Thanos est apparu pour la première fois dans Iron Man #55 (février 1973), créé par Jim Starlin alors qu'il était encore étudiant, inspiré par le concept freudien de Thanatos (pulsion de mort) et visuellement par Darkseid de Jack Kirby chez DC. Le Titan Fou est devenu l'un des plus grands vilains cosmiques de Marvel, protagoniste de la trilogie Infinity Gauntlet / Infinity War / Infinity Crusade (1991-1993), et surtout le méchant central du MCU avec Josh Brolin dans Avengers: Infinity War (2018) et Avengers: Endgame (2019), deux films qui totalisent plus de 4,8 milliards de dollars au box-office mondial. Son impact sur le marché du back issue est colossal : un exemplaire d'Iron Man #55 en CGC 9.8 peut dépasser les 150 000 dollars.
Dans l'univers Marvel, rares sont les personnages qui ont autant redéfini les enjeux cosmiques que Thanos. Né de l'imagination d'un seul homme — Jim Starlin — à une époque où Marvel explorait à peine les confins de son univers spatial, le Titan Fou est passé de vilain secondaire dans les pages d'Iron Man à menace existentielle absolue capable d'effacer la moitié de la vie dans l'univers d'un claquement de doigts. Sa trajectoire éditoriale est indissociable de celle de Starlin, qui a façonné le personnage pendant cinq décennies avec une constance remarquable, de Captain Marvel vol. 1 en 1973 jusqu'à Thanos: The Infinity Ending en 2019.
Ce guide retrace la naissance complète de Thanos, depuis Iron Man #55 jusqu'aux runs les plus récents, donne la chronologie des arcs majeurs dans l'ordre, identifie les key issues indispensables pour bâtir une collection structurée, et analyse l'impact du MCU sur les cotes du marché. Nous parcourrons plus de 50 ans d'histoire éditoriale, depuis la genèse Silver/Bronze Age de Jim Starlin jusqu'au run de Donny Cates (2018-2019) et au-delà, en distinguant les arcs fondateurs, les séries solo, les événements crossover et les mini-séries incontournables.
La naissance de Thanos : Jim Starlin et l'ère cosmique (1973)
Jim Starlin, jeune dessinateur et scénariste, crée Thanos en 1972 alors qu'il suit des cours de psychologie à l'université. L'influence est double : d'un côté le concept freudien de Thanatos, la pulsion de mort opposée à Eros (pulsion de vie) — Starlin donnera d'ailleurs le nom d'Eros/Starfox au frère de Thanos ; de l'autre, l'influence visuelle directe de Darkseid, le tyran cosmique de Jack Kirby dans les New Gods de DC Comics, lancés en 1971. Starlin a reconnu ouvertement cette filiation : son éditeur Roy Thomas lui aurait même demandé de rendre Thanos plus imposant après avoir vu les premiers croquis, jugés trop proches de Metron, un autre personnage Kirby, pour le rapprocher davantage de Darkseid.
Le contexte éditorial de 1973 est crucial. Marvel traversait une période d'expérimentation cosmique : Roy Thomas avait lancé Warlock, Steve Englehart travaillait sur Captain Marvel, et l'influence de Kirby — parti chez DC en 1970 pour créer le Fourth World — planait sur toute la production. Starlin arrive avec un sens du grandiose et de l'existentiel qui tranche avec le reste de Marvel, encore ancré dans le quotidien terrestre des super-héros new-yorkais.
Iron Man #55 (février 1973) : la première apparition
Iron Man #55, daté de février 1973, contient la première apparition de Thanos, mais aussi celle de Drax le Destructeur et de Mentor (le père de Thanos). L'histoire, intitulée "Beware the Blood Brothers!", est écrite et dessinée par Jim Starlin, avec un encrage de Mike Esposito. Thanos y apparaît brièvement, en ombre et en mystère, manipulant les Blood Brothers contre Iron Man et Drax. Ce numéro est l'un des key issues Bronze Age les plus recherchés de l'univers Marvel.
Les cotes d'Iron Man #55 ont connu une trajectoire vertigineuse. Avant le MCU, un exemplaire en CGC 9.4 se vendait autour de 3 000-5 000 dollars. Après Avengers: Infinity War (2018), les prix ont explosé : un CGC 9.8 a atteint 150 000 dollars en vente privée, et un CGC 9.6 oscille entre 30 000 et 60 000 dollars selon l'état du marché. Même les exemplaires mid-grade (CGC 5.0-6.0) se négocient entre 1 500 et 3 000 dollars, ce qui en fait l'un des Bronze Age les plus accessibles en bas grade tout en restant un investissement substantiel.
Le saviez-vous : Jim Starlin a créé Thanos, Drax, Gamora, Shang-Chi, et a redéfini Adam Warlock — cinq personnages qui sont tous devenus des piliers du MCU. Aucun autre créateur Marvel de la période Bronze Age n'a autant impacté le cinéma du 21e siècle. Starlin a publiquement exprimé sa frustration envers la compensation reçue de Marvel/Disney pour l'utilisation de ses créations dans des films ayant généré des milliards de dollars.
L'ère Captain Marvel et la quête du Cosmic Cube (1973-1977)
Immédiatement après Iron Man #55, Starlin prend les commandes de Captain Marvel vol. 1 et transforme la série en épopée cosmique. Thanos devient le grand antagoniste de la série à partir du #25 (mars 1973), où il cherche à s'emparer du Cosmic Cube (le Tesseract du MCU) pour conquérir l'univers et impressionner sa bien-aimée, la Mort personnifiée — un concept que Starlin développera pendant des décennies.
Captain Marvel #25-33 (1973) : le premier grand arc Thanos
La séquence Captain Marvel #25-33 constitue le premier arc Thanos complet. Starlin y introduit des éléments fondateurs : la relation obsessionnelle de Thanos avec la Mort (Mistress Death), son trône sur Titan, sa flotte spatiale, et sa capacité à manipuler des armées entières. Le #25 est la première apparition de Thanos en couverture, le #26 introduit la première confrontation directe avec Captain Marvel, et le #28 présente les premières interactions avec le contrôleur cosmique.
Le #33 (juillet 1974) est le climax : Thanos obtient le Cosmic Cube et devient temporairement omnipotent, avant d'être défait par Captain Marvel et les Avengers. C'est la première "défaite cosmique" de Thanos, un schéma narratif que Starlin reproduira magistralement avec l'Infinity Gauntlet 17 ans plus tard. Un Captain Marvel #25 en CGC 9.6 se négocie autour de 2 000-3 500 dollars.
Warlock et la mort de Thanos (1975-1977)
Starlin reprend ensuite Strange Tales #178-181 puis Warlock #9-15 (1975-1976), où il refond Adam Warlock en personnage existentialiste et réintroduit Thanos comme menace cosmique suprême. C'est dans Warlock #15 (novembre 1976) que Thanos "tue" Warlock — une scène qui sera reprise et inversée dans Infinity Gauntlet. La saga se conclut dans les annuals crossover Avengers Annual #7 et Marvel Two-in-One Annual #2 (1977), où Thanos est apparemment pétrifié par Adam Warlock et transformé en statue de pierre. Cette "mort" tiendra pendant 13 ans.
Avengers Annual #7 (1977) est un key issue majeur, souvent sous-estimé par les collectionneurs focalisés sur Iron Man #55. C'est la première grande confrontation Thanos vs. les Avengers réunis, un précurseur direct d'Infinity War (le film). Un exemplaire en CGC 9.6 vaut entre 1 500 et 2 500 dollars, un rapport qualité-prix intéressant pour un key issue cosmique Bronze Age.
Le retour : Silver Surfer et la trilogie Infinity (1990-1993)
Après 13 ans de "mort", Thanos revient en force grâce à… Jim Starlin, évidemment. En 1990, Starlin prend les commandes de Silver Surfer vol. 3 et ressuscite Thanos dès le #34 (février 1990). La Mort personnifiée ramène Thanos à la vie avec une mission : rétablir l'équilibre cosmique en éliminant la moitié des êtres vivants de l'univers. Les lecteurs familiers du MCU reconnaîtront immédiatement la prémisse d'Infinity War (2018).
La séquence Silver Surfer #34-38 (1990) est l'acte préparatoire de la trilogie Infinity. Thanos rassemble les six Gemmes de l'Infini (Soul, Time, Space, Mind, Reality, Power) une par une, les sertit dans un gantelet doré, et devient la créature la plus puissante de l'univers Marvel. Le Silver Surfer #34 (première apparition de Thanos ressuscité) est un key issue Modern Age de premier plan : un CGC 9.8 se négocie entre 400 et 800 dollars.
Thanos Quest #1-2 (1990) : la chasse aux Gemmes
La mini-série Thanos Quest en deux numéros prestige (septembre-octobre 1990), écrite par Jim Starlin et dessinée par Ron Lim, raconte comment Thanos collecte les six Gemmes de l'Infini en affrontant leurs gardiens respectifs : l'In-Betweener, le Champion, le Gardener, le Runner, le Collector et le Grandmaster. C'est un chef-d'œuvre de narration cosmique condensée et l'un des meilleurs récits Thanos jamais écrits. Les deux numéros, au format prestige avec couverture cartonnée, sont très recherchés : un #1 CGC 9.8 vaut entre 300 et 600 dollars.
Infinity Gauntlet #1-6 (juillet-décembre 1991) : le chef-d'œuvre
Infinity Gauntlet, mini-série en 6 numéros par Jim Starlin (scénario), George Pérez (#1-4 au dessin) et Ron Lim (#4-6 au dessin), est l'événement Marvel le plus important des années 90 et la source directe d'Avengers: Infinity War. L'intrigue : Thanos, en possession des six Gemmes et du Gantelet de l'Infini, efface la moitié de la vie dans l'univers pour plaire à la Mort. Les héros survivants — menés par Adam Warlock, Silver Surfer, et les Avengers restants — tentent de le stopper.
Le #1 (juillet 1991) est le key issue principal de la série, avec la couverture iconique de George Pérez montrant Thanos brandissant le gantelet lumineux. C'est le numéro qui a le plus profité du MCU en termes de cotes : un CGC 9.8 est passé de 150-300 dollars avant 2018 à 1 500-3 000 dollars après Infinity War, avec un pic à plus de 4 000 dollars en 2021 pendant la bulle spéculative post-COVID. En 2025-2026, les prix se sont stabilisés autour de 1 200-2 000 dollars en CGC 9.8, ce qui reste considérable pour un comic des années 90.
Les numéros #2 à #6 sont également collectionnés, avec des moments cultes : le #4 (la bataille contre les entités cosmiques — Galactus, Eternity, le Tribunal Vivant) et le #6 (la défaite de Thanos par Nebula, qui lui arrache le gantelet). Un run complet #1-6 en CGC 9.6+ est un graal pour les collectionneurs d'événements cosmiques Marvel.
Pour une analyse détaillée numéro par numéro, consultez notre guide Key issues Infinity Gauntlet : que collectionner ?.
Infinity War #1-6 (1992) et Infinity Crusade #1-6 (1993)
Infinity War (juin-novembre 1992), toujours par Starlin et Lim, est la suite directe. Thanos y joue un rôle ambigu — allié des héros contre le Magus, la version maléfique d'Adam Warlock. L'événement est moins centré sur Thanos que son prédécesseur, mais le #1 reste un key issue notable (premières apparitions de doppelgangers de héros). Un CGC 9.8 se négocie entre 200 et 400 dollars.
Infinity Crusade (juin-novembre 1993) clôt la trilogie avec cette fois la Déesse (Goddess), la version "bienveillante" d'Adam Warlock, comme antagoniste. Thanos y est à nouveau dans un rôle d'anti-héros pragmatique. La trilogie complète est considérée comme le sommet de la mythologie cosmique Marvel des années 90, et Starlin y a défini l'archétype du grand événement crossover cosmique que Marvel a reproduit des dizaines de fois depuis.
Les séries solo Thanos : de 2003 à aujourd'hui
Pendant longtemps, Thanos n'a pas eu de série solo régulière. Ses apparitions étaient réservées aux événements cosmiques et aux séries d'autres personnages. Cela change au début des années 2000.
Thanos vol. 1 #1-12 (décembre 2003 - septembre 2004)
La première série solo ongoing de Thanos, écrite par Jim Starlin (#1-6) puis Keith Giffen (#7-12), avec des dessins de Jim Starlin et Ron Lim. Starlin y explore la quête de rédemption de Thanos après les événements de la trilogie Infinity, tandis que Giffen prend un virage plus sombre. Le #1 est un key issue mineur mais recherché pour compléter une collection Thanos : un CGC 9.8 vaut entre 80 et 150 dollars.
Thanos #13 (octobre 2004) : première apparition du Cosmic Ghost Rider… non
Attention à la confusion fréquente : le Thanos #13 recherché par les spéculateurs n'est pas celui de 2004. Le Thanos #13 ultra-collecté (première apparition du Cosmic Ghost Rider) est celui du run de Donny Cates, publié en janvier 2018 dans Thanos vol. 2. C'est une distinction cruciale que beaucoup de collectionneurs débutants confondent. Le Thanos #13 de 2004 (vol. 1) n'a qu'une valeur modeste, tandis que le Thanos #13 de 2018 (vol. 2, Donny Cates) a atteint des sommets.
Annihilation et la renaissance cosmique (2006-2007)
L'événement Annihilation (2006-2007), orchestré par Keith Giffen et Dan Abnett & Andy Lanning, ressuscite l'univers cosmique Marvel après des années de dormance. Thanos y joue un rôle central et ambigu : il s'allie à Annihilus dans son invasion de l'univers positif, avant de trahir son allié quand il réalise qu'Annihilus menace la Mort elle-même. Thanos est tué par Drax le Destructeur dans Annihilation #4 (janvier 2007), dans une scène brutale qui le voit littéralement le cœur arraché.
Annihilation est aussi le berceau des Guardians of the Galaxy modernes (Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket, Groot), reformés dans Annihilation: Conquest (2007-2008) et source directe du film de James Gunn (2014). Un Annihilation #1 CGC 9.8 vaut entre 100 et 250 dollars, sous-évalué par rapport à son importance narrative.
Thanos Imperative et The Infinity Revelation (2010-2016)
Thanos revient dans The Thanos Imperative (2010), mini-série en 6 numéros par Dan Abnett & Andy Lanning et Miguel Sepulveda, où il affronte le Cancerverse — une dimension parallèle où la Mort n'existe pas. L'ironie est magnifique : Thanos, avatar de la mort, est la seule arme contre un univers de vie éternelle incontrôlée. Star-Lord et Nova restent piégés dans le Cancerverse avec Thanos dans un final marquant.
Starlin revient ensuite avec trois graphic novels hors continuité : Thanos: The Infinity Revelation (2014), The Infinity Relativity (2015) et The Infinity Finale (2016), considérés comme sa vision définitive du personnage. Ils valent le détour pour les puristes, bien que leur impact spéculatif soit limité.
Thanos Rising : l'enfance du Titan Fou (2013)
La mini-série Thanos Rising #1-5 (avril-août 2013), écrite par Jason Aaron et dessinée par Simone Bianchi, explore l'enfance et l'adolescence de Thanos sur Titan. Née d'A'lars (Mentor) et de Sui-San, Thanos est rejeté dès la naissance à cause de son apparence (il porte le syndrome Deviant, une mutation génétique qui lui donne sa mâchoire distinctive et sa peau violette). Aaron raconte comment un enfant pacifiste, intelligent et sensible devient progressivement un génocidaire cosmique, séduit par une camarade de classe qui s'avère être la Mort personnifiée sous forme humaine.
C'est l'un des meilleurs récits Thanos des 20 dernières années, souvent comparé à Magneto Testament pour sa capacité à humaniser un monstre. Le #1 en CGC 9.8 se négocie modestement autour de 50-100 dollars, un excellent point d'entrée pour les collectionneurs au budget limité.
Le run Donny Cates : Thanos Wins (2017-2018)
Le run de Donny Cates sur Thanos vol. 2 (#13-18, janvier-juin 2018), avec le dessinateur Geoff Shaw, est un tournant créatif et spéculatif majeur. L'arc "Thanos Wins" propulse Thanos dans un futur lointain où il a littéralement gagné : il a tué tous les héros, toutes les entités cosmiques, et règne sur un univers mort. Mais même victorieux, la Mort refuse toujours de l'aimer.
Thanos #13 vol. 2 (janvier 2018) : première apparition du Cosmic Ghost Rider
Le Thanos #13 (vol. 2, janvier 2018) est l'un des key issues spéculatifs les plus explosifs des années 2010 : première apparition du Cosmic Ghost Rider, révélé comme étant Frank Castle (le Punisher) dans un futur alternatif, devenu héraut de Galactus puis serviteur de Thanos. Un CGC 9.8 a atteint 800-1 200 dollars au pic en 2018-2019, avant de se stabiliser autour de 300-500 dollars en 2025-2026. Le run Cates (#13-18) est considéré comme l'un des meilleurs arcs Thanos modernes : Cates y démontre que même quand Thanos gagne tout, il perd ce qu'il désire vraiment.
Thanos dans le MCU : l'impact sur le marché des comics
L'impact du Marvel Cinematic Universe sur les cotes de Thanos est probablement le cas d'étude le plus spectaculaire de l'histoire du marché des comics modernes. Deux films ont tout changé.
Avengers: Infinity War (2018) : le cataclysme spéculatif
La sortie d'Avengers: Infinity War le 27 avril 2018, avec Josh Brolin dans le rôle de Thanos, a provoqué une explosion des cotes sans précédent. Le film, qui se termine par le snap — Thanos efface la moitié de la vie dans l'univers — a rapporté 2,048 milliards de dollars au box-office mondial et a instantanément transformé Thanos d'un personnage connu des seuls lecteurs de comics en icône pop planétaire.
Les effets sur le marché du back issue ont été immédiats et massifs :
- Iron Man #55 : les prix en CGC 9.6+ ont triplé en quelques mois, passant de 15 000-20 000 dollars à 50 000-80 000 dollars.
- Infinity Gauntlet #1 : de 100-200 dollars en CGC 9.8 à 2 000-4 000 dollars.
- Silver Surfer #34 : de 50-100 dollars en CGC 9.8 à 400-800 dollars.
- Thanos Quest #1 : de 30-60 dollars en CGC 9.8 à 300-600 dollars.
- Captain Marvel #25 : de 500-1 000 dollars en CGC 9.6 à 2 000-3 500 dollars.
Avengers: Endgame (2019) : la consécration et le pic
Avengers: Endgame (avril 2019), avec ses 2,799 milliards de dollars au box-office (record absolu à sa sortie), a maintenu et amplifié la bulle Thanos. La scène finale, où Thanos affronte l'ensemble des Avengers ressuscités et où Tony Stark sacrifie sa vie pour l'arrêter, est devenue l'un des moments les plus iconiques du cinéma du 21e siècle. Les cotes ont atteint leur pic absolu entre 2019 et 2021, portées par la combinaison MCU + bulle spéculative post-COVID + arrivée de nouveaux investisseurs sur le marché des comics.
Depuis 2022-2023, les prix se sont corrigés de 30 à 50 % par rapport aux pics, tout en restant largement supérieurs aux niveaux pré-MCU. La question pour les collectionneurs est de savoir si l'annonce de Avengers: Secret Wars (prévu pour 2027) et de Avengers: Doomsday (2026), avec le retour annoncé de personnages cosmiques majeurs, relancera une nouvelle vague de spéculation sur les key issues Thanos. Le marché surveille particulièrement un éventuel retour du personnage sous une forme ou une autre dans la Phase 7 du MCU.
Liste complète des key issues Thanos à connaître
Voici les numéros essentiels pour constituer une collection Thanos structurée, classés par ordre chronologique de publication. Pour chaque numéro, nous indiquons l'importance éditoriale et les cotes approximatives en 2025-2026.
Iron Man #55
Première apparition de Thanos, Drax le Destructeur et Mentor. Le key issue Thanos ultime, le Saint Graal des collectionneurs cosmiques Marvel. Créé, écrit et dessiné par Jim Starlin, avec un encrage de Mike Esposito. La couverture présente Iron Man et Drax face aux Blood Brothers, avec Thanos en arrière-plan. C'est un Bronze Age indispensable dans toute collection Marvel sérieuse.
Captain Marvel #25-33
Le premier arc narratif complet de Thanos, sa quête du Cosmic Cube. Le #25 est le premier Thanos en couverture, le #27 introduit la première apparition de la Mort personnifiée en tant qu'objet de désir de Thanos, le #33 est le climax avec Thanos temporairement omnipotent. Run indispensable pour tout collectionneur Thanos sérieux.
Avengers Annual #7 + Marvel Two-in-One Annual #2
Le diptyque qui clôt la première ère Starlin. Thanos est pétrifié par Adam Warlock lors d'une bataille cosmique épique impliquant les Avengers, la Chose et Spider-Man. Ces deux annuals sont souvent vendus en paire et constituent un excellent investissement Bronze Age sous-évalué par rapport à Iron Man #55.
Silver Surfer vol. 3 #34
Première apparition de Thanos ressuscité après 13 ans de "mort". Le point de départ de toute la saga Infinity. Starlin ramène Thanos pour la Mort personnifiée elle-même, lançant la chasse aux Gemmes de l'Infini. Key issue Modern Age essentiel et encore relativement abordable comparé à Iron Man #55.
Infinity Gauntlet #1
Le numéro qui a tout changé : Thanos avec le Gantelet complet efface la moitié de l'univers. Source directe d'Avengers: Infinity War. La couverture de George Pérez est devenue l'une des images les plus iconiques de Marvel des années 90. C'est le key issue Thanos le plus impacté par le MCU en termes de hausse de cotes.
Thanos vol. 2 #13
Première apparition du Cosmic Ghost Rider (Frank Castle futur). Un des key issues spéculatifs les plus explosifs des années 2010. Le run "Thanos Wins" de Cates (#13-18) est considéré comme l'un des meilleurs arcs Thanos modernes. Attention à ne pas confondre avec le Thanos #13 vol. 1 de 2004, qui n'a pas la même valeur.
Pour une liste exhaustive des numéros clés avec cotes détaillées, consultez notre guide compagnon : Top des numéros clés Thanos : Iron Man #55, Infinity Gauntlet et au-delà.
Stratégie de collection Thanos : par où commencer ?
Bâtir une collection Thanos structurée dépend de votre budget et de vos objectifs. Voici trois approches recommandées :
Budget limité (moins de 500 euros)
Concentrez-vous sur les key issues Modern Age en mid-grade ou raw : Infinity Gauntlet #1-6 (le run complet raw se trouve entre 100 et 200 euros), Silver Surfer #34 (30-60 euros raw), Thanos Quest #1-2 (50-100 euros la paire raw), et Thanos Rising #1 (10-20 euros raw). Avec moins de 500 euros, vous avez les fondamentaux narratifs couverts.
Budget intermédiaire (500 à 5 000 euros)
Ajoutez un Iron Man #55 en mid-grade (CGC 4.0-6.0, entre 800 et 2 500 euros), un Infinity Gauntlet #1 en CGC 9.6+ (400-800 euros), et commencez à cibler les Captain Marvel #25-33 en état correct. Le run Thanos vol. 2 #13-18 (Donny Cates) en CGC 9.8 est un excellent ajout spéculatif.
Budget collectionneur avancé (5 000+ euros)
Visez un Iron Man #55 en CGC 8.0+, les Avengers Annual #7 et Marvel Two-in-One Annual #2 en high-grade, et le run complet Captain Marvel #25-33 en CGC 9.0+. Complétez avec les Infinity Gauntlet #1-6 en CGC 9.8 pour le set slab complet. Les graphic novels Starlin 2014-2016 sont des ajouts abordables qui complètent la vision d'auteur.
→ Voir tous les articles "Histoire" du blog