de l'antimatière. Elle est en grande partie inhabitée, ce qui explique que ses rares occupants notables, Annihilus et Blastaar, soient tous deux des conquérants cherchant à franchir le passage vers la Terre. Elle a été réemployée bien plus tard comme lieu de détention pour super-héros dans la continuité de Civil War.
Pour qui veut situer tout cela dans la série, le voisinage immédiat est dense : Fantastic Four #48 ouvre la trilogie de Galactus, Fantastic Four #52 introduit la Panthère noire, et le numéro 51 se glisse entre les deux. Nos guides numéros clés Fantastic Four du Silver Age et numéros clés de Galactus couvrent cette séquence en détail.
Le cœur du sujet : ce que change une première apparition logée dans un annuel
Un annuel n'est pas un numéro de série avec plus de pages. C'est un objet éditorial différent, et chacune de ces différences a une conséquence de collection. Voici lesquelles, en séparant ce qui relève de la structure éditoriale et ce qui relève du comportement du marché.
Une numérotation parallèle, donc invisible dans un run
C'est la différence fondatrice. Les annuels des Quatre Fantastiques ont leur propre suite de numéros, qui court en parallèle de celle de la série mensuelle. Entre Fantastic Four #65 et #66, il n'y a pas de place pour Annual #6 : l'annuel n'occupe aucun rang dans la séquence principale. Conséquence directe : une collection de la série peut être rigoureusement complète, sans trou, sans manquant signalé, et ne pas contenir la première apparition d'Annihilus. Aucun outil de suivi ne vous alertera, parce qu'il n'y a rien à signaler du point de vue de la série.
C'est précisément pour ce genre de cas que la liste des comics manquants doit être construite par personnage et par clé, et pas seulement par continuité de numérotation. Un run se vérifie par soustraction. Un annuel se vérifie par intention.
Une cadence annuelle, et des trous dans la série d'annuels elle-même
Un mensuel paraît douze fois par an et crée une habitude. Un annuel paraît une fois, parfois pas du tout. La série d'annuels des Quatre Fantastiques en donne une démonstration nette : Stan Lee et Jack Kirby signent les annuels 1 à 6, c'est-à-dire la totalité de la première vague, qui s'arrête en 1968. Dans l'index des créateurs de la série, le récit original d'annuel suivant n'apparaît qu'au numéro 11, en 1976. Entre les deux, la numérotation continue de progresser sans qu'un récit original vienne s'y loger.
Pour un collectionneur, cela veut dire qu'on ne peut pas raisonner sur une série d'annuels comme sur un run : il n'y a pas de régularité à exploiter, et le numéro suivant n'est pas forcément comparable au précédent. Chaque annuel doit être évalué pour ce qu'il contient, pas pour sa position.
Un format physique différent, donc des défauts différents
Les annuels de cette période sont des géants : beaucoup plus de pages qu'un fascicule mensuel, une couverture vendue nettement plus cher, et un dos sensiblement plus épais. Vérifiez toujours la pagination et le prix de couverture sur l'exemplaire lui-même plutôt que sur une fiche, car ces caractéristiques ont varié d'un titre et d'une année à l'autre.
Ce qui compte, c'est la conséquence : un objet épais ne s'abîme pas comme un objet mince. Sur un fascicule standard, les défauts classiques sont les plis de couverture, l'usure des coins et la rouille des agrafes. Sur un géant, s'ajoutent les contraintes de dos : fentes, décollements, affaissement sous le poids des pages, et une tendance à bâiller quand l'exemplaire a été stocké à plat sous une pile. Un annuel qui a l'air superbe de face peut perdre plusieurs points sur le seul examen du dos. Notre guide de notation appliqué aux Fantastic Four détaille la lecture de ces défauts.
Une distribution et une conservation à part
Un annuel n'était pas pris en charge de la même façon qu'un mensuel. Il ne figurait pas automatiquement dans ce qu'un lecteur régulier recevait ou réservait, parce qu'il n'était pas attendu au même rythme et qu'il coûtait plus cher à l'achat. Un lecteur de l'époque qui achetait tous les mois pouvait très bien passer à côté du géant de l'été, pour la seule raison qu'il n'était pas là ce jour-là ou qu'il n'avait pas la somme.
Trente ou soixante ans plus tard, cette asymétrie se lit dans ce qui circule. Les exemplaires en haut grade des annuels de la période sont proportionnellement moins nombreux que ceux des mensuels contemporains, non pas parce que le tirage était forcément plus faible, mais parce que la population conservée l'est. Un collectionneur qui mettait de côté une série en boîte y rangeait ses numéros ; le géant à vingt-cinq pages de plus avait souvent une autre destination, et une autre vie.
Un marché plus mince, donc des repères plus fragiles
Sur un numéro mensuel très recherché, des exemplaires de tous les grades passent en vente régulièrement. Vous pouvez construire une fourchette crédible en quelques minutes, parce que les comparables sont abondants et récents. Sur un annuel, la fréquence des ventes est plus faible, surtout dans les grades intermédiaires. Les repères existent, mais ils sont espacés dans le temps, ce qui crée deux pièges symétriques : accepter un prix calé sur une vente isolée exceptionnellement haute, ou refuser une occasion correcte en la comparant à une vente ancienne faite dans un autre contexte de marché.
Pour Fantastic Four Annual #6 précisément, des ventes publiques ont été documentées sur plusieurs grades CGC, et notre article consacré aux annuels et spéciaux clés des Fantastic Four en reprend les montants avec leurs dates. La tendance constatée sur ce numéro est haussière depuis plusieurs années, à contre-courant d'une partie du Silver Age qui stagne, ce qui s'explique simplement : deux premières apparitions dans un seul fascicule, dont l'une concerne un personnage devenu central dans la continuité cosmique.
La méthode : six étapes pour aborder une clé logée dans un annuel
Décidez d'abord si vous visez la clé ou la série
Ce ne sont pas les mêmes achats. Si l'objectif est la première apparition d'Annihilus, un seul numéro est concerné et tout le budget peut s'y concentrer. Si l'objectif est la série d'annuels, vous entrez dans une collection sans régularité, où plusieurs numéros n'ont pas d'intérêt narratif comparable. Tranchez avant de chercher, pas pendant.
Vérifiez le format sur l'exemplaire, pas sur une fiche
Pagination, prix de couverture, indicia, date imprimée. Ces quatre éléments sont sur l'objet. Ils sont la seule façon de lever une divergence de date entre deux sources, et la seule façon de distinguer une édition originale d'une réimpression ou d'une anthologie ultérieure reprenant le même récit.
Créez une entrée de suivi dédiée, hors séquence
L'annuel ne doit pas être rangé comme un numéro de la série, sinon il disparaît. Donnez-lui sa propre ligne, identifiée par le titre complet du format et son numéro d'annuel, et marquez-la comme clé. C'est la seule manière de la voir apparaître dans une liste de manquants. Notre suivi numéro par numéro accepte ce type d'entrée distincte.
Examinez le dos avant la couverture
Contre-intuitif, mais c'est l'ordre utile sur un géant. Un dos fendu, décollé ou affaissé plafonne le grade quel que soit l'état de la face. Demandez systématiquement une photo du dos sur toute la hauteur, et une photo du pli de dos ouvert, avant de discuter du prix.
Calibrez un grade cible réaliste, puis tenez-le
Sur un annuel ancien, viser le très haut grade revient à attendre une occasion rare et à payer la rareté deux fois. Le grade moyen supérieur offre souvent le meilleur rapport entre coût et plaisir, d'autant que le format se lit mieux qu'il ne s'expose. Fixez une fourchette de grade avant de chercher, et refusez ce qui sort de la fourchette même si l'exemplaire est séduisant.
Croisez plusieurs ventes datées, et méfiez-vous des ventes isolées
Sur un marché mince, une seule transaction ne fait pas un prix. Cherchez au moins trois ventes du même grade, notez leur date, et ne comparez jamais une vente d'il y a quatre ans à une offre d'aujourd'hui sans en tenir compte. Une estimation appuyée sur des ventes réelles vaut mieux qu'une valeur affichée sans source.
Annihilation, 2006 : quand un vilain d'annuel devient tête d'affiche
Entre 1968 et le milieu des années 2000, Annihilus mène une carrière d'adversaire récurrent sans jamais porter d'événement. Puis Marvel lui confie une invasion à l'échelle de l'univers, et sa valeur de personnage change de catégorie. Voici la structure de publication, qui est la seule chose utile à retenir ici.
L'ensemble court de 2006 à 2007. Il s'ouvre par un numéro unique, Annihilation: Prologue, de quarante-huit pages, sorti le 15 mars 2006. Suivent quatre mini-séries de quatre numéros chacune, lancées à une semaine d'intervalle : Silver Surfer, Super-Skrull, Nova et Ronan. La série centrale, Annihilation, compte six numéros publiés d'août à décembre 2006, sur un récit porté par Keith Giffen.
Le rôle d'Annihilus est celui de l'antagoniste principal. Il commande l'Annihilation Wave, une armada de vaisseaux de guerre sortie de la Zone négative, qui conquiert le Kyln puis les systèmes voisins et détruit le monde d'origine du Nova Corps, Xandar. Sa véritable intention, révélée en cours de récit, dépasse la conquête : fabriquer une bombe de puissance cosmique capable de détruire à la fois l'univers et la Zone négative, pour n'en rester que l'unique survivant. L'issue est connue : Galactus, libéré, détruit l'essentiel de l'armada, puis Nova affaiblit et tue Annihilus dans le sixième numéro. Le personnage renaît aussitôt sous forme d'enfant, en conservant sa mémoire.
Deux renvois pour ne pas déborder du sujet. L'événement lui-même, son ordre de lecture et ses éditions reliées font l'objet d'un guide de lecture dédié sur ce blog, consacré à Annihilation en 2006. Le parcours de Nova, Richard Rider, de sa première apparition à son rôle dans l'événement, est traité dans un article propre au personnage. Pour le contexte cosmique général, nos pages Galactus, Thanos et Silver Surfer rassemblent le reste.
Les apparitions ultérieures notables, et ce qu'elles valent comme repères
Après 1968, Annihilus revient par vagues. La liste suivante retient les apparitions documentées qui ont un intérêt de collection ou de lecture, avec leurs numéros et leurs dates.
- Fantastic Four #108 et #109 (mars et avril 1971) : l'épisode de Janus le Nega-Man, qui met au point un module capable d'exploiter l'énergie d'antimatière et sert de véhicule à Annihilus pour tenter de rejoindre la Terre.
- The Avengers #89 (juin 1971) : Annihilus est sur le point de franchir un portail de Mister Fantastic et se fait repousser par les Avengers. Il tient également un rôle secondaire dans les numéros de la guerre Kree-Skrull, #89, #96 et #97.
- Marvel Team-Up #2 (mai 1972) : nouvelle tentative de sortie de la Zone négative, contrée par Spider-Man et la Torche humaine.
- Marvel Two-in-One #75, The Avengers #233, Thor #404 et #405, puis Thor #434 et #435 : les apparitions dispersées des années 1980 et 1990, qui maintiennent le personnage en circulation sans lui donner d'arc propre.
- Ultimate Fantastic Four #15 à #18 (janvier à mai 2005) : Nihil, personnage de l'univers Ultimate inspiré d'Annihilus, souverain d'une station composée d'épaves de vaisseaux. Ce n'est pas le même personnage, et c'est à savoir avant d'acheter en croyant acquérir une clé.
- War of Kings: Ascension #2 (juillet 2009) : Annihilus y apparaît sous sa forme d'enfant, placé sous la garde de Catastrophus, qui se sert du Cosmic Control Rod pour empêcher sa croissance.
- Fantastic Four #587 (janvier 2011), #588 (février 2011) et #600 (janvier 2012) : la séquence la plus commentée de la période moderne. La Torche humaine meurt en arrêtant une horde venue de la Zone négative, puis Annihilus la ramène par une chirurgie régénératrice et la contraint à combattre en gladiateur.
- Thanos vs. Hulk #3 (avril 2015) : toujours bloqué sous une forme enfantine et utilisant un mannequin mécanisé pour ses apparitions publiques, Annihilus fait enlever Bruce Banner, puis se mue en une forme géante et monstrueuse.
- Thanos: The Infinity Relativity (août 2015) et Thanos: The Infinity Finale (juin 2016) : une invasion réussie, puis son annulation par un voyage dans le temps de Thanos et Adam Warlock.
- All-New, All-Different Avengers #10 à #12 (août et septembre 2016) : l'épisode des Nega-Bands et du canon à énergie, contré par l'équipe.
- Annihilation : Scourge Omega (février 2020) : Annihilus et Blastaar font cause commune contre les forces du Cancerverse, et Annihilus ressuscite Nova à la fin de l'épisode.
Une remarque de méthode sur cette liste. Aucun de ces numéros n'est une première apparition, et aucun ne porte donc la prime de rareté qui s'attache à l'annuel de 1968. Leur intérêt est de lecture, et accessoirement de thématique : si vous constituez une collection consacrée à la Zone négative plutôt qu'à un titre, ils en forment la colonne vertébrale, pour un coût qui reste celui de fascicules courants dans leur immense majorité. Il existe un autre cas de figure voisin à connaître : celui d'Ahmyor, la version amnésique et humanoïde d'Annihilus dans la continuité d'Age of Apocalypse, qui circule sous un nom différent et peut passer inaperçue dans une recherche par personnage.
Ce qu'il faut retenir si vous visez cet annuel
Annihilus condense un principe utile bien au-delà de son cas. La valeur d'un numéro clé ne dépend pas seulement de ce qu'il contient : elle dépend aussi de l'endroit où il a été publié. Une première apparition dans un mensuel très suivi se trouve, se compare et se négocie facilement, parce que des centaines d'exemplaires circulent et que le marché est épais. La même première apparition dans un annuel se cherche, se vérifie et se décide, parce qu'il y a moins de comparables et plus d'incertitude.
Cela n'en fait ni un meilleur ni un moins bon achat. Cela en fait un achat qui demande une préparation différente : identifier le format sur l'objet, suivre la clé hors de la séquence de la série, examiner le dos avec autant d'attention que la couverture, et croiser plusieurs ventes datées avant de parler d'un prix. Pour tout le reste, notre guide des premières apparitions cosmiques et notre guide de lecture des Quatre Fantastiques prolongent le sujet dans les deux directions possibles, celle du marché et celle de la lecture.